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Billet de blog 27 septembre 2012

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Mali -L'Onu , la guerre, et la réalité

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Après un discours très va-t-en-guerre de Hollande à la tribune de l'ONU, s'achemine – t-on vers une solution militaire au Mali ?

Mais que signifie une solution militaire dans un pays où le Président par intérim, à peine revenu au pays après une agression, voit son autorité chaque jour battue en brèche par un turbulent capitaine putschiste, Sanogo,  qui entend continuer à jouer les trouble-fêtes, dicter la politique du pays et ses relations avec la CEDEAO et fait fi des avis de plus en plus timorés et inaudibles d'un Premier Ministre qui joue les divas ?

Que signifie une solution militaire de la CEDEAO, 3300 hommes  au service d'une armée malienne qui compte plus de généraux incapables, incompétents et corrompus que de soldats ?

Que signifie « libérer le Nord » quand les militaires » bérets verts » n'obéissent qu'à Sanogo et sont ouvertement en lutte contre les « bérets rouges «  et les forces de Police contre lesquelles ils viennent de s'affronter dans la Capitale faisant plusieurs morts et blessés ?

Quand le médiateur de la CEDEAO,Blaise Campaoré, largement compromis dans de nombreuses rebellions sanglantes -dont la Cote d 'Ivoire-en Afrique et même d'avoir laissé transiter des armes à destination du Mujao, un des groupes les plus extrémistes de ce même Nord-Mali, est délibérément écarté par le même Hollande qui à la Tribune demande au Secrétaire Général de nommer un « émissaire » ?

Que signifie cette solution quand le MNLA – Mouvement National de Libération de l'Azawad-demande depuis longtemps à être entendu et, alors qu'il représente un des éléments clef d'une reconquête par sa connaissance du terrain et ses armes, que personne ni à Bamako ni à Ouagadougou ne veut écouter à tel point qu'il menace de s 'allier aux forces de l'AQMI, ces frères ennemis avec lequel ils formeraient une alliance difficile à vaincre ?

Que signifie une reconquête du Nord alors qu'aucun projet de développement n'est mis sur la table. Pourquoi les gens du Nord et en particulier les touaregs accepteraient ils de rejoindre un Mali qui les a oublié pendant tellement longtemps et qui ne se pose pas le problème des raisons de leur demande d'indépendance ni de leur ré-insertion dans le corps national. ?

N'y a t il qu'un « danger terroriste »au Nord Mali ? Et pourquoi ce danger devient il chaque jour plus fort que l'on craint qu'il ne gagne le Sud et Bamako même ?

Est-ce seulement un danger terroriste ou un déni de démocratie, une corruption généralisée qui fait que plus personne n'a foi en l'autorité car toute autorité est d 'abord concusion à commencer par l'armée et ses 53 généraux, ce «  parlement » de « cohésion nationale » qui vient arbitrairement d 'être désigné et compte plus de 33 ministres sans compoter les faisant fonction de ministres affectés à la primature et qui depuis de longs mois ne font strictement rien, sinon s'agiter dans un pays coupé en deux et qui comptant moins de dix millions d 'habitants a plus de 150 partis politiques ?

En 2007 l'Association des Mairies Francophones -AIMF- avait décidé  d'aider le Mali à mettre en place matériel et formation des agents et d'assurer un suivi méthodologique afin que le Mali puisse disposer d'une base d'Etat-Civil et partant une base électorale. En 2009 et malgré un budget alloué de 11 milliards de Francs Cfa-18 millions d 'euros- elle contaste lors d'une évaluation "la faiblesse de l'engagement de nombreux acteurs" et décide de confier à la Sagem -Safran- la mission alors que le Général Kafougouna Koné responsable Ravec  c est à dire d'une mission chargée d'établir des listes électorale est  désavoué et  qu'à la tête de  la CENI - c'est à dire le Centre de supervision électorale- un membre du Conseil Islamique est nommé!!!! alors que chacun sait que ce Conseil qui n'a rien à voir avec la foi est un repaire notable de gredins... Mais comment se fait -il qu'on ne parle plus jamais d'élections au Mali?

Par ailleurs,

« Nous sollicitons la mise en place d’une force internationale composée de tous ceux qui veulent et peuvent nous aider à reconquérir les territoires occupés », a déclaré le Premier ministre malien devant les chefs d’Etats réunis pour un sommet spécial de l’Onu sur le Sahel. Un appel qui a sonné comme une provocation à Kati où on continue à ruminer l’acceptation par le Mali des conditions posées par la Cédéao pour apporter un soutien logistique et militaire pour la reconquête des trois régions nord du pays occupées depuis des mois par les islamistes. Si les membres de l’ex-junte peuvent s’accommoder de la présence des soldats de la Cédéao, ce ne sera pas, disent-ils,  pour tous les pays.
» Le Mali est membre de la Cédéao et a participé à des missions de cette organisation composée seulement de pays frères et amis avec qui on a beaucoup de choses en commun. Notre pays ne passera pas sous contrôle de forces étrangères « , mettait ainsi en garde un capitaine proche du chef de l’ex-junte, le capitaine Amadou Haya Sanogo, qui, selon de sources concordantes, est en colère contre le Premier ministre dont il a même soutenue la nomination.
» Cheick Modibo Diarra n’a pas mandat d’aller demander à n’importe qui de venir au Mali. Nous avons signé un accord avec la Cédéao et nous ne permettrons plus d’autres soldats sur notre territoire « , a menacé un autre proche du capitaine Sanogo dont la relation avec le  Premier ministre de la transition s’est totalement détériorée depuis plusieurs semaines. Les putschistes étaient favorables à son départ car l’espoir placé en lui pour mobiliser la communauté internationale a été déçue.Les manifestants - 300 à 400 personnes selon la police, 800 selon les organisateurs - ont marché jusqu'aux abord du ministère de la Défense, pour soutenir l'armée malienne souveraine, a déclaré le président de la COPAM, Younouss Hameye Dicko. Au son d'une musique militaire, les manifestants arboraient trois grandes banderoles sur lesquelles on pouvait lire la COPAM soutient l'armée pour la libération du Nord ou l'arrivée de la Cédéao déclenchera la guerre civile au Mali.

La COPAM, réputée proche de l'ex-junte qui a mené le coup d'Etat militaire du 22 mars, rejette l'accord entre la Communauté des Etats de lAfrique de lOuest (Cédéao) et le Mali, annoncé le 23 septembre. Cet accord prévoit le déploiement d'une force ouest-africaine pour appuyer l'armée malienne dans la reconquête du nord, occupé depuis six mois par des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Derrière un grand drapeau malien, les marcheurs scandaient: à bas la Cédéao, à bas Blaise Compaoré (président burkinabè et médiateur), à bas Yayi Boni (président du Bénin et de l'Union africaine), à bas Alassane Ouattara (président de la Côte d'Ivoire et de la Cédéao).

Ils accusaient le président malien de la transition, Dioncounda Traoré, d'avoir bradé la dignité malienne en ayant demandé à l'ONU son feu vert pour le déploiement au Mali d'une force militaire internationale.

Amener des forces étrangères au Mali, nous sommes contre! Nous ne nous opposons pas à un soutien international si cela répond aux besoins de l'armée malienne clairement exprimés - logistique, renseignement, formation, appui aérien - mais il faut s'en tenir à ça, a déclaré à l'AFP Nouhoum Keita, du parti Sadi (Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendane) dont le président, Oumar Mariko, était présent.

Les manifestants exigeaient également que la Cédéao libère les armes de l'armée malienne bloquées dans différents ports ouest-africains -Dakar et Konakry-depuis le coup d'Etat de mars qui avait renversé le régime du président Amadou Toumani Touré. A une délégation de manifestants, le secrétaire général du ministère de la Défense, le colonel Major Mamadou Idrissa Coulibaly, a assuré que "des négociations au plus niveau sont entreprises pour libérer nos armes bloquées dans les ports de Conakry et de Dakar.

Le 29 septembre,  à titre d'illustration,

Le syndicat national des commissaires de police du Mali "déplore que du simple grade de sergent, certains policiers sont devenus inspecteurs, sergents chefs et du simple grade d' adjudants, d' autres sont devenus commissaires, inspecteurs, entre autres", ajoutant que "tout cela a été fait avec la complicité du Syndicat de la Police nationale (SPN), et le soutien du capitaine Sanogo (Amadou Haya Sanogo, N°1 de l' ex-junte militaire, Ndlr). Ce, en récompense, disent-ils, de leur participation aux événements du coup d' Etat du 22 mars dernier".

Le secrétaire général de ce syndicat, le commissaire de police Ousmane Diallo, a indiqué que "la procédure administrative de cette promotion est nulle. Nous demandons le retrait pur et simple des actes de nomination".

Evoquant les raisons qui "justifient leur révolte", M. Diallo a laissé entendre que "les articles 120 et 121 du statut de la police prévoient les cas de blessure lors d' une mission et les cas de service exceptionnel rendus pour les promotions à titre exceptionnel. Cependant, tel n' est pas le cas de la présente promotion à titre exceptionnel en du 21 septembre 2012".

Selon M. Diallo, "le capitaine Sanogo ne devrait pas intervenir dans la promotion des fonctionnaires de la police nationale. Par ailleurs, quelle que soit la situation, notre syndicat ne va pas renoncer à notre requête d' annulation. Nous allons continuer à soutenir notre position contre cette promotion hasardeuse à la police nationale, à travers les moyens légaux, prévus par la loi".

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