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Billet de blog 19 juin 2013

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Ouf!! l'accord de Ouaga est signé

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OUF !!

Depuis bientôt 15 jours, à Ouagadougou,  une délégation des touaregs – MNLA et Haut Conseil-HCUA- représentant l'aménokal- et les autorités maliennes sous la conduite de  Tiebile Dramé, discutent de la question de Kidal, de l'entrée des troupes maliennes dans ce réduit touareg., de la tenue des élections le 28 juillet prochain, du désarmement des touaregs, - de leur cantonnement- et des suites judiciaires à donner à leur déclaration d'indépendance qui s 'est soldée par la mort d 'une vingtaine de soldats maliens à Aguelhok- Ces négociations, conduites par D jibril Brisssolé, Ministre des Affaires Étrangères du Burkina et délégué de la CEDEAO, viennent d'aboutir après de nombreux allers et retours entre Bamako et Ouaga et la pression de Paris et d'Abidjan. Au grand soulagement de la communauté internationale qui voit là un processus tendant à désamorcer le syndrome de Kidal. La communauté touareg a accepté le principe selon lequel l'armée malienne et l'administratioin territoriale malienne pourraient s'installer à Kidal sous la direction d'une Commission comprenant 4 maliens et 4 touaregs devant fixer le calendrier et surveiller son exécution, le tout sous le contrôle de la France et de l'ONU – Minusma- afin que des élections puissent se tenir dans les conditions optimales.

Il a par ailleurs était prévu que le statut de l'Azawad serait négocié avec des autorités légitimes après les élections et que les suites judiciaires seraient en partie abandonnées sauf ce qui concerneraient les poursuites internationales.

Il est bien évident que cet accord accouché aux forceps ne tiendra que sous le contrôle et la volonté de la France et de la CEDEAO . Derrière, Sanogo, dont le sort est curieusement laissé de coté par les autorités tant maliennes que françaises et régionales, continue à agir et à attiser le ressentiment malien contre ces «  blancs » qui ont tué une vingtaine de soldats dans des conditions et sous des formes hautement sauvages et répréhensibles à Aguelhok et derrière lui toute une partie de la classe politique qui entend utiliser ce ressentiment voire cette réaction ethnico-raciste à son avantage lors d'élections qui, outre le fait de se passer dans des conditions pour le moins discutables en l’absence de carte d’identité et de cartes d'électeur, du nombre des réfugiés loin encore d'envisager le retour soit au pays soit dans leur région d'origine où ils pourront prouver leur identité, organisée dans la précipitation risque fort de voir ré-apparaître ceux dont plus personne ne veut plus au Mali , cette classe politique à l'origine de toutes les corruptions, détournements et incompétences y compris militaires.

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