Violences policières... pas seulement.

On parle beaucoup de dérive dramatique des violences policières depuis que Macron a ordonné une politique musclée contre toute contestation orchestrée notamment par le préfet Lallement à Paris. On parle moins des violences judiciaires, lesquelles fleurissent depuis quelques mois.

Un citoyen de Prades, ville dont Jean Castex fut maire durant 13 ans, en a fait la dure expérience. Ce citoyen s'est vu condamner par défaut à 2 ans de prison avec sursis alors que l'huissier lui a remis la convocation le lendemain de la date de l'audience. Cela se termine bien, le parquet a accepté qu'il fasse opposition à ce jugement, lequel est de fait annulé.

Plus grave sont les agissements du Tribunal de Police de Perpignan qui a recours aux jugements par défaut, notamment pour les contraventions liées à la première période d'assignation à résidence de toute la population française au printemps dernier. La stratégie est d'ignorer les contestations de contraventions sans informer l'intéressé et de ne pas les convoquer en audience.

Les citoyens découvrent qu'ils sont condamnés uniquement lorsque leur compte en banque est saisi sans le moindre préavis! Cela occasionne généralement des frais de banque (tiens, Macron était banquier...), punition additionnelle infligée à tous, même innocents.

Cette dérive judiciaire est bien sur indigne d'un pays démocratique, notamment du “pays des droits de l'homme”. Les citoyens sont invités à lutter contre ce déni de justice qui peut tous les affecter.

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