julienpouanka
Abonné·e de Mediapart

1 Billets

1 Éditions

Billet de blog 18 janv. 2022

La stratégie spatiale de Mélenchon est-elle de gauche ?

Ce billet interroge les raisons pour lesquelles le vote Mélenchon est difficile pour une partie de la gauche radicale. Pour cela nous nous penchons sur l'un des points de programme que martèle à l'envie JLM, la défense nationale et plus précisément la militarisation de l'espace à travers l'exemple de stratégie de défense militaire proposée par Jean-Luc Mélenchon.

julienpouanka
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

C'est une petite musique que l'on rejoue tous les cinq ans, pourtant, force est de constater que la campagne présidentielle 2022 se déroule dans un contexte national tristement chaotique. Alors que nous vivons depuis deux ans de la pandémie du coronavirus, il faut en plus composer avec un gouvernement se livrant à une guerre sociale sans merci contre les classes populaires. Ce contexte brutal rend impérieuse la prise du pouvoir institutionnelle par une force politique résolument à gauche.

Dans cette perspective, c'est une fois encore un mouvement porté par Jean-Luc Mélenchon, s'appuyant sur un solide programme unanimement salué pour sa rigueur, qui apparaît le mieux placé pour rompre le charme et enfin ouvrir une séquence de reconquête sociale.

Cette perspective n'échappe bien évidemment pas au député des Bouches-du-Rhône, premier prétendant déclaré à l’Élysée, il est depuis prêt d'un an en campagne. Fort de cette avance temporelle sur les autres candidat, JLM a décidé de s'emparer des questions de défense et de géopolitique.

Ces questions, généralement ignorées par une majorité de la classe politico-médiatique, sont effectivement investies par le candidat de l'union populaire, qui, fort de sa longue expérience saisi l'importance de ces enjeux. Effectivement le tropisme exprimé par JLM pour ses thématiques se justifie par le statut qu'elles sont sensées conférer, celui de présidentiable, de chef d'Etat accompli, regarder les yeux dans les yeux les Biden, Poutine et autres Xi Jing Ping et même, pourquoi pas, tordre le bras à un Erdogan trop remuant, comme le suggère l'agrégé de philosophie dans une interview pour l'Opinion au moment où la Turquie mettait un coup de pression à la Grèce «  Je pense d'abord qu'on ne doit jamais se laisser provoquer.Jamais![...]Je maintiens que la Turquie doit rendre des comptes et les moyens de représailles sur les Turcs sont plus nombreux qu'il n'y paraît, y compris sur le plan des démonstrations militaires. »

C'est une place à cette table qui se joue

C'est ainsi, en partie, animé par cette volonté de se tailler une stature présidentielle que Mélenchon présente sa politique de guerre des étoiles.

De fait, le natif de Tanger, alerté par les essais concluants, réalisés par les gouvernements russe, chinois et américain constituant à la destruction depuis la Terre, de satellite.

Face à cette potentielle menace d'un nouveau genre, la France serait, selon le leader insoumis, en danger « c'est simple à comprendre la déduction : si depuis la Terre on peut détruire un objet situé dans l'espace, cela signifie, sans doute, que depuis l'espace on est capable de détruire un objet qui est sur la terre[...] si depuis l'espace ont peut être détruit de manière beaucoup plus subite, beaucoup plus imprévisible qu'on ne l'est par un tir de la terre à la terre, voilà une question majeure et si les autres sont capables de le faire, j'estime que nous devrions être capable de le faire.2 » Confronté à cette menace d'un nouveau genre le pays n'aurait d'autre choix, pour assurer sa survie que de se lancer dans le processus de militarisation de l'espace «  Ce n'est pas moi qui ait décidé cela. la militarisation de l'espace je suis contre et je suis pour qu'on reprenne les discussions pour le démilitariser, mais, dès lors que quelqu'un, depuis l'espace est en état de nous frapper et bien les français doivent se dire qu'ils sont sous cette menace et qu'il y faut une parade3» La guerre sans l'aimer....

Image non-contractuelle

Mais dormez confortablement sur vos deux oreilles bonnes gens ! La militarisation de l'espace n'est pas à considérer comme une menace supplémentaire pour l'avenir de la planète et les êtres vivants qui la peuplent. Bien au contraire, en développant des armements aux capacités de destruction considérablement plus rapide, la martialisation de l'espace rendrait obsolète les considérables arsenaux nucléaires dont disposent les différents pays maîtrisant la technologie de l'atome.

Les dirigeants de ces dits pays, portés, comme à leur habitude, par le bien être général, s'empresseraient alors de liquider leurs stocks d'ogives restant.

L'implacable démonstration de Mélenchon ne s'arrête pas là «  si nous avons l'occasion de démonter ses arsenaux(nucléaires ndlr) parce que l'espace les rends inutiles, ensuite c'est plus simple, peut-être, de décider que dans l'espace non plus on ne se livrera pas à des tirs.4 » En somme, la militarisation de l'espace, c'est la paix !

Au delà des considérations sur la réalité des menaces que feraient peser une puissance étrangère sur l'intégrité du territoire national qui pourrait réellement justifier que la France se lance dans une telle entreprise, cette prise de position nous éclaire sur la colonne vertébrale idéologique de l'expérimenté politicien

Effectivement, Mélenchon, en homme de son temps, s'inscrit dans la continuité d'une vision, une doctrine des relations internationales, de la souveraineté et de l'indépendance de la France, en grande partie définit par Charles de Gaulle, filiation que ne manque d'ailleurs pas de se revendiquer l'insoumis en chef qui cite le général à chaque entrevue où il lui a été donné de parler défense nationale. «  Son obsession pour l’indépendance, y compris contre des forces apparemment tellement puissantes est une forme d’insoumission héroïque qui doit servir de modèle. Le même raisonnement s’appliquera à sa vision des rapports au monde ensuite après 1958, qu’il s’agisse de la souveraineté militaire ou des solutions pour la guerre du Vietnam face aux américains.5 »

Cette inscription assumée dans les pas gaulliens est hérissant, une personne dotée d'une telle culture historique n'est pas sans savoir que la souveraineté et l'indépendance selon De Gaulle se conjugue invariablement avec la soumission des autres peuples, de préférence non-blancs, ce que revendiquait d'ailleurs toute honte bue l'instigateur de la cinquième « Pour nous, dans le monde tel qu'il va, perdre l'union française ce serait un abaissement qui pourrait nous coûter jusqu'à notre indépendance. La garder et la faire vivre, c'est rester grand et, par conséquent rester libre.6 »

De fait, les éléments qui constituent les atouts majeurs de la souveraineté, l'indépendance et le poids sur la scène internationale de la France à savoir, le nucléaire, le deuxième espace maritime, le siège permanent au conseil de sécurité de l'ONU sont autant d'actifs à mettre au crédit du vigoureux empire français. Il est d'ailleurs, à ce titre, intéressant de relever sur quelles bases serait érigée la force spatiale «  La question de l'espace est une question très actuelle qui concerne la sécurité de la patrie, qui concerne l'autonomie que nous avons et qui nous met au défi parce qu'avoir une industrie spatiale comme celle que nous avons, avec le troisième port spatial comme nous avons à Kourou(Guyane), avec tout les métiers qui vont autour de l'espace, c'est un atout extraordinaire.7 » à qui le dis tu ?

Montage photo produit par l'Insoumission, blog du parti mouvement Insoumis. Signe d'une mise en parallèle assumée(« La planification c’est pas Staline c’est de Gaulle » : la victoire idéologique de Mélenchon)

L'héritage gaullien, c'est également une vision de l'histoire, celle des grands hommes, paradigme dans lequel il revient à des individus d'exception de faire l'Histoire. Ce courant longtemps hégémonique, est de plus en plus contesté par l'émergence de nouveau prisme de lecture.

C'est notamment le cas de l'histoire populaire, faisant la part belle aux collectifs et leurs luttes dans une logique se résumant en une explicite expression «  Un seul héros, le peuple ».

Sans surprise ce paradigme n'est pas celui du septuagénaire, s'il considère le peuple comme un acteur de poids il estime toutefois qu' « il faut toujours un individu pour trancher dans les différentes possibilités offertes par le réel et en marchant devant offrir a ceux qui le veulent un chemin d’action. Sinon, ces possibilités ne se réalisent jamais. La politique est cet art de réalisation. Il s’agit de faire le bon geste au bon moment. » Vous l'aurez compris cet homme, ce guide, la République faite homme, est bien évidemment déjà tout désigné

Notre intuition, au doigt mouillé, nous laisse au passage comprendre que ce positionnement en épigone de Charles de Gaulle, s'adresse à une partie précise de l’électorat. Pas aux gilets jaunes,ni aux fonctionnaires , encore moins aux classes populaires, à la jeunesse pour le climat et la génération Adama. Il s'adresse tout simplement aux souverainistes de tout horizon, ou pour le qualifier de façon plus triviale, au public de Thinkerview. Un public masculin, essentiellement blanc, de renseignement, de guerres économiques, soucieux du statut de la France sur la scène internationale. Un public s'agaçant de voir l'industrie française "vendue à la découpe aux américains !" estimant, comme Arnaud Montebourg, qu'il ne faut reculer devant aucun stratagème pour garantir les intérêts de la France. Un public qui, en cas de passage au second tour, pourrait se laisser tenter de glisser un vote pour le patriote Mélenchon ?

Cette critique, certes acerbe, ne découle pas d'une volonté de « se faire » Jean-Luc, ce dernier étant déjà la cible principale des critiques médiatiques, mais au contraire mettre en avant et dénoncer un aspect de sa politique. Il existe d'ailleurs bien d'autres éléments franchement problématique avec le personnage et le programme qu'il porte et que nous pourrions aborder de la même façon :

  • Les différents discours sur l'immigration, qui changent selon les lieux et médias dans lesquelles ils sont tenus (cf : Entrevue Radio Peyi, émission " Le grand forum"

  • Les propos abjects et franchement disqualifiant tenus sur les camarades d'origines tchétchène résidant en France

  • Le rétablissement du service militaire national

  • L'appel à un consensus national entre les patrons de l'industrie de l'armement et les travailleurs au nom de la défense de la patrie

  • Une pratique interne du pouvoir ne reflétant pas les changements promis dans le programme.

  • Etc...

En dépit de ces farouches critiques que nous adressons à la candidature Mélenchon explique, en partie, pourquoi le vote pour le candidat de l'union populaire ne déchaîne pas toujours les passions chez les sympathisants de gauche. Il reste impossible de renvoyer aux limbes cette candidature.

La réalité de la situation sociale française, que nous avons effleuré en introduction, est proprement catastrophique. Le pouvoir en place, qu'il ne faut pas avoir peur de qualifier pour ce qu'il est, un régime d'extrême droite fascisant, prouvant, à qui en douterait encore, qu'ultra-libéralisme économique, racisme systémique et répression policière déchaînée sont parfaitement compatibles.

Le dialogue social en Macronie

La tentation existe pourtant, au sein d'une partie de la gauche radicale, d'ignorer, de boycotter ce suffrage pour des raisons qui peuvent moralement s'entendre. D'aucuns calculent même que le pire provoqué par un second Macron nous rapprocherait, en marche forcée vers le Grand soir. Pouvons-nous nous permettre de livrer cinq ans de guerre de classe supplémentaires au regard des dégâts déjà occasionnés par la Macronie ?

Pouvons nous nous permettre de laisser Macron donner l'uppercut final à un modèle social tenant péniblement sur ces jambes ? EM l'a annoncé, de la santé à l'université en passant par l'office national, le patron est devenu fou, tout doit disparaître.

Un tel contexte rend bien évidemment impossible l'idée de boycotter le suffrage.

Dans cette perspective, l'Union Populaire nouveau mouvement au service de l'ambition présidentielle du méditerranéen, se présente, malgré tout comme la meilleure alternative issue de la gauche institutionnelle. Le programme est solide, les propositions ne sont pas de nature à provoquer la révolution mondiale des travailleurs, elles pourraient, toutefois, concrètement améliorer la vie de millions de personnes vivant en France, excusez du peu.

Effectivement après avoir fini l'année 2021 en portant la thématique de la défense nationale, JLM retourne  à ses fondamentaux à savoir les question sociales.

Ainsi dans une entrevue aux micros de RTL, puis dans son grand meeting sensoriel, le candidat de l'UPop présentait ses mesures de taxation des plus riches avec une punchline percutante, au delà de 12 millions d'euros on prend tout. Le fruit de cens allant directement financer l'ensemble des étudiants hexagonaux avec une allocation s’élevant a prêt de 1100 euros. On pourrait également mentionner la requalification du SMIC à auteur de 1400 euros, la réduction du temps de travail afin de passer à 32 heures par semaine.

.JLM en meeting à Nantes dimanche 16 Janvier 2022, Estelle Ruiz/Hans Lucas/AF

Ces arguments sont déjà connus de la plupart des personnes s'intéressant à la politique nationale, est-ce toutefois suffisant pour séduire les citoyens et citoyennes en droit légitime d'attendre plus que des réformes, certes ambitieuses, à un système pourri jusqu'à la moelle ? Rien n'est moins sur et dans la perspective de faire perdre Macron, le vote JLM fait partie des vraies alternatives à considérer.

Macron s'épanouit dans une démocratie de faible intensité, l'abstention est objectivement l'une des alliés principales de son régime. En effet une élection à faible taux de participation est un cadeau pour la Macronie, dont l’électorat ne représente qu'une partie réduite (la bourgeoisie) de la population. De facto, une faible participation c'est avant tout une faible mobilisation des classes populaires. Cela convient parfaitement à la bourgeoisie qui voit ainsi, son poids électoral augmenter reconstituant alors une forme de suffrage censitaire officieuse

L'abstention n'est pas permise et pour ceux ne se satisfaisant pas du candidat Mélenchon il existe des candidatures plus radicales, des candidatures ne prétendant pas que les profonds changements tant nécessaires émergeront d'un processus institutionnel tant celui-ci est conçu pour répondre aux besoins quasi-exclusifs du bloc bourgeois. On pense évidemment à Lutte ouvrière et sa candidate Nathalie Arthaud, le NPA représenté par l'élu régional Philippe Poutou et enfin, le mouvement Révolution permanente, dont la candidature, portée par Anasse Kazib, seul ouvrier en activité présent sur la ligne de départ. Ce dernier, en abordant frontalement les questions de l'impérialisme français, de la police, des quartiers populaires, porte haut l'étendard de ce que nous attendons d'une gauche du XXIème siècle. Ces candidatures à bâbord toute nous rappellent l'importance des luttes et de leurs fédérations. Leur objectif n'est pas de convaincre les citoyens de la possibilité d'une révolution par les urnes, mais, plutôt, d'utiliser la plate-forme offerte par ce temps politique incontournable qu'est l’élection présidentielle pour diffuser l'un des ingrédients nécessaire à tout mouvement révolutionnaire : la conscience de classe.

Une fois que ce constat est posé, notre logique est la suivante. Il faut se déplacer et voter, car chaque suffrage exprimé réduit le poids électoral du bloc bourgeois. Alors faites votre choix en votre âme et conscience Mélenchon, Artaud, Kazib, Poutou, mais pour l'amour de Dieu, votez.

Sources: 

1 Jean-Dominique Merchet, Jean-Luc Mélenchon: «Mon programme pour la défense nationale»Novembre 2020

https://www.lopinion.fr/international/jean-luc-melenchon-mon-programme-pour-la-defense-nationale

2https://youtu.be/JMft1EyY1cI?t=301 ( J-L, Mélenchon, son programme : un air de déjà vu ? Novembre 2021

3Idem

4Idem

5Alexis Poulin,Le grand entretien : Jean-Luc Mélenchon. « De Gaulle était-il un insoumis? »

https://www.lemondemoderne.media/le-grand-entretien-jean-luc-melenchon-de-gaulle-etait-il-un-insoumis/

6Charles de Gaulle, Discours de Bordeaux, 1947, dans L'Empire qui ne veut pas mourir – Une histoire de la Françafrique, Thomas Borrel, Amzat Boukari-Yabara, Benoît Colombat, Thomas Deltombe

7Pour une France indépendante, souveraine et non-alignée - Conférence sur la géopolitique, https://www.youtube.com/watch?v=gyqSRBdebm0&t=13s

8Alexis Poulin,Le grand entretien : Jean-Luc Mélenchon. « De Gaulle était-il un insoumis? »

https://www.lemondemoderne.media/le-grand-entretien-jean-luc-melenchon-de-gaulle-etait-il-un-insoumis/

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Médias
La redevance sabordée, l’information en danger
Emmanuel Macron l’a décidé presque seul : l’audiovisuel public sera privé dès cette année des 3,2 milliards d’euros que lui rapporte cette ressource prélevée depuis 1948. Au nom du « pouvoir d’achat », le gouvernement s’apprête à faire peser de lourdes menaces sur les médias publics.
par Dan Israel
Journal
Outre-Manche, la BBC dans le collimateur du gouvernement
L’exécutif britannique veut changer le mode de financement du groupe audiovisuel public pour des raisons économiques et électoralistes. En janvier dernier, la ministre de la culture, Nadine Dorries, a expliqué vouloir mettre fin à la redevance, un système de financement qu’elle juge « obsolète ».
par Marie Billon
Journal — Diplomatie
Le conflit russo-ukrainien divise la gauche anti-guerre
La cohérence du camp anti-impérialiste, a priori uni par son rejet des blocs militaires, a été mise à l’épreuve par l’invasion de l’Ukraine. Certains refusent les livraisons d’armes, craignant l’engrenage d’un conflit interimpérialiste, tandis que d’autres estiment incontournable cette solidarité. 
par Fabien Escalona
Journal
Yaël Braun-Pivet, première femme au perchoir
La députée des Yvelines succède à Richard Ferrand au terme de deux tours de scrutin. Elle convoitait la présidence de l’Assemblée depuis de nombreux mois. 
par Christophe Gueugneau et Ilyes Ramdani

La sélection du Club

Billet de blog
Autorisation de l'interdiction de l'IVG aux USA, sommes nous mieux lotis en France ?
« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant ».
par bennoursahra
Billet de blog
États-Unis : le patient militantisme anti-avortement
[Rediffusion] Le droit à l'avortement n'est plus protégé constitutionnellement aux États-Unis. Comment s'explique ce retour en arrière, et que peuvent faire les militantes des droits des femmes et les démocrates ?
par marie-cecile naves
Billet de blog
Roe VS Wade, ou la nécessité de retirer le pouvoir à ceux qui nous haïssent
Comment un Etat de droit peut-il remettre en cause le droit des femmes à choisir pour elles-mêmes ? En revenant sur la décision Roe vs Wade, la Cour suprême des USA a rendu a nouveau tangible cette barrière posée entre les hommes et les femmes, et la haine qui la bâtit.
par Raphaëlle Rémy-Leleu
Billet de blog
Quel est le lien entre l’extrême droite, l’avortement et les luttes féministes ?
La fuite du projet de décision de la Cour suprême qui supprimerait le droit à l'avortement aux Etats Unis en est l'exemple. L’extrême droite d’hier comme d’aujourd’hui désire gouverner en persécutant un groupe minoritaire sur des critères raciaux pour diviser les individus entre eux. Quant aux femmes, elles sont réduites à l’état de ventres ambulants.
par Léane Alestra