Qui a dit ou écrit ?

D’après « Histoire secrète de la droite » (Eric Branca et Arnaud Folch), Edition du Nouveau Monde poche, qui aurait écrit ou dit:

 

 « (ces) hommes … sont à l’image d’une certaine France dans ce qu’elle a de médiocre par son manque d’élévation, sa morale accommodante, son attrait pour la prospérité matérielle et la satisfaction de soi.  Ces hommes encourent le grave reproche de n’avoir rien tenté pour redresser le civisme de la nation. Au contraire, ils favorisent l’engourdissement des citoyens dans une mystique de confort : c’est l’idéal qu’avec le tiercé, on offre aujourd’hui aux Français. On n’a pas d’exigences civiques, on ne veut pas d’une vie civique, on accapare la politique de la France et, puisqu’il faut bien de temps à autre affronter les électeurs, on aborde cette épreuve comme un obstacle que les dopages publicitaires donnent des chances de franchir. Où peut-on conduire la France avec ces artifices ? »

Le Comte de Paris en 1966 dans une note adressée au Général de Gaulle. (p. 74)

 

« Quant à la monarchie, nous l’avons déjà rétablie. Simplement, elle est désormais élective, et non plus héréditaire. »

Général de Gaulle décembre en 1967 (p. 75)

 

« …il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont vocation de servilité. Ils sont faits pour faire des courbettes aux autres. Et ils se croient capables, de ce seul fait, de diriger le pays. »

Général de Gaulle en 1966 (p. 87)

 

Quel personnage vous évoque cet extrait :

«  M. xxx ? Je le verrai bien baron du chômage, marquis des inégalités, comte de la hausse des prix, duc de la technocratie, prince de l’électoralisme, et roi de l’anesthésie. »

François Mitterrand évoquant Valérie Giscard d’Estaing en 1980. (p. 226)

 

« Vous direz à Monsieur le Président de la République qu’il aurait dû se montrer plus clairvoyant. Le Front National appellera (au mois de) mai prochain, à voter Jeanne d’Arc. »

Réponse de Jean-Marie Le Pen à Valérie Giscard d’Estaing en 1980. (p. 243)

 

« Je préviens les Sarrasins, passez votre chemin, ou il vous en cuira ! S’il faut ressortir les fusils, nous le ferons. »

François Léotard 1980 (p. 272)

« Au second tour, cela va se jouer sur les électeurs du Front National. 80% d’entre eux doivent voter pour moi … Pour récupérer notre électorat populaire, il faut dire à la droite ce qu’elle a toujours voulu entendre. »

Nicolas Sarkozy devant les cadres UMP le 19 mars 2007 (p.593)

 

« Personnellement, j’ai des rapports corrects avec les gens du F.N. de ma région et je ne serais pas contre (une alliance avec Le Pen)… »

Borloo en 1995 (hebdomadaire Minute) (p.469)

 

« Il ne faut pas lui laisser un millimètre. Sinon, il glisse le pied, le bras, l’épaule, le corps puis ouvre la porte en grand, et c’est lui qui vous prie d’entrer, vous propose de partager vos alcools et un petit quelque chose à grignoter… »

Alain Juppé évoquant Nicolas Sarkozy (p. 518)

 

« Le fait que Le Pen et moi entretenons des relations normales peut me permettre, contrairement à Chirac autrefois, de récupérer certains de ses électeurs.si je veux atteindre 15%, je dois prendre quatre points à Le Pen. »

François Bayrou en 2006 (p. 561)

 

« Pour nous, l’élection de 2007 se jouera sur les électeurs de Le Pen. On les prend, on gagne. On les prend pas, on perd. »

Nicolas Sarkozy à Dominique de Villepin (p. 575)

 

Sans oublier : »

« Je ne serai pas le complice du développement de l’enseignement public. »

Jean-Pierre Raffarin en juin 1994 dans un colloque organisé par des personnels d’établissements catholiques locaux.

(p. 142) Main Basse sur l’école publique (Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi) Editions Demopolis

 

« Je vous propose en fin que nous n’ayons plus peur d’afficher notre attachement à la liberté de l’enseignement et nous permettions à tous les parents qui le souhaitent, dans le respect des des équilibres chèrement acquis, d’inscrire leurs enfants dans un établissement privé sous contrat … Ce n’est pas remettre en cause l’équilibre général entre le privé et le public, que de permettre aux établissements privés de réorganiser leurs implantations pour répondre à la demande là où elle se trouve, en particulier dans les quartiers populaire. C’est en revanche un instrument de choix. »

Nicolas Sarkozy le 1er décembre 2006 à Angers (op. cit. p. 152)

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