Rendez aux femmes ce qui est aux Césars

Parce que les femmes aussi savent se battre. Parce qu'à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Parce que le partage des richesses est possible.

Les années passent et se ressemblent.

2020 : Adèle se lève contre les violences faites aux femmes.

2021 : Corine se dénude contre la précarité.

Certains auraient sans doute préféré l’inverse. Oui une mauvaise blague pour souligner l’inconséquence des réflexions qu’on a entendues sur les médias. : « Adèle, il ne faut pas te mettre en colère, ce n’est pas bien. » « Corine, une femme ne doit pas se mettre à nue au cinéma… euh … sssi elle a plus de 25 ans ». « Tous ça n’est pas très drôle, les gens ont besoin de détente ! » … !!!!!

Je vous appelle par vos prénoms car il me semble que vos actions ont été effectuées au nom de nous toutes et tous ; vous vous êtes servies de votre notoriété pour être entendues au nom de celles et de ceux qui ne le sont pas. Des passeuses donc.

Mais il faut que je vous dise, si ces actes déclenchent en moi une joie incommensurable, j’ai gagné à chaque fois un an d’espérance de vie, ils sont en revanche immédiatement suivis par une annonce de confinement. D’où la sensation d’éternel retour. Up and down.  Mais la tartine ne tombe pas toujours côté confiture, cette année j’ai la chance d’être en zone libre. Enfin libre, … sous couvre feu. Je me sens plutôt en zone de résistance.

Alors merci de participer au mouvement.

De même certains accusent l'occupation des théâtres d'être une action ne servant que les intérêts de ces derniers, alors qu'elle est clairement tournée pour soutenir toutes les luttes contre la précarité, d’aucun disent que ce n’est pas suffisant, mais c'est nécessaire. Commençons à faire avec ce qui existe, parce qu’avec ce qui n’existe pas c’est plus compliqué.

C’est sans doute grâce à l’accumulation des mouvements Nuits Debout, Gilets Jaunes et de celui qui est en train de naître que nous pourrons  réfléchir ensemble à l’organisation de la société où nous voulons vivre.

Alors levons nous et, euh, non ! on n’est pas obligé de se mettre physiquement à poil, on l’est déjà, partageons nos espoirs.

 

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