La mémoire est volatile et l'on ne retient du passé qu'il soit lointain ou proche que ce que l'on veut bien retenir. Gommer et souligner sont les deux actions qui simultanément écrivent le présent et nous sert d 'analyse .
C 'est bien ce qui se passe avec le Président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta ( IBK) qui devient soudain un Père Ubu ridicule, concoctant des accords avec le mal et profitant de sa situation pour s' en mettre plein des poches . Ce qu'il est et nous le savions. Mais était le seul,en 2013, capable de désamorcer la grenade Sanogo, son adversaire, Cissé, ayant choisi de l'attaquer frontalement. Quant au reste c 'est à dire la corruption généralisée de tous les services et en particulier de l'armée, personne de crédible était décidé a affronter le monstre./ IBK n'était pas le plus mauvaise carte à jouer d'autant que la campagne électorale qui se déroula dans les pires conditions reçut l'aval d'un aréopage international de surveillants et de juges.

Nous ne répéterons jamais assez que la France n'avait, en intervenant au Mali, rien à protéger ni défendre sinon montrer aux yeux du monde africain et sa compétence et sa détermination à ne pas voir les troupes et groupes djihadistes s'étendre et gagner Bamako d'où il auraient fait peser sur le Niger une véritable menace.

Il aurait fallu alors, IBK dans les bottes de la Présidence et sachant ce que nous sachions, que nous le laissions définir une non-politique à l'image de la non-politique développée par le Quai d 'Orsay. La non- analyse française sur les groupes qui se disent relever de l'Azawad, la compréhension que nous devions en avoir et les soutiens que nous devrions éventuellement leur apporter, car c 'est bien cela mener une politique étrangère, on permit au problème de Kidal de se développer de faire métastases, l'armée malienne se montrant et incapable de faire face et incapable de se taire, accroissant les mécontentements alors que par ailleurs les katibas djihadistes ouvraient grand leur porte et leur soutien. D'où l'échec des accords d 'Alger . Revers cruel tant pour IBK que pour la France. Le premier devant de surcroît faire face aux juges français, la France ayant de l'autre coté perdu la crédibilité acquise par son soutien armée.
Il y a beau jeu aujourd'hui de lancer tomates et choux pourris sur le guignol IBK se plaçant en tête de cortège de la manifestation de "je suis charlie" alors que dans le même temps il s'offrait sur les crédit F MI, un avion Boeing et discutait ristournes avec Tomi, bandit corse.
Le problème est bien, et les compétences ne manquent pas en France, de défini;r une ligne politique, de réfléchir à ce qu'est l’État en Afrique et ce que sont les familles ou tribus , ce qui les défini, et leurs relations avec le pouvoir.  

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.