Zad, une vie à défendre

Diffusé dans la « case » InfraRouge de FR2, ce soir à 23h50, ce documentaire de 65’ propose un regard sur les zadistes inédit à la télévision…

Des zadistes, les jités télévisés retiennent avant tout les images d’affrontements avec police et gendarmerie lors d’assauts où les uns semblent défendre leurs réserves alors que la cavalerie en bleu charge massivement. Zone À Défendre, vie à part : village d’indiens ? Les quelques images de Zad qui ne soient de violence à traverser le petit écran nous présentent effectivement les habitants de la Zad comme une curiosité quasi ethnologique, comme des sauvages aussi exotiques qu’étranges. Et leurs revendications d’être largement folklorisées pour mieux être dégommées.

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C’est pour offrir une autre vision de la Zad que nous avons tourné « Zad, une vie à défendre ». En interrogeant les « zadistes » sur ce qui fait leur quotidien (les modalités de la prise de décision, la gestion de l’argent, etc.), en questionnant les raisons de leurs engagements, en leur donnant longuement la parole ; bref, en les considérant comme des gens normaux… Étalés sur une année, les tournages ont eu lieu à Notre-Dame-Des-Landes (une « après Zad » où il s’agit désormais de « gagner la victoire »), Bure (une Zad pure et dure, en lutte contre l’état nucléaire et partie pour durer…) et Kolbsheim (une zad opposée à un projet autoroutier et qui fut démantelée durant le tournage). Le résultat ? Jamais facile de juger de son travail, alors le voici à travers quelques extraits de critiques parues sur ce film (cf boîte noire).

 Qui sont-ils et que veulent-ils ? Les Zadistes, occupants des fameuses « Zones à défendre » (ZAD) s’opposent corps et âmes aux projets d’infrastructures qu’ils jugent inutiles (…) Un documentaire en immersion pour mieux comprendre (L’Humanité Dimanche)

 Loin des clichés médiatiques, on découvre des hommes et des femmes aux profils variés, tous habités d’une conviction inébranlable. « On n’a pas fini d’être un caillou dans la godasse » résume une militante.  Télérama

Le montage habile offre un tableau précis en forme de mosaïque de ces écologistes libertaires qui expliquent leur engagement avec une belle sincérité et parfois une certaine émotion.   Télé Loisirs

Pendant un an, Thierry Kübler et Stéhanie Molez sont allés à la rencontre de ces activistes qui militent pour un nouveau modèle de société et se mobilisent contre les projets préjudiciables à l’environnement (…) À l’heure où l’on s’interroge plus que jamais sur le monde d’après la crise du coronavirus, ce documentaire tombe à point nommé.  Le Nouvel Observateur

Les arguments de ces révolutionnaires qui prônent une civilisation écologiste et décroissante sont parfaitement écoutables et donnent à réfléchir.  Le Pélerin

Pour plus d’informations, les critiques in extenso se retrouvent facilement sur le Net. Et (Boîte noire), le dossier de presse du film a été envoyé à la journaliste de Mediapart traitant de ce sujet en temps et heure. Elle n’a jamais répondu aux relances téléphoniques lui demandant si elle comptait y consacrer une recension. Coréalisateur de ce documentaire, abonné à Mediapart depuis le début et y ayant créé un blog, je me permets de faire passer l’info par ce canal…

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