L’école quoi qu’il en coûte ?

"Trop d'enfants, notamment dans les quartiers populaires, dans nos campagnes, sont privés d'école sans avoir accès au numérique et ne peuvent être aidés de la même manière par les parents, c'est pourquoi nos enfants doivent pouvoir retrouver le chemin des classes" (extrait de l'allocution du chef de l'Etat du 13 avril 2020).

De quels enfants s’agit-il ? A priori pas des 6 millions mais des « autres », ceux des « quartiers populaires » et « des campagnes », éloignés du savoir, du numérique, de la civilisation moderne.

Contrairement aux avis du conseil scientifique pour qui « les écoles, c'est toujours ce qu'on réouvre en dernier, parce que c'est ce qu'on doit fermer en premier », l’école primaire française va reprendre. Arrogance et sentiment de surpuissance à la française qui affirmait fin janvier que « le risque d’importation depuis Wuhan est quasi nul. Le risque de propagation du coronavirus dans la population est très faible » ?

L’école va donc reprendre, pour le bien des enfants « fragiles » mais pour le bien de l’économie surtout. Cette dernière doit repartir, c’est indispensable, là n’est pas le propos. C’est donc plus de 6 millions d’élèves qui devront retrouver le chemin de l’école. Tentons de démêler, à notre humble niveau, cette situation scolaire ubuesque teintée d’injonctions paradoxales et ce discours flou tenu quant à la reprise de l’école. L’objet n’est pas d’apporter des solutions clés en main à cette situation dramatique que nous vivons mais il s’agit plutôt d’essayer de penser malgré l’urgence, de comprendre malgré l’empressement, de démêler malgré l’affolement des titres en bourse mais aussi de faire part d’une colère partagée et relayée ici.

Comment s’est organisée la continuité pédagogique ?

Les enseignants de l’école primaire, d’abord.

Ils se sont mis au travail dans la distance, se sont adaptés aux situations dans l’urgence, ils se sont confrontés au numérique (aux failles du numérique), ils ont d’abord donné beaucoup de devoirs puis ont vite compris qu’autre chose était en train de se jouer, ailleurs dans les familles, dans le quotidien ordinaire de leurs élèves, la vie des enfants en dehors de l’école... Ils se sont mis à prendre des nouvelles, à nouer des contacts réguliers mais, malgré la présence d’un discours déculpabilisant à l’égard des parents, ils ont tout de même maintenu les « devoirs » à la maison, peut-être aussi dans l’espoir de conserver un certain rythme scolaire à distance... Tout le monde a fait comme si, du jour au lendemain, la relation pédagogique était transposable dans un monde 2.0, comme si chaque parent pouvait (voulait !) devenir l’enseignant de son propre enfant.

Puis.... quelques semaines ont passé et nous nous sommes souvenus des inégalités (sociales, territoriales...), des décrocheurs, des laissés pour comptes, des « fragiles », des quartiers « populaires »... les enseignants alertant eux-mêmes à propos d’élèves pour qui ils n’avaient pas de nouvelles. Souvent ceux pour lesquels ils étaient déjà inquiets avant ce confinement.

Les enseignants sont restés mobilisés, ils ont tout mis en place pour répondre à l’injonction de la continuité pédagogique avec mobilisation, professionnalisme, entrain... ils ont répondu présents, parfois même le weekend. Une telle mobilisation peut-elle être balayée d’un revers de main sous motif de « nécessaire reprise économique » ? Ne peut-on pas faire quelque chose de ce qui s’est organisé là sous nos yeux et a commencé à naître : d’autres modalités de relation avec les parents étaient en train de voir le jour ! Une réelle confiance était en train de naître ! N’était-ce pas votre projet : « l’école de la confiance » ? Bref, passons. Il faut aller vite...

Les parents ensuite, ils se sont organisés et adaptés.

Avec un incroyable civisme et une docilité exemplaire (peu importe le milieu social), les parents ont joué le rôle de « maître.sse à la maison », entre travail et/ou télétravail et autres tâches du quotidien. Une solidarité exemplaire s’est mise en place entre habitants, des villes et des campagnes, des centres villes et des quartiers périphériques. Pour la première fois, certains enseignants ont discuté avec des parents de leurs élèves d’habitude inscrits aux abonnés absents, par téléphone ou en visioconférence. D’autres ont découvert la réalité quotidienne de leurs élèves. Les parents ont cerné ce que signifiait « enseigner », un métier, un vrai ! Mais aujourd’hui les parents sont inquiets. Certains sont aussi épuisés par « l’école à la maison », auraient envie que l’école reprenne mais l’inquiétude prime ! Ils sont tiraillés : parfois inquiets pour leur propre situation professionnelle mais là n’est bien souvent pas la priorité. Ils sont inquiets de remettre leurs enfants à l’école. Malgré la fatigue et l’épuisement, ils se questionnent. On les questionne.

On les culpabilise en leur faisant passer 4 sondages par jour, 2 fois par semaine et autres questionnaires car les collectivités territoriales doivent s’organiser, peinent à se positionner pour la réouverture des établissements primaires et peu affirment haut et fort une décision de non réouverture. On sonde les parents, qui ne peuvent se prononcer ; certains enseignants sont plus compréhensifs que d’autres : « c’est pourtant simple, vous cochez « oui » ou « non », je ne vois pas ce qu’il y a de compliqué ? » ou encore « la situation est compliquée, je ne sais pas non plus ce que je ferai, cochez « oui » et vous pourrez toujours changer d’avis ! ». Voilà à quoi sont confrontés les parents quand il s’agit de remettre la prunelle de leurs yeux à l’école : du bricolage ! De l’ « à peu près » ! Alors la reprise de l’école, oui mais à quel prix ?

Ceux des dits « quartiers populaires » (mais pas seulement !), qui sortaient encore non pas pour « prendre l’air » mais pour continuer à faire vivre la nation, pour eux ça ne change pas grand-chose. Ayant continué à se rendre au charbon malgré les fermetures des écoles, une organisation routinière bien huilée s’est mise en place (entre travail et enfants à la maison) et (précarité et misère mis de côté) ça fonctionne dans la majeure partie des foyers ! Et pour eux aussi, c’est loin d’être évident de remettre leur enfant à l’école. Ça n’est finalement évident que pour ceux qui nous gouvernent ?

Les enfants, enfin.

Certes, le nombre d'enfants testés positifs en ville comme à l'hôpital reste faible, il y a peu de décès connus chez les enfants moins de 15 ans mais le conseil scientifique nuance tout de même dans sa note que « la fermeture de l’école pour les vacances scolaires a eu un effet immédiat sur la transmission du virus. » Et les effets de rester à la maison, on en parle ? Nous ne pouvons pas nier que pour certains, casser la routine scolaire a eu des effets positifs sur leur rythme d’apprentissage, aider le petit frère aura un impact sur son estime de lui, passer du temps avec ses parents (aussi inquiets soient-ils du monde qu’il est en train de lui laisser) est forcément bénéfique, accéder à une relation presque individualisée avec son enseignant (qui innove et réinvente de nouveaux liens) est un luxe... et le retour à l’école donc ? Dans les strictes règles de l’ordre sanitaire : plus de doudous, plus d’objets transitionnels venant de la maison pour les plus petits ; plus de contacts, plus de chahuts dans les toilettes de l’école, pas de batailles d’eau, pas de cantine mais un sandwich dans la classe (ou sous le préau les jours de grâce !), par groupe de 15 (voir 12) et à 1m de distance : « sortez en récréation ! » et surtout « amusez-vous bien ! »

Liberté vous avez dit ?

Le conseil scientifique s’est dit favorable à ce que le principe de volontariat et de non obligation de la part des familles soit retenu, avec la possibilité d’une poursuite de l’enseignement à distance. Il a donc été mis en avant cet argument : les parents seraient « libres » de remettre leurs enfants à l’école mais quel est le coût de cette liberté (car elle n’est pas gratuite !) ?

À compter du 1er juin, le taux de prise en charge du salaire par l'Etat diminuera. Les parents qui choisiront de garder leurs enfants perdront 16% de leur salaire (plus que lorsqu’ils bénéficiaient d’un arrêt de travail dérogatoire, financé par l’assurance maladie). Ce choix s’accompagne de la nécessaire justification par attestation d’une impossibilité pour l'école d'accueillir leur enfant. C’est le sésame pour prétendre à cette indemnisation du chômage partiel. Pour les autres : perte totale de leur salaire ou bien l'obligation de déposer des RTT ou des congés. C’est de cette liberté que l’on parle ?

N’est-il pas possible d’accompagner autrement des familles déjà précarisées ? De ne pas rajouter de la pression et de la difficulté à des situations déjà complexes ? Et vous nous parlez de « confiance » quand l’État n'est pas en capacité d'assurer une rentrée dans de bonnes conditions pour tous et que la situation sanitaire de notre pays ne permet pas un retour à l'école serein, humain et sécurisant (Exigeons un « Arrêt Covid » pour tous les parents !, FCPE) ?

Seulement ceux pouvant rester en télétravail (certainement pas ceux devant se lever encore et toujours depuis le 16 mars, pour affronter les transports et faire vivre la nation, donc les familles les plus précaires !) auront ce luxe du choix et de la liberté dont il est question. Pour les autres, ni choix, ni liberté, vous continuerez au front et vos enfants y retourneront ! (Quitte à grossir le trait autant le faire gaiement !)

Et la liberté des enseignants ? Leur liberté pédagogique était parfois mise à mal mais les cinq principes fondamentaux de la mise en œuvre du cadre sanitaire viennent un peu plus conforter la vision qu’a ce gouvernement de nos enseignants et plus globalement du personnel œuvrant dans nos écoles : ils devront maintenir la distanciation physique, faire appliquer les gestes barrière, limiter le brassage des élèves, nettoyer et désinfecter les locaux et matériels, former, informer et communiquer (sur les règles sanitaires à respecter bien évidemment !).  Alors ça, pour de l’innovation pédagogique !

Mais soyons rassurés voyons ! Car « les médecins et les infirmiers de l’éducation nationale apporteront expertise et conseils aux équipes concernant l’hygiène, les gestes recommandés et la survenue éventuelle de cas de Covid-19 » (protocole sanitaire, p.5) : mais vous n’êtes pas sans ignorer que la médecine scolaire reste le parent pauvre de l’éducation nationale ? Entre 2000 et 30 000 élèves à suivre, comment pourraient-ils apporter cette expertise ? Mais, ayez confiance !

Pourtant fin 2019, la député LREM de l’Eure a indiqué que « la France compte entre 800 et 900 médecins scolaires pour plus de 12,5 millions d’élèves et leur effectif a baissé de 20 % depuis 2008 ». Deux députés ont défendu des amendements visant à renforcer la médecine scolaire dans le cadre de l’examen de la mission « Enseignement scolaire » du projet de loi de finances pour 2020. En temps normal, dans le « monde d’avant », la carence de praticiens rend parfois impossible le dépistage de certains problèmes de santé chez les enfants (notamment ceux ayant moins accès au droit commun). Dans l’école de demain, celle du 11 mai, comment pourront-ils apporter conseils et expertises aux équipes ? Quelle est donc cette amnésie ambiante et cette argumentation qui ne tient pas avec les réalités ordinaires du contexte professionnel, celui du monde réel ? Ayez confiance on nous rabâche ?

Est-ce utile de s’attarder sur la distanciation physique et les gestes barrières à l’école ? Jadis lieu d’interactions, de socialisation, de contacts, de rencontres... justement indispensables aux élèves décrits comme « fragiles » (encore faudrait-il prouver que leur cocon familial soit dénué de contacts, d’échanges, d’apprentissages « hors scolaires »... passons).

 « 5 à 8 % des élèves » auraient été perdus par leurs professeurs déclarait M. Blanquer fin mars. C’est regrettable certes ! Mais revenir physiquement dans une école au sein de laquelle les enseignants passeront plus de temps à rappeler les règles sanitaires qu’à mettre leurs élèves en situation d’apprentissage permettra-t-il d’apporter de l’eau au moulin du décrochage ? Pour apprendre, ne faut-il pas être dans un climat apaisé et serein, particulièrement pour « ces élèves » ? Mais en quoi une école ultra normée et particulièrement anxiogène permettra à ces enfants d’être aidés ? De quelle nature sera l’aide ? De quoi a-t-on peur ? Du décrochage scolaire.

Sachant que les élèves dont il s’agit dans le discours dégoulinant sur les inégalités sociales sont les élèves des « quartiers populaires », que ce virus est socialement sélectif, davantage plus mortel pour les individus les plus précaires (qui n’ont pas ou peu d’accès au soin), nous les aurons donc à l’œil nos prochains « suspects covidiens » ! Ce sont ceux dont les parents ont surement continué à aller bosser avec le Rer D qui lui ne connaît ni distanciation sociale et geste barrière ! (Tremble Columbo ! L’affaire est résolue !)

Et que produira donc « « l’isolement immédiat » de l’élève « suspect » avec un masque, dans une pièce dédiée permettant sa surveillance dans l’attente de son retour à domicile ou de sa prise en charge médicale » (protocole sanitaire, p.54) ? De toute façon, en cas de doute, les enseignants pourront.... contacter ... qui ? Un personnel de santé de l’éducation nationale ! Mais la profession est en train de disparaître : la rue l’a crié haut et fort lors des récentes mobilisations ! Passons (encore) et ayons confiance (surtout).

En cas de suspicion, les enseignants devront appeler « sans délai » les parents pour qu’ils viennent chercher leur enfant : donc les parents devront garder leur enfant à la maison, sans même pouvoir prétendre au chômage ? Pourvu qu’on ne les culpabilise pas encore davantage car ne pourraient-ils pas être taxés de « non impliqués » dans la santé de leur enfants, ayant laissé partir leur gosse avec 37.9 de fièvre car aucun symptôme n’était apparu le matin. Ce seront donc toujours les mêmes qui trinqueront et seront taxés d’ « irresponsables » ?

Nous entendons d’ici le discours commun du rejet de la faute, du bouc émissaire, celui qui ne respecte rien, celui dont le comportement transgresse les normes socialement acceptées et admises, l’outsider à la marge de tout... « c’est de sa faute à lui si nous nous retrouvons confinés cet été à cause du 2ème vague » ; cette dernière étant annoncée à tous mais seulement entendue par certain.e.s, ceux et celles qui le souhaitent !  

Une autre alternative n’était-elle pas envisageable ?

N’y avait-il pas là la possibilité de créer et d’imaginer une autre alternative afin de continuer à donner sens à l’école mais également donner consistance à une véritable communauté éducative ? N’était-ce pas là l’occasion de valoriser le déploiement d’ingéniosité de la part des enseignants pour « faire front » et maintenir le lien aux élèves, construire ou renforcer le lien aux parents ? Les concernant, n’avions-nous pas là une belle opportunité pour valoriser leurs compétences et leur adaptation ? Quant aux élèves, le contexte ne nous prouve-t-il pas qu’une amorce de coéducation soit finalement possible entre enseignant et parent ?

A la place de cela, nous nous retrouverons avec des enseignants devant faire classe le 11 mai  dans un contexte sanitaire strict et un climat anxiogène. En se coordonnant entre l’éducation nationale, les acteurs intervenant en milieu scolaire (mairies, conseils départementaux, conseils régionaux…), le secteur associatif et les parents, n’avait-on pas là l’occasion de créer autre chose ? Cette collaboration étroite entre les services de l’éducation nationale et les collectivités territoriales n’aurait-elle pas pu accoucher d’un autre projet, au service d’un autre type d’accueil ? Plus humain et contenant ? Accueillant véritablement la variabilité des vécus des élèves qui pousseront la grille de l’école le 11 mai, après 56 jours sans école, dans des contextes familiaux parfois dégradés, souvent anxiogènes mais majoritairement « aimants » (car les parents aiment généralement leurs enfants !)... des « grandes vacances » mais avec des devoirs... une coupure avec un retour mais uniquement pour quelques jours... N’allons-nous pas créer chez ces jeunes plus d’anxiété que l’inverse avec ce retour à l’école ? Puis une nouvelle rupture de 2 mois et un retour en fanfare, en chair et en os en septembre (pour les optimistes), une continuité à distance (pour les plus lucides) ?

On le sait déjà, certaines collectivités n’auront pas les moyens (matériels, humains, financiers) de réouvrir les établissements scolaires en remplissant les conditions du protocole sanitaire. Quelle responsabilité que celle d’être élu local aujourd’hui ! Cela signifie-t-il que cette non reprise de l’école se fera au détriment des enfants ? Et donc que l’on accepte finalement que se creuse encore davantage les inégalités sociales et la fracture territoriale (pourvu que ça soit la collectivité locale qui porte cette décision) ? Soyons sérieux.

Ne masquons pas la réalité (sans mauvais jeu de mots) d’une urgence économique par l’empressement de reprendre « le chemin de l’école » pour les plus fragiles et pour ... 29 jours ! Nos classes comptant entre 24 et 27 élèves en France, le protocole sanitaire prévoyant 15 élèves maximum... cela rabaisse donc à 15 jours de classes d’ici les vacances d’été ! Et donc, pour 15 jours de scolarité à l’école primaire, nos enfants seraient donc « décrocheurs » ? Éloignés ? En danger ? Loin du « havre de paix » que l’on attribue à l’école ? Quel havre de paix retrouvé le 12 mai !

Nul n’est censé ignoré que le décrochage est un processus et par là même une construction sociale. Sans professionnels du décrochage, pas de décrocheurs ! Permettre à ces potentiels décrocheurs d’investir différemment les contenus scolaires, tisser une autre relation avec leur environnement familial, prendre le temps de tisser un lien particulier avec ses parents, ses frères et/ou sœurs... Quand on sait que parmi les facteurs de décrochage scolaire trônent « l’expérience scolaire négative » et un « contexte scolaire défavorable » (Cnesco, 2017), il est légitime de se questionner sur ce que produira cette école du 11 mai ! L’objet n’est pas de lister de façon exhaustive tous les « atouts » de ce recentrage sur la famille, l’environnement social mais n’aurait-il pas le mérite de favoriser un mieux-être chez certains enfants ? Pour certains, une relation privilégiée avec leur enseignant, même à distance ? Et donc une qualité relationnelle primant sur le temps de présence physique en classe... Une reconnexion familiale et sociale ? Nous ne le saurons jamais !

Les interactions au sein de la famille, le lien éducatif et la relation pédagogique constituent des leviers d’actions contre ce décrochage scolaire. Si lien éducatif et relation pédagogique étaient absents dans le monde d’avant, ce qui justifiait de qualifier untel de « décrocheur », de quelle nature sera la relation entre enseignant et élève le 11 mai ?  Par quel tour de magie « ces élèves » pourraient « raccrocher » les wagons en 15 jours, dans un contexte anxiogène, entourés d’adultes dévoués mais démunis, stressés, impuissants ! Il faut nous donner les ficelles du tour de passe-passe ; ficelles grandement utiles à la communauté éducative, aux enseignants, aux personnels municipaux et encore davantage aux parents qui, peu importe où ils résident, peu importe le nombre de mètre carré et la qualité de la connexion internet, tous se soucient du bien-être et du devenir de leurs enfants.

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