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Billet de blog 7 septembre 2025

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Coca-Colonisation : Quand une Boisson Devient un Symbole d’Impérialisme Culturel

Saviez-vous que votre canette de Coca-Cola cache une histoire d’impérialisme, de santé menacée et même de complicités dans des conflits comme Gaza ? Plongez dans l’univers de la "Coca-Colonisation" : une conquête sucrée qui a façonné nos vies, au détriment des plus vulnérables.

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En 2025, alors que la mondialisation fait débat, le terme "Coca-Colonisation" reste d’actualité. Ce mot, né dans les années 1940 en mêlant "Coca-Cola" et "colonisation", décrit l’expansion de la culture américaine via ce soda iconique. Plus qu’une boisson, Coca-Cola impose un mode de vie consumériste. Derrière son image pétillante se cache une histoire d’exploitation et de résistance. Décryptons ce phénomène et ses enjeux actuels.

Origines et Expansion

Le concept naît durant la Seconde Guerre mondiale, quand Coca-Cola fournit son produit à 5 cents aux soldats américains, ouvrant 64 usines près des fronts. Après 1945, la marque s’installe en Europe, incarnant la prospérité américaine dans les décombres. En France, les communistes y voient un outil d’espionnage, tandis qu’en Autriche, Reinhold Wagnleitner (1994) le qualifie de "mission culturelle" anti-communiste. Ce soda devient "l’Amérique en bouteille", popularisant jeans et rock.

Impact Culturel, Économique et Humain

La Coca-Colonisation a uniformisé les goûts, éclipsant les traditions locales comme le thé en Chine ou le vin en France. En 2025, Coca-Cola domine 46 % du marché mondial des sodas, avec 43 milliards de dollars de revenus (2024). Mais à quel prix ? Des études lient sa consommation à une hausse du diabète de type 2 dans les pays pauvres, un "génocide sucré" masqué par des pubs festives. Les petits producteurs locaux, écrasés, voient leurs moyens de subsistance menacés.
Ce phénomène s’étend à des conflits modernes. Selon un rapport du mouvement BDS (2024), Coca-Cola exploite une usine à Atarot, colonie illégale en Cisjordanie, payant 5 millions de dollars annuels de taxes à Israël. Ces fonds soutiennent indirectement les opérations militaires à Gaza, où un génocide est en cours, avec plus de 41 000 morts (ONU, août 2025) depuis 2023 . Des campagnes comme "Cola Gaza" appellent au boycott, dénonçant cette "Coca-Colonisation" meurtrière.

Résistance et Critique

Face à cela, des résistances s’organisent. En 1949, la France bloque Coca-Cola, et aujourd’hui, Attac dénonce son empreinte écologique (2,5 litres d’eau par litre produit). Les récits officiels le présentent comme un symbole de liberté, mais occultent son rôle dans l’exploitation et les conflits.

Inspirons-nous des combats d’hier ! En 2025, face à l’austérité, la malbouffe et les injustices globales, boycottons Coca-Cola, soutenons les producteurs locaux et exigeons une fiscalité juste. La boisson peut pétiller, mais sa réalité nous rappelle que la liberté ne s’achète pas. 

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