Procès-baillons : contre les élus locaux aussi.

La Cour d' Appel de Rennes a confirmé ma relaxe dans le procès pour diffamation que m'avait intenté Yohann Nedelec (maire du Relecq-Kerhuon et chef du Parti Socialiste du Finistère) pour avoir, en 2017, sur un réseau social, parlé d' "élus soupçonnés d'être au coeur d'un système corruptif" à son propos et à celui de son premier adjoint, Renaud Sarabezolles. Deux tweets que j'avais relayés d'un lanceur d'alerte local, Jérôme Abbassène, étaient également visés, qui portaient sur des questions "d'intérêt privé" et de "prise illégale d'intérêt".

 

Mes propos sur le "système corruptif" faisaient suite à une saisie du procureur de la République dans l'affaire du SIVU de l'Elorn (une structure gérant 3 EHPAD) : Yohann Nedelec, maire du Relecq-Kerhuon et président du SIVU, y avait en effet embauché Renaud Sarabezolles, son propre premier adjoint au Relecq-Kerhuon, comme directeur, alors que ce dernier n'avait pas les diplômes requis par le Code de Santé Publique pour la direction d'un établissement de santé. Cette embauche avait été validée par le Centre de Gestion du Finistère... présidé par le même Yohann Nedelec.

 

Déjà relaxée en première instance, j'étais intervenue sur ce sujet au conseil de métropole d'avril 2019.

Vous trouverez ci-dessous le pdf du jugement de relaxe de la Cour d'Appel de Rennes. Celui-ci montre bien que nos questions étaient légitimes ! 

(pdf, 414.1 kB)

Conseil Métropolitain du 26 avril 2019 © brest.fr

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