Le troisième préavis de grève déposé en une semaine par l’intersyndicale SNES-FO-SUD a rencontré un grand succès auprès des personnels … et des élèves !
Dès 7 h 45, le piquet de grève s’est mis en place et très rapidement les enseignants grévistes ont été rejoints par les élèves. A 9 h 00, une soixantaine d’élèves et d’enseignants sont montés dans le car prêté par la commune de Bondy. Mme Thomassin, la maire, s’est personnellement déplacée pour saluer les manifestants. Les autres élèves et les enseignants ont formé un cortège pour se rendre en transports en commun à Créteil.
Ce sont donc environ 200 manifestants, dont 50 enseignants, qui se sont rassemblés devant le rectorat de Créteil aux envions de 1 1 h 00. Dans un premier temps, le rectorat a refusé de recevoir une délégation au motif qu’aucune demande d’audience n’avait été demandée au préalable via le chef d’établissement. Ce refus n’a pas entamé la détermination des élèves qui, devant cette marque de mépris, ont décidé de bloquer les accès du rectorat.
Ce blocage et l’intervention téléphonique de Mme Thomassin ont conduit le rectorat à réviser sa position : vers 13 h 00, trois représentants des personnels et trois élèves ont été reçus. La délégation n’a obtenu aucune réponse : des ajustements sont toujours possibles d’ici le mois de juin !
Visiblement, le rectorat de Créteil ne prend pas la mesure de la colère et de l’exaspération des personnels, des élèves et des familles.
Demain mardi, les personnels se réuniront en AG pour se déterminer sur la suite du mouvement. La FCPE a lancé un mot d’ordre d’établissement désert, les familles étant invitées à ne pas envoyer leurs enfants ni au lycée ni au collège. L’administration de la cité scolaire en est réduite à envoyer des SMS aux familles leur disant que les cours seront assurés.
Nul doute que les familles et les élèves ne se laisseront pas impressionner par cette tentative de pression tant l’enjeu est à leurs yeux importants.
L’exceptionnelle mobilisation de la cité scolaire trouve maintenant des relais médiatiques : France bleue, dès aujourd’hui, et Le Parisien, dans son édition de demain, démontreront au rectorat toute sa détermination.