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Billet de blog 27 septembre 2010

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Sahara : un desert à quatre bandes; essai pour comprendre ce qui se passe au Niger et l'enlèvement des otages.

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Les faits :

A la suite des interventions armées mauritano-françaises pour libérer un otage français, Michel Germaneau, assaut qui fit sept morts parmi les rebelles sans permettre de libérer Germaneau qui mourut peu après

l'enlèvement de sept personnes au Niger sur le site d 'Areva laisse penser qu'il s'agit de la même bande armée dite AQMI-Al Quaïda Maghreb Islamique- qui a d 'ailleurs revendiqué l'enlèvement.

Quels sont les intervenants, quels sont les enjeux, que se passe t -il vraiment.?

Les enjeux.

Enormes. Il s 'agit de l'approvisionnement en Uranium de la France tant sur le plan civil ( 80 % de la production éléctrique) que militaire. La France est encore plus urano-dépendante que petro-dépendante.

Ces enjeux sont énormes aussi en termes geo-politiques . Beaucoup veulent y voir l'ouverture par l'Islam salafiste et wahabbite - Al Quaïda- dirigée par Ben Laden, relayé par l'ex GIA algérien, et par l'AQMI d'un nouveau front de la guerre contre l'Occident mené par Al-Quaïda et portant sur son point le plus sensible

Les intervenants.

Quatre élements, quatre bandes, quatre entités complexes et traversées de contradictions qui s'interpénètrent et se modifient sans cesse .

1-Areva d 'abord

a) l'une des premiers grands groupes mondiaux nucléaires. Groupe mondialisé Areva réalise quasi 60 % de son chiffre d 'Affaires en Europe et 15% en Amérique du Nord.
Areva est le troisième groupe mondial pour les energies renouvelables.

Elle extrait plus de 25% de ses besoins en minerai au Niger où elle est implantée depuis 50 ans.

Elle a, sur place, passé contrats avec Vinci (dont la filiale Sageon-Saton est issue des entreprises de travaux publics en Afrique Sainrapt et Brice), est au capital de deux societés en charge de l'exploitation directe sur deux de ses sites: Somair (crée en 1968 détenu par Areva à 70% et par ONAREM société d'état nigérienne 30%, la Somaïr emploi 530 personnes) et Cominak crée en 1974 détenu par Areva a 34% , Onarem a 25% par Ourd société japonaise à 25% et par l'espagnol Enusa à 10 % .

b) Mais l'uranium , la production de minerai d'uranium n'est pas une production minière comme une autre.C'est évident . Le prix de l'uranium a été multuplié par 10 entre 2003 et 2007. Actuellement la production ne couvre que la moitié des besoins, les stocks fournissant le complément mais s 'épuisant.En 2007 la société canadienne Global Uranium Corporation a obtenu 4 contrats dans la région d’Agadez. Les Chinois, nouveaux venus sur le marché,gros demandeurs, gros corrupteurs en ont obtenu une dizaine.

Areva n’est plus seule au Niger.Elle est encore la première.Elle a surtout signé un contrat d 'exploitation pour un nouveau siste, celui d'Immouren, qui doit augmenter sa capacité de production d'un tiers et la situer au deuxième rang mondial.

2-le pays et le Gouvernement nigérien

a) Le Niger se classe dernier dans le monde en terme d’Indice de Développement Humain (IDH). 63 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Seuls 17 % des Nigériens sont alphabétisés. L’état sanitaire est catastrophique. L’espérance de vie à la naissance s’élève à 44 ans ,une des plus basses du monde. La mortalité infantile est de 150/1000. La malnutrition chronique touche un enfant sur deux. Il n’y a que 3 médecins pour 100 000 habitants.

Alors que les regards internationaux se tournent vers l'enlèvement de 5 otages français la faim continue à tuer 4 enfants par jour.

b) Pendant quasi 20 ans -1974-1993- Le Niger a vécu sous la dictature policière et relativement austère du Colonel Kountche formé en France et francophile pour connaitre en 95 puis en 96 deux coups d'état ( Maïnassara devient Président, soutenu par le colonel Moussa Gros), en 96 l'assassinat du Président et enfin un nouveau coup d 'Etat perpétré par le Colonel Tandja.

Au pouvoir depuis 2000 Le Colonel Tandja a su développer une politique de renégociation des contrats d'uranium en quittant le pré carré français - ouverture à la concurrence surtout chinoise que prépare son fils nommé Amabssadeur à Pékin. Il a du aussi affronter les resurgences de la rebellion touaregue que les accords de 95 , signés sous l'égide du Mali de l'Algérie et de la France, avaient temporairement éteinte.

Accords de 1995 non tenus d'apres Aghali Alambo du MNJ . "Ce qu’on demande, précise -t-il lors d'une interview en 2009 c’est un réel partage des richesses générées par l’exploitation de l’uranium et du pétrole, une vraie décentralisation, pour que cet argent. serve en priorité à des projets de développement dans la région. » Jusqu’à présent, seuls 15% des bénéfices des compagnies minières étrangères vont aux collectivités locales. Le mouvement rebelle voudrait que ce chiffre passe à 50%. Il a les moyens de se faire entendre. Le 19 avril, le MNJ attaque en pleine nuit un site de prospection d’Areva près d’Imouraren, tue deux gardes et s’empare de six voitures. « Un avertissement », dit un communiqué de la rébellion. . Fin juin, les autorités nigériennes expulsent le Monsieur Sécurité de la compagnie française, un ancien attaché de défense à l’ambassade de France à Niamey. On lui reproche d’être entré en contact avec le MNJ pour protéger les intérêts de son employeur.

Le Niger, avec 11 % des réserves mondialesd’uranium, fait l’objet d’une convoitise de la part des acteurs internationaux de l’uranium qui n’avaient pas jugé jusque là utile ou possible d’entrer dans ce qui était considéré comme la chasse gardée de la France. Mais les temps ont changé, la puissance française n’est plus ce qu’elle était, et les dirigeants nigériens ne se sentent plus tenus d’entretenir un rapport exclusif avec l’ex-métropole. Anglo-saxons et Chinois commencent à courtiser-soudoyer et corrompre le gouvernement nigérien au milieu des années 2000 dans le but d’obtenir des concessions et des permis d 'exploitation.

c) Enfin,Alors que les citoyens nigériens s’apprêtaient à se rendre aux urnes en décembre 2009 pour élire un nouveau Président de la République (la Constitution du Niger interdisant au Président en exercice de se représenter pour un troisième mandat), le Président Colonel Tandja Mamadou en décida autrement. Dans l’objectif de prolonger son mandat de 3 ans, le Président a unilatéralement décidé de réviser la Constitution par voie de référendum, dissous la chambre .Un coup d'état militaire a mis fin le 18 février 2010 à son aventure. A l’issue d’une réunion du Conseil des ministres, un groupe de militaires se sont emparés du pouvoir par la force en séquestrant le président Mamadou Tanja et ses ministres. Le soir même, les militaires putschistes annoncaient la création d'un "Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSDR), sous la direction du Chef d 'escadron Salou Djibo 14 septembre, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Niger publiait le calendrier définitif de l'élection présidentielle. La date du premier tour a été repoussée du 3 au 31 janvier 2011 et le second, si besoin est, se tiendra le 12 mars au lieu du 14 janvier.

3-Le Mouvement Touareg

Le mouvement touareg est ancien . Il entend, sur ce qu'il considère comme son territoire, le Sahara, un tiers du pays au Nord, se considérer comme maitre et en particulier négocier avec ceux-Areva entre autre- qui, dans ce même désert, extraient des richesses dont une partie-30%- revient non au pays mais au sud du pays, et pas à eux, gens du Nord mais aux ggens et politiciens du Sud. Cette négociation-rebellion s'effectuant sur trois thèmes principaux .

a) Le premier est relatif à la sécurité sanitaire des exploitations où sont employés de nombreux targui, à la suite de l'étude effectuée par Sherpa et la Crirad démontrant que la societé Areva ne respectait pas les normes sécuritaires obligatoires sur les sites uranifères.

b)Le deuxième porte sur la sécurisation du site, que les targui voit d'un mauvais oeil confiée aux Forces Armées Nigériennes, et sur l'emploi de personnel touareg.

c) Il demande enfin que la partie nigérienne de l'exploitation soit reversée à la Région Nord à hauteur de 50% et non à 15% . Le MNJ s 'appuie en outre sur les déclarations de l'ONU sur les peuples autochtones qui ne peuvent en aucun cas être combattus ou expulsés de leurs territoires.

IL s 'agit en fait de la réactivasion des conflits et oppositions entre le Nord, farouchement attaché à sa tradition nomade et touareg et le sud à l'islam sédentaire

Dés les années 2008 Areva comprend qu'il ne saurait y avoir de paix sans en passer par une négociaton avec le mouvement touareg (MNJ- Mouvements des Nigériens pour la Justice). Elle met en place une politique sanitaire encore bien imparfaite mais réelle au sein des équipes de travailleurs et confie sa sécurité en partie aux touaregs ce qui lui attire les foudres du pouvoir et plus particulièrement du Président et des FAN (Forces Armées Nigériennes) qui voit leur échapper et le controle territorial du Nord et le pactole que constitue pour les militaires la protection bien payée des sites de production et la reconnaissance in facto des MNJ alors que ces groupes auraient du au terme des accords de Ouagadougou de 1995 disparaitre.

Depuis le renouveau de la crise du Nord-Niger et de la création du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), en 2007, le pouvoir de Niamey a toujours refusé de parler de rébellion pour qualifier la résistance touareg, utilisant la formule consacrée, « des bandits armés et des terroristes ». Pour Niamey, la seule motivation de ces mouvements était d'obtenir et conserver la main mise sur les trafics d'armes et de cocaïne. Et durant des mois, des combats sans merci ont opposé les deux parties, terrorisant les populations locales Les premiers frémissements d'un changement datent de février 2009, lorsque le gouvernement prend l'initiative d'organiser un forum pour la paix : officiellement, une rencontre entre les différents acteurs du nord du Niger mais aussi du Mali, pour échanger les expériences et trouver des solutions.

Car il s'agit aussi de controler les trafics sahéliens de cigarettes, de cocaïne, de migrants, d'armes, qui grace à l'extrême porosité des frontières que personne ne peut surveiller, alimentent la Libye l'Algérie, le Bénin, le Burkina, la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée le Mali et le Tchad

Aussi quand le guide libyen appelle le 15 mars 2009 les mouvements touaregs à déposer les armes et à rechercher la paix, quand il voyage au Niger comme porteur de paix, et organise en Octobre 2009 un grand raout de dépôts des armes où sont invités Ibrahim Bahanga, Ghali Alambo, Hemto, Abibi, tous les chefs touaregs tant nigeriens que maliens,il intervient au coeur d'un noeud de vipères où derrière les oppositions Gouvernement/ MNJ touareg ( ou si l'on veut Nord/Sud) se dissimulent d 'autres clivages plus complexes. La cocaïne et les routes de migrants, les cigarettes et les armes empruntent desormais les routes du désert. La jeunesse traditionelle, comme le raconte Freund, Directeur -créateur de la Compagnie Le Point- se détourne des anciens et aspire à consommer. Il ne s 'agit plus de gagner le respect des gouvernants de Niamey et le droit aux basses besognes, les prédicateurs venus du Pakistan, les trafiquants venus du Mexique ou de Colombie ont mieux a offrir et plus rapidement. Le Sahara est devenu une plaque tournante dont les maitres du jeu sont les touaregs qui jouent tantôt l'un, gouvernement nigerien, tantot l'autre, tantot l'un, le trafic tantôt l'autre la tradition, tantot Areva tantot AQMI.

" Nous ne sommes ni des fondamentalistes ni des salafistes. Nous n’avons rien à voir avec les Algériens du GSPC ou avec les terroristes d’Al-Qaida. Nous sommes la Jeunesse arabe du Niger. Nous aussi, nous en avons assez des discriminations. C’est pour cela que nous avons rejoint nos frères touaregs. Nous avons les mêmes problèmes avec le pouvoir, les mêmes objectifs qu’eux. »commente Alambo l'un des chefs historiquesdu MNJ réfugié à Tripoli et dénoncé par les siens demeurés sur le terrain.

Mais pour Mamadou Tandja, le Président, les touaregs sont des « bandits » et des « trafiquants ». C’est lui, Mamadou Tandja, qui a mené la répression sanglante qui fit à l’époque des centaines de morts parmi la jeunesse touareg. Personne, dans les rangs du MNJ, ne l’a oublié. A l’évidence, il n’entend pas changer de stratégie. Il a envoyé vers le nord pas moins de 4 000 soldats pour mater coûte que coûte la rébellion.Le MNJ réclame une meilleure application des accord de paix de 1995 qui avaient mis fin à la révolte touarègue des années 1990, notamment les clauses prévoyant leur réinsertion socio-économique et la priorité d’emplois au profit des autochtones par les sociétés minières

De toute façon le "terrain" a tranché . On n'appelle plus le Chef historique des Islamistes salafistes que Mister Marlboro.

4) l'AQMI

Le GIA algérien abandonnant le bled algérien- vers la fin des années 90- s 'est reconstruit sur des bases plus au sud sous le nouveau nom de GSPC que commande Bel Mokthar. Un de ses lieutenants Droukdahl se recommande de Ben Laden et le groupe, une centaine d 'hommes, décide de prendre le nom de Al Quaïda pour le Maghreb Islamique (AQMI) au nom du quel il commence, commandé par Zeid, a perpetrer des attentats en Mauritanie et a en combattre l'armée puis, plus au Sud encore où jusqu'alors il n'entrait pas, Mali, Niger. Il rencontre alors la population autochtone, les touaregs, et les trafics.

l'AQMI qui se reclame de Ben Laden et brandit bien haut le drapeau salafiste est en fait malgré le coté spectaculaire de l'enlèvement de ces 7 otages en perte de vitesse. Elle ne dispose que de quelques deux cents combattants et ne reçoit de l'Arabie Séoudite aucun subside. Elle est devenue au fil des ans un des acteurs clé des trafics multiples en particulier de cocaïne et de migrants. Bien sûr, l'organisation communique beaucoup via des discours et des vidéos mises en ligne sur Internet. Mais cette puissance est seulement virtuelle. L'allégeance à Al-Qaïda s'est faite sur le mode de la cooptation, par vidéo interposée sur lesquelles figurait Zawarih (le bras droit d'e Ben Laden et idéologue d'Al-Qaïda).Al-Quaïda est plus un drapeau que l'on brandit qu'une organisation .Alain Chouet, chef éminent du Renseignement français ( DGSE), pense que depuis 2002 nous avons affaire à une instrumentalisation générale de Ben Laden et d'Al Quaïda. Même si elle donne une légitimité à l'AQMI dans les milieux djihadistes, elle est essentiellement symbolique Il y a en fait peu de liens directs entre les deux entités. Peu de combattants algériens ont ainsi été envoyés sur les différents fronts du Djihad comme en Afghanistan Et peu de combattants étrangers sont venus en Algérie, au Mali...peu de combattants sinon aucun,aucune directive et aucun soutien logistique ou armé.

Cette faible coopération ne s'explique pas seulement par les problèmes de géographie. Dans les années 90 et au début des années 2000, les responsables islamistes basés à Londres se sont toujours méfiés du GIA, l'ancêtre de l'AQMI. Beaucoup de leaders du GIA avaient en effet été retournés par la sécurité algérienne, qui avait bien réussi à intégrer le mouvement. Cette méfiance perdure et beaucoup pense et avance l'idée que Zeid qui apparait comme le chef direct de la bande qui a enlevé les otages Areva-Vinci est plus dans une surenchère visant à lui assurer la suprématie au sein des groupes éparpillés de l'AQMI que l'exécutant d'ordres précis venant du Pakistan avec lequel il semble n'avoir aucun lien. Nous ne serions donc pas dans un des avatars d'un nouveau conflit Orient/Occident, versus Al-Quaïda/ France mais dans un conflit de fort basse intensité où une bande de mafieux habitués de trafics de cigarettes veut pèter un plus haut qu'elle n' a la cul en s 'en prenant et à la France et à Areva et au Gouvernement Nigérien.

Avec succés dans un premier temps. Mais l'on peut se poser la question de savoir comment un groupe peut se déplacer dans le désert sans qu'aussitôt tout le monde soit averti, se poser la question de la pertinence des drones et autres avions d 'observation quand il suffit d 'avoir un homme à soi dans un quinzaine de villages où obligatoirement les rapteurs doivent passer pour prendre et eau et carburants.

Serions nous dans les derniers rebondissements du conflit entre Areva et Tandja et que les discussions avec le nouveau pouvoir n'aient pas encore été rétabli ?

Quel rôle peut et doit jouer Khadafi que l'on ne peut oublier et dont on parle si peu. Quel rôle peut et doit jouer l'Algérie dont les services collaborent étroitement avec ceux de Paris.?

Comment, au regard de l'enjeu, a-t- on pu laisser se développer dans le desert, qui est l'endroit le plus vulnérable du monde, des trafics d'armes, de cocaïne, de migrants qui constituent le socle financier d'un combat religieux et idéologique?

Post scriptum /

De plus en plus l'AQMI semble poser question:

Est-ce, comme je le pense, une bande de voyous shootés à un Islam barbare et médiéval - s'opposant donc frontalement au capitalisme triomphant -plus occupés pourtant d 'eux-mêmes que de leur cause, se pardonnant tout au nom d 'Allah ( le vol, le rapt, la mort, le massacre, la vengeance..) pour n'avoir pas à se juger eux-mêmes, à se voir tels qu'ils sont, de petits voyous cruels qui ont su s 'armer et s'organiser en bandes grace à la cocaïne, au shit, aux migrants, aux circuits des cigarettes et, devenus importants, se hausser du col, jouer les martyrs ou les héros, Guevara dérisoires et stupides, sans avoir eu jamais à douter, questionner et chercher à comprendre, récitant obtus un code dont ils ne lisent que leur seul désir de puissance, sans plus d'avenir et de raison qu'une abeille saoule de miel et de sa vrombrissante suffisance?

Ou un groupe déterminé à l'obédience stricte, aux règles claires dictées par un Centre attentif et dirigeant, Al Quaïda, section historique, qui depuis le Pakistan, impose sa doctrine et militaire et religieuse.?

Quoiqu'il en soit et aujourd'hui plus que jamais il importe de voir et comprendre que la violence de la subversion n'est que l'exact contraire et reflet de la corruption d'un humanisme que la France et l'Occident ont allègrement foulé aux pieds et que l'AQMI n'est qu'une réponse parmi d 'autre, comme Al Quaïda, aux manquements d'une recherche aveugle de profits maximum et rapides.

Pour Areva il importe de prendre la mesure de sa responsabilité et d'engager avec le Gouvernement Nigérien des rapports des discussions et des compromis où il lui revient d'assurer la formation et la sécurité de ses travailleurs mais aussi de leur famille. Pechiney, qui extrayait de l'alumine, il y a plus de 40 ans ,assurait déja quand il était en Guinée, une politique d 'assistance et de soutien, s'engageait dans des actions développementistes qu'Areva passe à la trappe. Il y a une responsabilité de l'environnement social et naturel qu'Areva a eu tendance à sous-estimer et le rapport de la Crirad qui souligne le scandale d'une insécurité au travail sur les champs uranifères d Airlit, ne semble pas, de l'avis de tous, avoir été pris suffisamment au sérieux alors qu'il convient au contraire d'étendre cette responsabilité au risque d'un rendement moindre mais d 'une paix retrouvée.

Pour le Gouvernement nigérien de Djibo il est clair également qu'il n'est pas, nouvellement embarqué, à la hauteur des enjeux. Il importe qu'il définisse une ligne de conduite vis a vis des touaregs, qu'il s'appuie éventuellement sur Areva pour prévenir les famines au Nord comme celle qui decima les campements touaregs il y a dix ans. Qu'il abandonne la vision tandjanienne de ne voir dans les dissidents du Nord, luttant pour un meilleur partage des richesses, qu'une bande de terroristes. Le sont -ils qu'ils ne le doivent qu'à cette vision que le pouvoir nigerien, qui les réprima violemment, eut d 'eux.

Seul un changement d 'optique dans les rapports entre gouvernements, exploitants, et peuple peut permettre de sortir du tunnel et de l'enfer et assecher les aventures dissidentes ...dont celle qui semble remettre en cause Djibo à la tête de la Junte.A la fin du mois d 'Octobre une nouvelle constitution devrait être adoptée. Elle fixe en avril 2011 la date des futures élections.

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