Des Zones d’Urgence Temporaire de la fête!

Face à la crise, retrouvons l'espoir dans nos régions. Expérimentons des zones d'urgence temporaire de la fête : les ZUT!

Nous, producteurs de spectacles, artistes, techniciens et prestataires du monde de la nuit culturelle, exerçant notre libre arbitre et notre liberté d'expression, affirmons notre volonté de reprendre le travail ! Nous amoureux de la nuit, nous voulons la faire revivre !

Photo 3672*TECHNO Photo 3672*TECHNO

Tous et toutes, élu.e.s de terrain, acteurs institutionnels, responsables associatifs et chercheurs, partageons cette vision : la place de la culture est un vecteur de lien social essentiel.

Cela fait neuf mois que la fête est à l’arrêt, neuf mois que la nuit est réduite au silence. Certains fêtent la naissance de leurs bébés confinement alors que nous commençons à compter les dépôts de bilans, les uns après les autres.

L'association Technopol, soutenue par toute la sphère électronique, soit plus de 260 acteurs de la vie culturelle nocturne, milite pour la création de Zones d'urgence Temporaire de la Fête.

Nous, producteurs de spectacles, artistes, techniciens et prestataires du monde de la nuit culturelle, exerçant notre libre arbitre et notre liberté d'expression, affirmons notre volonté de reprendre le travail ! Nous amoureux de la nuit, nous voulons la faire revivre !

Tous et toutes, élu.e.s de terrain, acteurs institutionnels, responsables associatifs et chercheurs, partageons cette vision : la place de la culture est un vecteur de lien social essentiel.

Cela fait neuf mois que la fête est à l’arrêt, neuf mois que la nuit est réduite au silence. Certains fêtent la naissance de leurs bébés confinement alors que nous commençons à compter les dépôts de bilans, les uns après les autres.

L'association Technopol, soutenue par toute la sphère électronique, soit plus de 260 acteurs de la vie culturelle nocturne, milite pour la création de Zones d'urgence Temporaire de la Fête.

À l'heure où les lieux culturels de nuit se désespèrent de ne pas faire partie des annonces d’ouverture, à l’heure où la précarité devient le dénominateur commun de tous les artistes et acteurs de l'écosystème culturel, il FAUT anticiper le printemps, l’inventer en trouvant des solutions innovantes et professionnelles pour relancer l'économie culturelle nocturne, pour que l’on entende à nouveau les rythmes des musiques électroniques, fortement impactées par la crise actuelle. De DJ Snake à Laurent Garnier, de I Hate Models à Daft Punk en passant par David Guetta ou Jean Michel Jarre, c’est la France qu’on écoute de Lille à Los Angeles. 

Les platines tournent à vide partout, les dance-floor sont déserts, et plus généralement, que l’on aime les musiques du monde la pop, le rock ou bien encore le métal, la sentence est la même: le silence assourdissant.

La France ne doit pas laisser disparaître, un pan entier de son histoire créative et de son patrimoine culturel. Les nuits de nos villes et de nos territoires ne peuvent pas s’éteindre sans réagir alors que nous nous doutons que les lieux clos où l'on danse (salles, clubs...) ne rouvriront pas leurs espaces intérieurs au printemps. 

Nous voulons donc que l’état et les territoires soutiennent LES ZONES D’URGENCE TEMPORAIRE DE LA FÊTE, que les collectivités mettent à disposition des espaces extérieurs pouvant accueillir temporairement, et dès le printemps, des événements festifs organisés par des professionnels, dans le respect de consignes sanitaires claires. 

Après de longs mois de travail et des essais grandeur nature à l'été 2020, Technopol, avec l'aide de médecins et d’acteurs culturels, a élaboré une proposition de protocole fondé sur les connaissances du COVID, tant sur le volet de la prévention et du suivi des publics et des personnels. 

Mais l’objectif principal, en dehors du plan strict de la santé, est surtout de pouvoir accueillir les programmations des établissements fermés hors les murs mais aussi celles de producteurs locaux capables de mettre au travail « en circuit court » des artistes, des techniciens et des prestataires.

Toutes les esthétiques musicales doivent être représentées pour qu’elles retrouvent enfin leur public.

Si la ville de Paris avance sur l'idée, nous souhaiterions qu'un élan national naisse rapidement, afin de sauver ce qui peut l’être encore : la fête est

la meilleure alliée d’une bonne santé mentale. De Bordeaux à Lille en passant par Rennes, Nantes, Strasbourg, Lyon ou Marseille, nous souhaitons susciter un élan collectif, pour inventer au plus vite ces espaces-temps.

Cette initiative serait une mesure phare d’un plan de relance de notre secteur et du sauvetage de la nuit. Elle permettra d'envoyer un signal positif à la jeunesse, trop stigmatisée depuis le début de la pandémie, coupable de tous les maux de la société, alors qu'elle est son avenir. 

Expérimentons et inventons dès aujourd’hui les nuits de demain.

Kevin Ringeval, Tommy Vaudecrane, Luc Gwiazdzinski

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