kakadoundiaye
Abonné·e de Mediapart

325 Billets

7 Éditions

Billet de blog 19 juin 2013

Ouf!! l'accord de Ouaga est signé

kakadoundiaye
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

OUF !!

Depuis bientôt 15 jours, à Ouagadougou,  une délégation des touaregs – MNLA et Haut Conseil-HCUA- représentant l'aménokal- et les autorités maliennes sous la conduite de  Tiebile Dramé, discutent de la question de Kidal, de l'entrée des troupes maliennes dans ce réduit touareg., de la tenue des élections le 28 juillet prochain, du désarmement des touaregs, - de leur cantonnement- et des suites judiciaires à donner à leur déclaration d'indépendance qui s 'est soldée par la mort d 'une vingtaine de soldats maliens à Aguelhok- Ces négociations, conduites par D jibril Brisssolé, Ministre des Affaires Étrangères du Burkina et délégué de la CEDEAO, viennent d'aboutir après de nombreux allers et retours entre Bamako et Ouaga et la pression de Paris et d'Abidjan. Au grand soulagement de la communauté internationale qui voit là un processus tendant à désamorcer le syndrome de Kidal. La communauté touareg a accepté le principe selon lequel l'armée malienne et l'administratioin territoriale malienne pourraient s'installer à Kidal sous la direction d'une Commission comprenant 4 maliens et 4 touaregs devant fixer le calendrier et surveiller son exécution, le tout sous le contrôle de la France et de l'ONU – Minusma- afin que des élections puissent se tenir dans les conditions optimales.

Il a par ailleurs était prévu que le statut de l'Azawad serait négocié avec des autorités légitimes après les élections et que les suites judiciaires seraient en partie abandonnées sauf ce qui concerneraient les poursuites internationales.

Il est bien évident que cet accord accouché aux forceps ne tiendra que sous le contrôle et la volonté de la France et de la CEDEAO . Derrière, Sanogo, dont le sort est curieusement laissé de coté par les autorités tant maliennes que françaises et régionales, continue à agir et à attiser le ressentiment malien contre ces «  blancs » qui ont tué une vingtaine de soldats dans des conditions et sous des formes hautement sauvages et répréhensibles à Aguelhok et derrière lui toute une partie de la classe politique qui entend utiliser ce ressentiment voire cette réaction ethnico-raciste à son avantage lors d'élections qui, outre le fait de se passer dans des conditions pour le moins discutables en l’absence de carte d’identité et de cartes d'électeur, du nombre des réfugiés loin encore d'envisager le retour soit au pays soit dans leur région d'origine où ils pourront prouver leur identité, organisée dans la précipitation risque fort de voir ré-apparaître ceux dont plus personne ne veut plus au Mali , cette classe politique à l'origine de toutes les corruptions, détournements et incompétences y compris militaires.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — International
Être LGBT+ en Afghanistan : « Ici, on nous refuse la vie, et même la mort »
Désastre économique, humanitaire, droits humains attaqués… Un an après avoir rebasculé dans les mains des talibans, l’Afghanistan n’en finit pas de sombrer. Pour la minorité LGBT+, le retour des fondamentalistes islamistes est dévastateur.
par Rachida El Azzouzi et Mortaza Behboudi
Journal — International
« Ils ne nous effaceront pas » : le combat des Afghanes
Être une femme en Afghanistan, c’est endurer une oppression systématique et brutale, encore plus depuis le retour au pouvoir des talibans qui, en un an, ont anéanti les droits des femmes et des fillettes. Quatre Afghanes racontent à Mediapart, face caméra, leur combat pour ne pas être effacées. Un documentaire inédit.
par Mortaza Behboudi et Rachida El Azzouzi
Journal
Un homme condamné pour violences conjugales en 2021 entre dans la police
Admis pour devenir gardien de la paix en 2019, condamné pour violences conjugales en 2021, un homme devrait, selon nos informations, prendre son premier poste de policier en septembre dans un service au contact potentiel de victimes, en contradiction avec les promesses de Gérald Darmanin. Son recrutement avait été révélé par StreetPress.
par Sophie Boutboul
Journal — Climat
Près de Montélimar, des agriculteurs exténués face à la canicule
Mediapart a sillonné la vallée de la Valdaine et ses environs dans la Drôme, à la rencontre d’agriculteurs qui souffrent des canicules à répétition. Des pans de récoltes grillées, des chèvres qui produisent moins de lait, des tâches nouvelles qui s’accumulent : paroles de travailleurs lessivés, et inquiets pour les années à venir.
par Sarah Benichou

La sélection du Club

Billet de blog
Céline, le trésor retrouvé - Oscar Rosembly (4/9)
Depuis longtemps les « céliniens » cherchaient les documents et manuscrits laissés rue Girardon par Céline en juin 1944. Beaucoup croyaient avoir trouvé la bonne personne en un certain Oscar Rosembly. Un coupable idéal.
par jean-pierre thibaudat
Billet de blog
Céline, le trésor retrouvé - L’inventaire (2/9)
Des manuscrits dont plusieurs inédits, son livret militaire, des lettres, des photos, des dessins, un dossier juif, tout ce que l’homme et l’écrivain Céline laisse chez lui avant de prendre la fuite le 17 juin 1944. Un inventaire fabuleux.
par jean-pierre thibaudat
Billet de blog
Céline, le trésor retrouvé - Une déflagration mondiale (3/9)
La veuve de Céline disparue, délivré de mon secret, l’heure était venue de rendre publique l’existence du trésor et d’en informer les héritiers… qui m’accusèrent de recel.
par jean-pierre thibaudat
Billet de blog
Céline, le trésor retrouvé - La révélation (1/9)
Comment, par les hasards conjugués de l’Histoire et de l’amitié, je me retrouve devant un tombereau de documents laissés par Céline dans son appartement de la rue Girardon en juin 1944. Et ce qui s’ensuivit.
par jean-pierre thibaudat