Les mots et leurs employeurs (suite et pas fin)

Entendu hier les éléments de langage au sujet de la mort d'une manifestante : "un accident", "une retraitée renversée", "une manifestante tuée par une voiture", "une mère de famille en état de choc".

En réalité, si Le Figaro n'est pas en train de répandre une fausse nouvelle :

" Selon une ambulancière de 35 ans, la conductrice était au volant d'un 4x4 Audi (...)  « a fait un premier à-coup, un second, puis a foncé.» Percutant la manifestante, la conductrice a d'abord pris la fuite avant de revenir sur place, rapporte notre correspondante Fanny Hardy. En état de choc, elle a été placée en garde à vue."

Quant à Christophe Castaner et Laurent Nuñez, ces tontons flingueurs qui n'ont pas peur des mots, ils auraient déclaré :
« Ce tragique accident est l'illustration des risques que fait conduire l'organisation de manifestations non déclarées sur la voie publique»

En revanche, quand sur la voie publique, le petit Macron se fait insulter ou se voit brûler en effigie, des voix s'élèvent pour dénoncer des agressions inqualifiables.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/11/17/01016-20181117ARTFIG00049-gilets-jaunes-une-manifestante-tuee-par-une-voiture-plusieurs-incidents-rapportes.php

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.