Nocivité de la lumière LED pour la rétine et le sommeil

60 millions de consommateurs dans son numéro de janvier 2017 confirme que les effets sanitaires de la lumière bleue, contenue dans la LED, seraient significatifs après une exposition répétée sur de longues durées.

 

Début 2015, j'écrivais un article sur la malillumination et les écrans LED. Je parlais de scandale mettant en jeu la santé des utilisateurs, notamment les plus jeunes qui sont les plus exposés. Mais rien n'a bougé du côté reglementaire et il est toujours aussi délicat aujourd'hui de s'informer sur les caractéristiques d'un écran LED.

Les fabriquants continuent de faire des économies en production en faisant clignoter les LED à haute fréquence pour simuler une baisse d'intensité lumineuse au lieu de mettre un véritable mécanisme de régulation de l'intensité lumineuse. Pour des personnes lumino sensible, ce choix fait par les fabriquants, souvent non documenté dans les informations du produit, est un cauchemard.
Et pour ce qui concerne la lumière bleue, la encore, ce sont les fabriquants les responsables car ces derniers préfèrent utiliser des LED bon marché qui tirent sur le bleu plutôt que d'autre plus cher.

  • A court terme, la lumière bleue perburbe fortement le sommeil, c'est à dire les cycles circadiens et la production de mélatonine. Or, ces troubles du sommeil font le lit des maladies pouvant aller jusqu'a la mort. Le burn-out est souvent le dernier avertissement que le corps envoie avant la rupture. Il ne faut donc pas le traiter à la légère et identifier les sources ayants conduits à ce burn-out pour les supprimer définitivement. La lumière bleue en fait parti.
  • A long terme, plusieurs années plus tard, les effets de la lumière bleue se traduisent sous la forme d'un veillissement prématuré des yeux avec toutes les pathologies associées que l'on ne voyaient jusque là que pour les plus de 50 ans.

Le mot scandale est peu être fort mais il exprime mon sentiment par rapport à une société qui est désormais tournée vers une rentabilité maximum et immédiate, au mépris de la santé des consommateurs. Et ce qui est triste, c'est que l'on peut multiplier les exemples démontrant cette logique.

Alors évidemment dans ce contexte où le consommateur n'est plus respecté au point de n'être, aux yeux des industriels et de leurs financeurs, qu'une vache à lait que l'on abuse à coup de slogans marketing, le dossier de 60 millions de consommateur pourra, il faut l'espérer, rétablir un rapport de force à même de prendre en compte plus sérieusement la santé des utilisateurs, surtout pour les plus jeunes.

Tout n'est pas négatif, les consommateurs commencent à être écouté par certains constructeurs. Dernièrement, Kobo a sorti un modèle de liseuse plus respectueux de la santé et rejoint donc le panel encore trop restreint de fabriquants prenant en compte cette problématique.

Néanmoins, il reste encore des appareils où cette problématique n'est pas du tout prise en compte, comme les Labtop, qui sont aujourd'hui omniprésent dans le monde du travail et sur lesquels les salariés passent leurs journées ou encore les smartphones qu'utilisent assidument les plus jeunes. Ne reste alors que des solutions logiciels (f.lux) ou les lunettes spéciales, qu'adoptent souvent les gamers, pas forcément pratique et bien évidemment pas remboursé par la sécurité sociale, mais que ne ferait-on pour préserver son capital santé et celui de ses enfants.

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