Comment la justice écrase les honnêtes citoyens

Je présente ici, sur la base de traces écrites « officielles » (conclusions d'avocat, assignation devant le tribunal, ordonnance de juge, courrier de médiateur, convocation du greffe du Tribunal, article de loi, extrait d'actes notariés) comment un justiciable peut se retrouver pris au piège d'un projet de corruption dans lequel un juge est intervenu très tôt pour servir les intérêts du corrupteur

Comment les avocats la justice écrasent les honnêtes citoyens

 

En France, il ne semble pas toujours nécessaire de justifier vos demandes lorsque vous assignez au Tribunal quelqu’un, dans un conflit de voisinage par exemple.

Malgré une plainte partiellement ou totalement infondée, vous serez obligé de prendre un avocat. Sortez vos carnets de chèques…

Par exemple, sans la moindre référence à un texte de loi ou une pièce fournie au Tribunal, un propriétaire peut demander à créer une servitude de passage sur la propriété de son voisin.

La personne à l’origine de l’assignation visant un voisin fait une demande de droit de passage sur sa propriété*. Point. Elle ne se donne pas la peine de transmettre un quelconque document pour justifier le droit qu’elle prétend avoir, nommé «la destination du père de famille »* .

Ce voisin demande, comme ça, sans explication et c’est à la partie adverse de refuser et d’expliquer pourquoi elle refuse que ce droit de passage soit créé.

Ca semblerait donc très facile pour que l’avocat de la partie adverse rejette cette demande, me direz-vous ?

Oui, sauf s’il a été corrompu, mais ça on ne peut pas encore le savoir à ce stade.

Le premier indice, c’est que cet avocat transmettra les conclusions visant à vous faire perdre* souvent à quelques jours de la date limite du dépôt.

Il peut même sciemment laisser passer la première date de remise de sa réponse aux Greffes, sans raison et de manière à vous laisser encore moins de marge de manœuvre : Vous n’aurez pas le temps de vous retourner et vous serez plus enclin à accepter des conclusions, possiblement écrites à l’avance par l’avocat de la partie adverse.

Ces conclusions feront répondre par la personne assignée (par les conclusions qu’elle aurait été contrainte d’accepter) au Tribunal qu’elle accepte que son voisin rentre chez elle quand bon lui semble et ce, malgré l’absence de preuves apportées par celui qui en a fait la demande*.

Et si cette personne refuse les conclusions de l’avocat corrompu, en apportant des éléments factuels, voir des articles de loi pour s’opposer à cette demande ? Cet avocat peut parfaitement transmettre les conclusions refusées dans le dos de son client*, comment ce dernier le saurait ?

Le client trahi pourra toujours contacter le Greffe du Tribunal et on lui dira de voir ça avec son avocat*. Le client trahi ne sait pas s’il doit insister ou non auprès du Greffe et laissera tomber, pour éviter de se créer des problèmes supplémentaires.

Si le client obtient malgré tout la preuve de sa trahison ? Son avocat répondra que c’est une erreur de secrétariat, même s’il travaille seul et qu’il n’a pas de secrétaire*.

Que risque-t-il d’arriver au justiciable qui conteste les conclusions de son avocat, le conduisant à une acceptation de demandes infondée et vecteur de futurs conflits ?

Cet avocat virera ce client avant le procès*.

Le client viré sera-t-il remboursé de ce qu’il a payé ? Non, on lui adressera souvent une nouvelle facture*. Pourquoi ? A chaque fois que le client d’un avocat corrompu lui demande de modifier ses conclusions, tente de lui expliquer des évidences, ceci est facturé environ 200 ou 300 euros de l’heure*. Plus le client conteste le travail de son avocat et plus il fait augmenter sa facture.

Que faire, porter une réclamation à l’Ordre des avocats ?

Il y a très peu de chance que cet organe vole au secours d’un justiciable arnaqué par un avocat corrompu* : Les Ordres des avocats étouffent généralement toutes les protestations des justiciables et servent majoritairement à faire la promotion de leur corporation, offrir un visage consensuel au reste des décideurs et des gens importants. Ils peuvent régler des différents entre avocats, pour nuire à un confrère dont l’ascension gêne tel ou tel. Ils ne vont certainement par permettre à n’importe qui de dégrader l’image de cette profession, qui se plaint de ses conditions d’exercice, de sa rémunération, etc.

Porter plainte contre cet avocat ? On parlera d’engager sa responsabilité, il me semble.

A ma connaissance, aucun avocat n’accepte d’attaquer l’un de ses confrères et il faut de toutes façons avoir perdu son procès.

Donc, si le justiciable se débat pour empêcher de son avocat de le trahir, rien ne se passera. S’il perd son procès ? Il sera traité de mauvais perdant, c’est tout… Mais il pourrait effectivement essayer de demander des comptes, mais avec vraisemblablement peu de chance de succès.

Alerter le Procureur de la République ? Il y a de fortes chances de n’avoir jamais de réponse.

Le justiciable a transmis les conclusions de son premier avocat, les articles de lois, les pièces du dossier lui permettant de s’opposer à la demande de la partie. Il a expliqué le refus de l’ensemble des avocats suivants, lui ayant volé son argent pour le trahir et le Procureur n’a pas donné de signe...

L’absence de réaction du système judiciaire face à ces pratiques explique, en partie, l’impunité totale et l’absence de loyauté des avocats ayant décidé d’arnaquer leurs clients.

Il faut les comprendre, c’est une source de revenus non négligeable : ils gagnent sur tous les tableaux en prenant l’argent de leur client, celui de la partie adverse (les échanges entre clients et avocats et avocat-avocat sont couverts par le secret professionnel, donc bon courage pour faire avouer quelqu’un…) et permettra à un confrère de refacturer des frais à ce client mécontent, pour refuser ensuite de le défendre selon son souhait. Et ainsi de suite...

Il n’est pas content ? Voici la porte et l’histoire continue.

Trouver une association qui défend les personnes victimes de ces pratiques ? A priori, ça n’existe pas* selon certains. Et si un justiciable en trouve une, la personne en face le saura aux abois et flairera possiblement l’odeur de l’argent facile. Il existe soi-disant une association de ce type en France.

Un conseil ? Fuyez et gardez votre argent : c’est une arnaque, fonctionnant avec la complicité d’un avocat, travaillant en lien avec cette pseudo association.

Et si le client se plaint de nouveau à l’Ordre des avocats, dont dépend ce nouvel avocat ? Le bâtonnier mènera en bateau ce pauvre justiciable, lui demandant de produire de nombreux documents inutiles*, le plus souvent par lettre recommandée, histoire que ça prennent des mois et que ça lui coûte encore de l’argent.

Cet avocat corrompu, mis au courant de cette requête, en profitera pour virer son client* et, bien-sûr, garder son argent*. Le Bâtonnier ? Il dira que son rôle s’arrête-là du fait que l’avocat en question n’est plus l’avocat du client*. C’est une raison honteuse de s’en laver les mains, mais le justiciable commence un peu à comprendre le système.

On peut en conclure que, lorsque la partie adverse décide de payer pour faire perdre une autre personne, cette dernière a de grande chance de perdre et ce, sans parfois jamais s’ en rendre compte.

Les avocats corrompus ne prennent que très peu de risques, produisent de nombreuses preuves de leur trahison, en écrivant noir sur blanc le résultat des accords passés avec la partie adverse, car ce système les protège.

Un avocat peut écrire n’importe quoi, même ne pas répondre à une demande dans une consultation*, il ne risque rien. Pas même de rembourser les centaines d’euros extorqués* à cette occasion.

L’Ordre des avocats et les avocats en général ne portent jamais d’avis sur ce qu’écrivent leurs confrères.

Ca s’appelle la déontologie… Vaste blague, mais tant que ce sera comme ça, personne n’y pourra rien.

Le justiciable arnaqué l’est souvent avant de passer la porte du cabinet de son avocat. Problèmes connus, avocat corrompu. Avec un nom et un prénom, un avocat a la possibilité de faire une petite recherche sur son futur client et surtout ses liens avec les méandres de la « Justice ».

Certains avocats auront du mal à cacher leur agressivité face aux justiciables qui ne se laissent plus faire, comme avant, dans le bon vieux temps. Et oui, avant internet, comment arriver à refuser un droit de passage créé par la « destination du père de famille » ? Internet ouvre des possibilités illimitées pour celui qui sait faire une recherche par mots clés, qui se donnent la peine d’essayer de comprendre. Inutile d’avoir un doctorat en droit.

D’autres avocats vont lécher les bottes du justiciable trahi, lui faire croire qu’il est exceptionnel d’avoir découvert le piège tendu. En lui disant ce qu’il veut entendre, le justiciable trahi lâchera peut-être quelques indices à transmettre aux autres requins.

Un avocat qui vous lèche les bottes, en plus de vous trouver génial, fera tout pour vous mettre en confiance, quitte à vous proposer une rémunération au résultat. Une somme de 200 euros, par exemple, au début et une somme à convenir ensuite, une fois que vous aurez gagné, ce qui ne fait aucun doute pour la lèche botte.

Ca voudrait dire que les avocats sont malhonnêtes par nature et trompent la vigilance des juges, en arrangeant l’issue des procès à l’avance et contre de l’argent ?

Pourquoi ne pas écrire « Comment les avocats corrompus écrasent les honnêtes citoyens » dans ce cas.

Ce n’est pas aussi simple que ça.

Un juge corrompu sera préférablement au courant d’un projet de ce genre avant que l’assignation visant un justiciable ne soit rédigée.

En effet, un juge intègre ne manquerait pas de remarquer le caractère inhabituel d’une assignation totalement infondée et délirante, comme écrit pas une personne dérangée mentalement.*

Il sera alors partie prenante de la corruption, ce qui expliquerait mieux la totale impunité des avocats, agissant sous l’autorité d’un juge.

Comment le savoir ? Il faut quelques notions de droit élémentaire pour s’en rendre compte.

Le justiciable, qui souvent n’est pas juriste, n’a généralement pas ces connaissances et c’est pour cela qu’il paie un avocat.

S’il les a ? La partie adverse s’arrangera pour l’assigner devant une Cour où la représentation par un avocat est obligatoire*, avec une plainte « fourre-tout » comportant des éléments relevant de l’ancien TGI.

Le justiciable, qui a compris la corruption des avocats, va parfois mettre plusieurs années avant de mettre certains éléments en perspective et comprendre qu’ils ne correspondent pas à la procédure normale.

 

Au cours de l’instruction de la plainte, un Juge aura la possibilité de faire procéder à une médiation, une démarche payante conduite par un médiateur et visant à ouvrir un dialogue entre les différentes personnes impliquées dans le futur procès*.

Cette personne, particulièrement si elle est elle-même un avocat de métier, sera une personne possiblement en conflit d’intérêts concernant la procédure*.

Le médiateur aura la possibilité de nuire au justiciable par ce processus, en le désignant par exemple comme celui qui fait obstruction à la recherche d’une solution amiable. Et même si ce dernier tente de dialoguer avec la partie adverse, multipliant les demandes de médiations et de conciliations sans réponse, avant de recevoir une assignation devant le Tribunal.

S’il existe un conflit d’intérêts*, cet avocat médiateur tentera de le cacher, afin que sa nomination ne devienne pas le premier élément visible de la corruption un Juge en charge de l’affaire.

Il existe de nombreuses possibilités de conduire une médiation et le maître mot devrait-être la communication. Mais, conduite par un avocat corrompu, une médiation sera un traquenard, organisé sans que la moindre information soit transmise en amont à la « victime » désignée, de fait à l’empêcher de réellement se défendre le jour J et plus facilement tomber dans le piège qui lui sera tendu*.

La personne assignée est âgée et malade, elle craint pour sa santé en pleine pandémie de COVID ? Ce n’est pas un motif suffisant pour échapper à son lynchage, désolé*.

Elle tente de temporiser ? Un petit jeu dangereux…

Elle reçoit, peu de temps après, un courrier du Tribunal*. Après avoir repoussé la médiation avec les avocats, c’est cette fois une conciliation au Tribunal…*

Ça semble très officiel, tout ça. Et cela pourrait être une raison suffisante pour braver le confinement, selon les motifs acceptés par le gouvernement. Il y a la « convocation judiciaire » dans les raisons légitimes de se déplacer, non ?

Là, c’est une démarche supposée être volontaire, mais une fois de plus, pourquoi prendre le risque d’être désigné comme celui faisant obstruction à la justice, alors que c’est le justiciable qui a demandé cette conciliation, il y a environ 7 mois.

Le justiciable lit les termes généraux, lui indiquant qu’il pourra se présenter avec un parent. Super, ça veut dire que cette personne pourra se faire accompagner d’un de ses enfants*, alors que dans une médiation, il fallait l’accord de tous pour que ce dernier y participe. Accord à l’époque refusé*, bien sur, c’est tellement mieux un lynchage sans témoin...

Sauf qu’une conciliation, ce n’est pas ça. Comment le savoir?

Premièrement, y avoir déjà participé par le passé et avoir pu observer qu’une personne pouvait remplacer un parent.

La seconde ? Si vous tapez « mandat, représentation, conciliation » dans Qwant, vous arriverez sur un PDF d’un site du ministère de la justice* proposant… un mandat pour se faire représenter à une conciliation (et non un mandat pour se faire accompagner).

La troisième? Il y a rarement le mot « faculté » écrit «faculter » à la fin dans une partie de document, écrite pour l’ensemble des personnes convoquées à une conciliation et pour leur expliquer leurs droits et devoirs*.

De plus, le greffier, en plus de mettre sa signature, est supposé décliner son identité*.

Le justiciable se demande alors, « tient, on me fait une blague, quelqu’un a acheté sur ebay un tampon « Tribunal Judiciaire de xxx » ? »

L’enveloppe indique clairement que le courrier a été affranchi à ce même Tribunal…*

Il y a un numéro Portalis sur cette convocation*.

Est-ce un vrai, un faux ?

Il y a-t-il réellement une conciliation de prévue à la date et heure proposée ?

Les autres personnes impliquées ont-elles été prévenues ?

Sera-t-il seul face à une porte close le jour J, ou bien aurait-il la chance de voir l’avocat de la partie adverse, le conciliateur ?

Bonne question…

Que se serait-il passé s’il avait décliné l’invitation ? Difficile de savoir ce que la personne ayant falsifié ce document espère.

Mais le but de cette personne, peut-être le Juge de cette affaire, était de faire se déplacer ce justiciable et le membre de sa famille, sensé l’assister dans cette épreuve pénible.

Et alors ?

Et bien, ce justiciable refuse de venir à une médiation et se pointe deux semaines après à une conciliation, dans la même ville. « Vous avez guéri de votre diabète, de votre hyper tension monsieur ? Très heureuse de le savoir... ».

Ne pas venir à un lynchage organisée pour vous, pour vous pointer comme un idiot à un piège, il y a forcément une raison cachée.

On ne risque pas 15 ans de prison et 250.000 euros d’amende pour le plaisir de faire une blague*. Bon, c’est les chiffres de ce qu’on risque, mais je vois mal un Tribunal condamner un Juge ou un greffier - pour une magouille de ce genre - à de la prison… Un juge ou un greffier… Un tribunal, vous saisissez ? Le justiciable aurait fait ça, il aurait été mal. Les peines pour faux et usages de faux sont aggravées pour une personne comme un Juge, sauf qu’il est très probable qu’un Juge falsifiant un document expliquera que c’était un simple moyen de vérifier la bonne foi d’un justiciable. En gros, un juge justifierait sûrement un délit pénal de ce genre par la « raison suprême » de la recherche de la vérité et la nécessité de rendre la justice comment il l’entend, quelque soit les moyens à y mettre et les entorses à la loi pour y parvenir.

 

Mon hypothèse sur les raisons de la corruption d’un juge ?

Un juge qui a accepté de juger une affaire relevant d’une autre juridiction peut être fatigué des justiciables qui osent se mettre en travers de ces petits arrangements, possiblement lucratifs.

On peut voir qu’un justiciable mettant à jour les magouilles d’un juge corrompu est possiblement vexant pour ce dernier, l’incitant à prendre des risques plus important, comme la production de documents falsifiés.

Ce juge s’est décidée à se retrousser les manches, se doutant de toutes façons qu’il ne risque pas grand-chose.

Les 15 ans de prison et 250.000€ d’amendes pour faux et usage de faux du Code pénal ? La bonne blague… Pas pour lui.

Vous avez déjà vu des juges condamnés ? Ça prouveraient qu’ils sont irréprochables ou au dessus des lois. Ou bien la société tolère leurs magouilles… Ou les ignorent peut-être.

Au dessus des lois, c’est vite dit, on le saura dans quelques semaines. Le justiciable s’est dit qu’il devait faire son devoir et a écrit au procureur*, dans le but de porter plainte contre X pour faux et usage de faux*.

Que fera ce dernier, avec la copie de la convocation falsifiée : ouvrir une enquête ? Demander un relevé d’empreintes sur la convocation ?

Pourquoi pas, mais pourquoi le ferait-il ?

Pour donner une mauvaise image de la Justice, alors que cette dernière souffre de manque de moyens ? Qu’on nous la présente comme un pilier de l’état, payée avec nos impôts et au service de l’intérêt général et non une machine à faire du fric sur le dos des honnêtes citoyens ?

Malgré ses doutes, le justiciable sait que la majorité des fonctionnaires de l’État fait bien son travail, de manière honnête.

Mais pourquoi ces magouilles ? Uniquement parce qu’une personne aurait corrompu un juge ? Mais comment savoir si ce n’est qu’un juge, puisque le système empêche de s’opposer à ces magouilles. Le justiciable est allé sur le site internet du Conseil Supérieur de la Magistrature et se dit que seul le Procureur pourrait faire quelque chose… Il a laissé un message, au cas où.

Mais au fond, il se demande ce qui empêche les juges de rendre la justice de cette manière, dans chaque affaire ?

Pour en revenir au procureur et au juge, ces derniers se connaissent, ils travaillent au même endroit, dans le même tribunal. N’est-ce pas un conflit d’intérêts en puissance ? Pourquoi doit-on demander à une sorte de collègue de bureau de mener une enquête sur une personne qu’on soupçonne de corruption, en lien avec ce seul document falsifié pour le moment. Pourquoi ne pas pouvoir saisir une autre instance, ou un « procureur spécial » ou celui d’une autre juridiction ?

Et de toute façon, ce procureur ne risque pas de se dire que le juge a ses raisons pour faire ça et « Qu’est ce que ça change, pour le reste du monde, qu’il gagne ou perde ce procès, après tout ? »

Légalement, le justiciable dispose en plus de solides arguments pour s’opposer aux demandes de la partie adverse*, mais le Procureur, s’il se penche un peu sur l’affaire, sera peut être impressionné par l’ensemble des efforts des corrompus / corrupteurs.

Un peu comme une sorte de vote démocratique à main levée.

Le justiciable floué, il est seul avec son fils et face à lui, plus d’une dizaine de personnes qui unissent leurs actions pour que les droits de ce premiers soient foulés aux pieds.

Le droit, dans tout ça, alors ?

On s’en fout, il a déjà été condamné par ce petit monde.

Accéder à sa demande de justice, est-ce que ça ne reviendrait pas à créer des remous ? Des avocats et un juge corrompus, ça la fout mal. Ça ferait le jeu de ceux qui dénoncent l’absence de justice en France.

La paix et le silence, c’est pas mieux que la guerre et le vacarme, non ?

Que feraient tous ces gens mécontents ?

Le justiciable, on sait qu’il ne fait rien de mal, à part payer : il ne risque pas de troubler l’ordre public. Au pire, « on » invente des histoires et on essaiera de les lui coller sur le dos*.

On pourrait en conclure que le Procureur aurait alors « raison » de classer sans suite la plainte du justiciable ?

Ou dire « bah, c’est soit un greffier, soit un juge, mais on saura jamais, car ils veulent rien dire » et hausser les épaules.

Le pire, c’est que prouver la corruption du Tribunal n’aidera pas à trouver un nouvel avocat honnête.

N’oublions pas que le justiciable est toujours impliqué dans deux procès. Il voudrait même porter plainte pour des faits nouveaux, soutenus pas des preuves impossibles à contredire, mais il va devoir patienter… Mais la réaction du Tribunal sera très intéressante à observer.

Pour en revenir aux avocats corrompus, ces derniers reçoivent-il pour autant de l’argent ? Le justiciable n’en sait rien.

L’argent n’est pas vraiment la motivation première chez certains de ces avocats, qui seront payés de toutes façons, d’une manière au d’une autre.

Il est possible d’imaginer qu’accepter de se faire corrompre permet de se mettre bien vis-à-vis du juge , que ce dernier se sente redevable vis-à-vis de cet avocat « corrompu pour la bonne cause », c’est à dire corrompu sur ordre d’un Juge.

 

Comment, au final, en vouloir à ces avocats corrompus par un juge ?

Qu’ont-ils à gagner, à refuser de trahir leur sacro-sainte déontologie pour un inconnu sans importance ni relation ? Rien. Et à perdre ? Je n’ose pas imaginer la vie d’un banal petit avocat refusant la corruption d’un juge tout puissant.

Ce pauvre avocat risquerait de perdre tous ses procès à venir, se faire humilier en public à chaque rencontre.

Le justiciable, depuis qu’il commence à comprendre comment fonctionne la corruption dans le monde de la justice, se dit que le système cloche : Il existe une sorte d’effet multiplicateur de la corruption, passant d’un avocat et son client à l’ensemble du système judiciaire, par l’intermédiaire du Juge qui l’accepte. Sans ce juge corrompu, il pense qu’un avocat aurait fini par accepter de le défendre. Chose visiblement impossible une fois l’effet multiplicateur du juge corrompu enclenché.

Le jour où un Juge corrompu sera inculpé en France pour les malversations faites à son travail, alors il sera inadmissible qu’un avocat accepte de trahir son client. En attendant, comment ne pas comprendre la lâcheté de ces petites mains de la corruption ? Bien-sur, cette excuse ne fonctionne que pour les avocats ayant l’opportunité de plaider devant le Juge corrompu.

Les deux avocats ayant trahi le justiciable et exerçant en dehors de son barreau* ? Oui, certains ne craignent pas grand-chose et font malgré tout le choix de la trahison… Que dire ? Peut-être que le leur demander permettrait de comprendre. En observant la localisation des avocats déloyaux, ayant trahi le justiciable, on peut estimer que cette corruption ne connaît pas de frontière et en tout cas pas celles des différents tribunaux. Les avocats trahissent sûrement leurs clients sans se poser de question, à partir du moment que c’est sans conséquences.

Le cas de ce justiciable est unique ? Pas si sûr.

Pour y répondre, il faudrait éplucher les affaires suspectes impliquant soit les juges suspectés de corruption, soit les avocats apportant ces affaires à ces derniers.

Il serait aussi important connaître le nombre de demandes faites aux procureurs et étouffées, tout comme auprès du Conseil Supérieur de la Magistrature chaque année.

Que faire ? Vaste question…

 

Je me lance :

- obliger les avocats à justifier obligatoirement leur assignation et les faire rejeter (tout ou partie) dans le cas contraire.

- créer des postes pour cela, ce qui permettrait d’éliminer bon nombre de plaintes ridicules qui encombre la justice.

Les plaintes rejetées, car infondées, n’irait pas jusqu’aux mains des magistrats corrompus. Il faudrait que ce soit public, qu’une personne estimant injuste que sa plainte soit rejetée puisse le contester avec de véritables arguments. L’idéal serait que ces examens préliminaires se fassent dans un lieu central, éloigné des tribunaux et des juges corrompus par les avocats des demandeurs. Cela limiterait la collusion régnant dans ce petit monde.

 

Pourquoi ça n’a que peu chance de se faire ?

Ces affaires donnent du travail aux avocats et ce sont des affaires plus juteuses que la moyenne pour eux. Les avocats seront sûrement contre et ça serait refusé pour de très nobles raisons, bien hypocrites.

C’est de l’argent en liquide qui circule et c’est aussi un sentiment de toute puissance de décider depuis leur petit fauteuil de la vie des gens.

Un peu plus grisant que les dossiers de l’aide juridictionnelle et traiter des affaires sordides liées à la misère humaine… Une sorte de récompense pour supporter leur quotidien.

Les tribunaux? Ils crieront eux aussi au scandale. On parle d’autonomie des régions, de la magistrature, du mal tout puissant incarné par l’État centrale.

 

S’il existe peu de chance de changer ce système, comment vivre avec ? Créer des labels de confiance pour les avocats ?

Le justiciable, durant ses recherches, a découvert que certains avocats payaient pour être sur un site internet de ce genre. Presque tous ceux qui l’ont volé sont dessus*.

Trouver des avocats « différents », intègres quelles qu’en soient les conséquences pour eux?

Ce genre d’affaires n’intéressent aucun avocat, de toutes façons.

Contacter des avocats défendant des terroristes, des auteurs de bavures policières : ils s’en foutent*.

Un jeune avocat qui se lance, comme me le suggérait la lèche-botte ? Aucune chance, il pourra se chercher un autre travail dès le procès fini.

Une autre piste : trouver quelqu’un qui va se faire virer, une tête brûlée, qui se moque de se mettre le système à dos ? Il risque de ne plus gagner un procès ensuite, ça serait bien de l’expliquer à ses clients. Quel est son intérêt malgré tout d’aider le justiciable broyé par le système ? Se venger vis-à-vis d’un juge qu’il déteste ?

Un vieux qui est écœuré par tout ça et se moque des conséquences…

Je ne sais pas franchement. Qui peut trouver un intérêt à se mettre dans les rouages de la justice ?

 

 

Avant de vous quitter, une petite précisions :

Je peux apporter les preuves de chacune des affirmations ici, lorsque il y a un petit * après l’évocation d’un fait, car ces gens se moquent de produire des traces écrites de leurs petits arrangements avec la vérité et le droit, ne se donnent parfois pas la peine de relire les documents qu’ils falsifient,… à moins que les erreurs grossières, qui conduisent les justiciables à comprendre les pièges tendus, soient des indices, des petites bouées de sauvetage lancées inconsciemment par les auteurs, ou discrètement par des personnes refusant ce système, le combattant dans l’ombre, mais manquant de soutien et de courage pour le dénoncer réellement ?

 

Pour certaines choses secondaires, il faudra me faire confiance. Par exemple, la lèche-bottes n’a rien écrit qui puissent être publié, (à moins de le faire en couvrant son identité?) juste des conversations couvertes par le secret professionnel. Elle, ça ne l’engage en rien, car elle est protégée par le système judiciaire et je sais qu’elle a trahi en continue le secret de nos échanges (réception de messages d’avocats le jour même de sa défection pour me narguer*). Moi, ça me vaudrait un procès. Elle ? Les félicitations du juge...

 

Merci de m’avoir lu.

 

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