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Billet de blog 27 août 2019

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La Droite française peut-elle ressusciter ?

La droite française est-elle la droite la plus bête du monde? Gilets jaunes, référendum ADP, tous ces rendez-vous manqués semblent durablement inscrire les Républicains en petit parti bourgeois-conservateur. Les Républicains survivront-ils au Macronisme?

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le dernier rendez-vous électoral des français a tourné en véritable déconfiture pour Les Républicains. Jusqu’à présent habitués aux désastreuses chutes vertigineuses du Parti Socialiste, il semble désormais que le parti héritier de l’UNR du Général de Gaulle, et grande force politique qui a structuré la Ve République, n’échappe pas à cette extinction, et n’échappe pas à la recomposition en cours dont on peine encore à peindre les contours.

Cette chute fracassante était-elle inéluctable ou est-elle la conséquence d’une longue série d’erreurs politiques qui auraient pu être évitées ? Il est évident que la recomposition en cours est un phénomène qui n’est pas limitée à notre cher hexagone. Néanmoins, Les Républicains payent également plus de 30 ans d’errements idéologiques.

Quelques rappels historiques sur la droite Française

Pour mieux comprendre les interrogations et atermoiements de la droite actuelle, il est important de rappeler, sans pour autant réciter nos manuels de sciences politiques, les 3 grandes familles de la droite telles que définies par René Rémond[1].

Il y a tout d’abord une droite légitimiste, souvent qualifiée de « réac », très attachée au respect des traditions qui fondent notre civilisation. Cette droite trouve ses origines dans le courant contre-révolutionnaire, mais n’existe aujourd’hui plus qu’à un état résiduel, voir folklorique, malgré quelques tentatives de résurgences comme nous avons pu le constater à travers les manifestations contre le Mariage pour Tous en 2013.

Il y a la droite orléaniste qui, comme mentionne bien son nom, trouve ses origines dans la Monarchie de Juillet. Méfiante du peuple, cette droite est perçue à raison comme élitaire, libérale et pro-business. Issu d’un discours prononcé par Guizot devant la Chambre des députés en 1843, le célèbre adage « enrichissez-vous » sonne aujourd’hui tellement bien qu’on pourrait aisément l’attribuer à notre actuel Président de la République.

Il y a enfin une droite bonapartiste qui préfère entretenir un rapport direct au peuple. Cette droite césarienne a trouvé son heure de gloire en la figure du Général de Gaulle et a laissé un souvenir nostalgique dans la société Française. C’est notamment durant la parenthèse gaullienne que la France a pu affirmer sa singularité et, par un Etat stratège fort, a pu se réconcilier avec l’économie de marché.

La fin de la parenthèse gaulliste et la conversion de la droite au néo-libéralisme 

Commentateurs semblent unanimes pour considérer le tournant de 1981 comme un point de rupture pour la gauche de gouvernement. C’est un point de rupture bien identifié après lequel la gauche a, presque du jour au lendemain, abandonné ses ambitions de transformation sociale pour démarrer, honteusement, sa mue vers ce qu’on qualifie de deuxième gauche dite plus « sociétale » et compatible avec la mondialisation et l’économie de marché.

L’évolution de la droite vers un logiciel mondialo-compatible, bien que moins honteuse, n’est pas moins une évolution idéologique significative, mais qui ne peut pas s’observer par des ruptures nettes, alimentant le sentiment de non-dit autour de cette évolution. Les vagues de privatisation débutées par Jacques Chirac lors de son retour à Matignon en 1986 montrent sans ambiguïté l’adhésion de la droite à la nouvelle religion mondiale du marché et de l’argent roi, religion dans laquelle la puissance publique est reléguée au second rang. L’union avec le centre et la création de l’UMP en 2002 parachèvent cette conversion. Désormais, l’orléanisme est la ligne majoritaire et le qualificatif de « gaulliste » dont se vantent ses dirigeants n’est plus qu’une appellation de façade, une sorte d’appellation de bonne conscience. Imaginez-vous un seul instant le Général de Gaulle céder nos infrastructures autoroutières aux intérêts privés ? Imaginez-vous un seul instant le Général de Gaulle ne pas lever le petit doigt face au scandaleux projet de privatisation du Groupe ADP ? Nous y reviendrons.

La construction européenne et la trahison du référendum de 2005

Pour mieux caractériser la déshérence idéologique de la droite, nous ne pouvions pas passer à côté d’une composante centrale de notre histoire récente : la construction européenne.

Le constat est très simple, la droite est passée de ce discours :

https://www.youtube.com/watch?v=0bkFV-j3Nz0

A celui-ci :

https://www.youtube.com/watch?v=IChLUX8HGb4 

Cette évolution sur 20 ans vers une ligne euro-béate coïncide étrangement avec la conversion de la droite au néolibéralisme. Il faut dire que l’Europe maastrichtienne dresse les institutions idéales dans ce grand marché mondial financiarisé, du moins dans ses traits idéalisés car la réalité est bien plus amère : nos champions industriels démantelés, nos infrastructures publiques dépouillées, nos systèmes de protection sociale régulièrement attaqués, des pays entiers d’Europe du sud à l’arrêt… Les quelques figures telles Philippe Seguin n’ont pu apporter que peu de résistance face à ce raz-de-marée orléaniste emportant la droite. Il est néanmoins à relever la référence omniprésente à ces gaulois réfractaires dans les discours de nos dirigeants Républicains, comme s’il existait encore un sentiment de gêne et de non-dit. La droite aurait fait sa conversion à l’européisme béat sans l’assumer idéologiquement.

Dans ce contexte, la trahison du référendum de 2005 met fin au lien qui unissait encore la droite et le peuple, peuple soigneusement mis de côté dans cette mondialisation heureuse. Par cette trahison démocratique sans précédent, la droite confirme qu’elle est désormais au service des intérêts privés, des électeurs CSP+ qu’elle se dispute avec la deuxième gauche et des retraités aisés, sur lesquels elle a détenu le monopole quasi-exclusif jusqu’à leur récente OPA réalisée par ce nouvel objet politique non-identifié qu’est le macronisme. Héritiers de l’UMP, Les Républicains sont-ils devenus un petit parti bourgeois-conservateur ? Nous y venons dès-à-présent.

La crise des gilets jaunes ou le soutien au parti de l’ordre par principe

Mettons derrière-nous les développements historiques récents et venons-en à l’actualité. Le mouvement des gilets jaunes a révélé à bien des égards ce qui la droite est devenue : un petit parti bourgeois-conservateur accroché au parti de l’ordre comme seule fin en soi. Où placer les gilets jaunes sur l’échiquier politique ? Il s’agit d’un mouvement qu’on pourrait qualifier de gazeux et qu’aucun parti n’aurait la prétention de récupérer. La plupart des hommes politiques d’ailleurs ont eu la lucidité de ne pas essayer de récupérer ce mouvement. La revendication centrale étant « Ecoutez-nous, nous, Tiers-Etat, existons et sommes souverains », principe auquel se greffe multiples revendication politiques, l’ensemble de l’échiquier politique a pu se reconnaitre dans ce mouvement contestataire, visage de notre identité française insoumise et révolutionnaire, à l’exception peut-être de l’extrême-centre macroniste.

Bien qu’inassimilables à la droite, les gilets jaunes ont pu susciter aux premières heures de la contestation une forte gêne et timidité de la part de la gauche. La contestation originelle portait sur une taxe écologique, bien que rapidement démontrée comme socialement injuste, et la deuxième gauche, y compris une frange de la gauche radicale, était très gênée de voir une population périphérique qu’elle avait abandonnée revenir au-devant de la scène. Dans les salons de la gauche progressistes, on taxait aisément cette population de « beaufs », voir de fachos. A l’exception de François Ruffin, il faudra attendre quelques semaines avant de voir des cadres de la France Insoumise rejoindre le mouvement, et certains d’entre eux effacer toute preuve de leur hostilité sur twitter.

Qu’à fait la droite tout ce temps ? A vrai dire, elle s’est laissé emporter par sa méfiance orléaniste anti-peuple et par son soutien indéfectible au parti de l’ordre. Les soutiens enivrés des premières semaines se sont vite éteints à la vue de revendications qui remettaient de plus en plus en question ce système néolibéral et maastrichtien. Par ailleurs, la stratégie du pourrissement employée par le pouvoir macronien a parfaitement porté ses fruits auprès de l’électorat résiduel Républicains, qui a rapidement commencé à voir ce mouvement de révolte populaire comme une énième émeute de vulgaires casseurs. Dès fin-janvier 2019, les discours des cadres Républicains se bornaient à critiquer le pouvoir macronien pour son manque de fermeté, pourtant inédite.

La droite a incontestablement manqué un rendez-vous avec un peuple qui pouvait lui être acquis, pour se refermer vers un électorat bourgeois conservateur, qui lui a de toute manière fait des infidélités aux dernières échéances électorales (pourquoi voter pour un parti d’opposition lorsque le gouvernement prône et fait la même politique ?). Quelques enseignements que pourrait tirer la droite de la crise des gilets jaunes :

  • Ne pas voir des revendications de justice sociale, dont la plus symbolique est le retour de l’ISF, comme un terrain réservé à la gauche. On peut considérer, sans être taxé de collectiviste, que la classe moyenne n’a pas à continuer à s’appauvrir et payer des taxes injustes pour enrichir une oligarchie oisive et improductive
  • Dans l’identité française, le parti de l’ordre n’est pas une fin en soi. L’ordre républicain est au service du peuple souverain. Lorsque ce peuple souverain assiste à des simulacres de démocratie et que le vrai pouvoir est aux mains de l’oligarchie, le parti de l’ordre doit pouvoir être remis en question, même dans les rangs de la droite !

Bien que plus mal lancée, la gauche a mieux réussi à tirer les marrons du feu avec ce mouvement, et c’est tout à son honneur.

La privatisation d’ADP, une autre occasion manquée de se repositionner sans risque

Le dossier ADP est un symbole très éclairant de la recomposition politique qui se joue, et l’union sacrée qui s’est observée lors du meeting de lancement de la campagne en Seine Saint-Denis laissait apparaitre l’espoir qu’une partie au moins de la droite ne passe pas à côté de ce rendez-vous[2]. Je parle de rendez-vous car ce dossier était une occasion en or pour la droite de se repositionner sans trop faire apparaitre une cassure idéologique gênante pour leur reliquat d’électeurs. Les Aéroports de Paris ne sont en effet pas uniquement une entreprise juteuse qu’il serait absolument scandaleux de céder à la rente privée, mais les premières frontières de l’hexagone. On touche ici un enjeu régalien qui est le terrain de chasse électoral favori de la droite.

Quels résultats à l’heure où je publie cet article ? Hormis quelques prises de paroles d’orateurs Républicains connus pour leurs positions souverainistes (nous penserons à Julien Aubert ou Henri Guaino), la majorité des cadres Républicains sont restés silencieux ou favorables à cette privatisation. Il est ironique de voir des personnes comme Guillaume Larrivé ou Eric Woerth se dire gaullistes et se déclarer hostiles à un référendum car jugeant cet outil dans ce dossier démagogique ! Que penser du sectarisme et de l’étroitesse idéologique de Valérie Pecresse[3], ayant également le culot de se prétendre gaulliste, qui refuse de signer une pétition avec la France Insoumise qui « casse des vitrines tous les week-ends » , et considère que « la droite a toujours fait des privatisations et c’est normal ».

Le résultat est sans appel : les territoires acquis à la gauche sont bien plus mobilisés dans la signature de cette pétition historique que les territoires acquis à la droite, en partie parce que les partis de gauche sont en ordre de bataille. Qu’en serait-il si la droite se mettait également en campagne ? Le seuil de 4,7 millions de signatures serait-il atteignable ? Nous sommes aujourd’hui encore loin de l’échéance, mais en cas de résultats décevants, les Républicains porteraient une lourde responsabilité.

Bien d’autres épisodes pourraient-être cités et cet ensemble, couplé avec les inextricables affaires judiciaires sous les ères Chirac-Villepin-Sarkosy-Copé-Fillon, a fracturé la droite de sa base populaire historique. Son rapport ambigüe et illisible vis-à-vis du macronisme lui coûte aujourd’hui ses derniers électeurs qui choisissent rationnellement de soutenir le vrai bloc bourgeois au pouvoir, véritable alliance des bourgeoisies de droite et de gauche, plutôt que ce que les Républicains sont devenus : un petit parti bourgeois-conservateur condamné à être une force d’appoint dans ce nouveau monde.

Quelles perspectives pour la droite ?

Option1 : Devenir un parti satellite au pouvoir macronien

Ce scénario n’est pas tant une perspective qu’une forte probabilité confirmée par l’inertie idéologique des cadres Républicains. Après tout, les Républicains et leurs électeurs peuvent assumer que la droite orléaniste soit désormais pleinement portée par La République en Marche, renforcée par la deuxième gauche sociale-libérale. On aurait pour les prochaines échéances électorales un petit parti bourgeois-conservateur qui ferait une campagne plus dure sur les thématiques économiques et sociétales, avant de rallier la macronie pour sauver la caisse face à la menace populiste, moyennant quelques sièges bien entendu.

Option 2 : L’alléchante union des droites 

Ce scénario n’est pas à négliger dans sa probabilité et ferait trembler la gauche et la Macronie. Toutes les planètes semblent alignées pour que les Républicains franchissent le Rubicon et s’allient avec des partis de droite jusqu’à présent infréquentables :

  • Les électeurs des 2 rives sont prêts. Tous les sondages semblent confirmer cette tendance. Ils n’attendent que le coup d’envoi de leurs appareils politiques respectifs ;
  • Une telle union ne nécessitera qu’un faible chamboulement idéologique. Sur des thématiques comme l’immigration et la sécurité, force est de constater que les frontières entre droite et extrême droite sont désormais très perméables, notamment du fait de la délepénisation du Rassemblement National. Sur les thématiques économiques et sociales, il conviendra à chacun des 2 blocs de mettre de l’eau dans leur vin, même s’il est très probable que ce soit le RN qui fasse le plus de concessions, pour les raisons que j’explique en-dessous ;
  • L’oligarchie achètera cette nouvelle proposition. Je ne ferai pas le plagiat de divers essais[4], expliquant très bien comment la Macronie a été construite de toute pièce par les oligarques, notamment par un matraquage médiatique intense. Il est clair qu’aujourd’hui l’extrême droite n’est pas portée par l’oligarchie. Qu’en sera-t-il lorsque la Macronie sera sérieusement affaiblie et que, au même moment, le RN se mettra à envoyer des signaux favorables et pro-business ? Il n’est pas exclu de voir en 2021 les couvertures se multiplier et peignant Marion Maréchal en Jackie Kennedy. Les vrais cocus dans cette oligarchie seront l’intelligentsia médiatique de la deuxième gauche (Bernard-Henri Levy, Romain Goupil, Daniel Cohn-Bendit etc.). Entre la bonne conscience et la caisse, les propriétaires des grands médias choisiront de sauver la caisse.

Quelques interrogations néanmoins sur cette union. A la suite des concessions économiques pour un programme libéral-conservateur, les électeurs RN répondront-ils présent ou retourneront-ils sur les bancs de l’abstention ? Est-ce que l’application d’un programme libéral-conservateur ne va pas rapidement marginaliser ce nouveau parti de gouvernement (on n’assisterait qu’à un nouveau cycle de RPR en dépérissement) ? Une nouvelle politique migratoire très ferme permettra certes à cette nouvelle droite décomplexée de se démarquer de ses processeurs, mais nous avons vu à travers la crise des gilets jaunes que les classes populaires manifestent également des revendications d’ordre économiques et sociales qu’on ne peut pas mettre sous le tapis.

Option 3 : Renouer un lien direct avec le peuple

Ce scénario est celui qui demandera le plus de travail pour l’appareil des Républicains, tant la remise à plat idéologique est nécessaire. La droite orléaniste étant désormais portée par LREM, les Républicains doivent cesser de courtiser cette droite bourgeoise et renouer avec une autre grande famille qui a leur a été glorieuse dans le passé. Allons au-delà des références historiques qui peuvent paraitre à première vue folkloriques et quelque peu datées. Dans le contexte de la fin du cycle vertueux de la mondialisation (si tant est qu’il l’ait été un jour) et de la recomposition en cours, une droite réellement gaulliste peut fédérer une partie non-négligeable du camp de la démondialisation, autour des principes suivants :

  • La souveraineté du peuple n’est pas négociable. Il est temps de rompre avec cette ère où des textes modifiant en profondeur nos sociétés sont imposés par des institutions non-élues et avalisés par un Parlement fantoche. La démocratie ne se résume pas à des « grands débats » et autres jouets du moment. Elle doit se vivre par la voie référendaire. Si dans ce contexte il est nécessaire d’entrer en rapport de force frontal avec l’Union Européenne, nos dirigeants devront être à la hauteur ;
  • Face à l’urgence écologique et sociale, l’Etat stratège doit revenir au centre de la vie économique. Comment peut-on un seul instant concevoir une transition écologique ambitieuse sans maitrise de notre appareil industriel ? L’Etat doit repenser des politiques stratégiques ambitieuses et se donner les moyens pour les réaliser. Une rupture nette avec le laisser-faire actuel serait la réquisition d’Alstom, dont la cession à General Electric est un véritable pillage, dont les complices sont encore aux commandes aujourd’hui ;
  • Prendre en compte la demande de protection et de justice sociale dans la société. La droite doit sortir de son confort intellectuel sur « l’assistanat » et repenser ses programmes sociaux et fiscaux afin qu’ils incluent l’ensemble de la population

Dans un tel scénario, la droite pourrait non-seulement survivre au Macronisme mais assumer pleinement la recomposition politique en en devenant un des centres de gravité, auquel s’ajouterait la première gauche qui n’est heureusement pas morte.

[1]René Rémond, Les Droites en France, Editions Aubier, 1954

[2]http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/privatisation-d-adp-un-meeting-rassemble-gauche-et-droite-a-saint-denis-18-06-2019-8096163.php

[3]https://twitter.com/20hFrance2/status/1136338528579837953?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1136338528579837953&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.challenges.fr%2Fpolitique%2Fles-republicains%2Fvalerie-pecresse-annonce-son-depart-des-republicains_657182

[4]Juan Branco, Crépuscule, Editions Au diable vauvert, 2018

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