les éructations d'un râleur (2)

 

On ne le dira jamais assez, nous avons avec moscovici, le meilleur ministre de l'économie du monde.

Stratège du ras-le-bol fiscal, ami de la finance, interlocuteur préféré du lobby des banques et, désormais compagnon de route du medef, après avoir été le compère utilement trompé, forcément cocu, de cahuzac.

un parcours parfait qui lui permet d'être invité au forum de davos, panthéon des vrais valeurs, en compagnie de l'ineffable fabius, pour qui la libéralisation des banques n'a pas de secret.

à ce propos l'invitation à davos, évalué à 250 000 € le ticket d'entrée, sans compter les faux frais, hôtels, restaurants etc.. ., etc..., s'apparentent fort à un début de corruption, sachant que le moscovici, ne se déplace pas sans marie-charlotte et sa chatte.

à peine revenu, il a décidé que les bermudes et les îles caïman n'étaient plus des paradis fiscaux, comme quoi les séjours en altitude peuvent être bénéfiques, surtout pour ses amis les banquiers de la bnp, de la société générale et du cac 40, dont beaucoup d'actions sont détenus par l'état, qui, donc, se fraude lui-même.

sur sa lancée, il s'est offusqué, avec l'inénarrable noyer, gouverneur de la banque de france, chargé de surveiller les banques, des velléités de l'européen barnier de vouloir séparer les activités bancaires, alors qu'il clame partout qu'il a fait la réforme du siècle.

cet homme est un génie incompris, pour qui la taxe sur les transactions financières des banques empêchera le financement de l'économie française.

face à tant de dévouement, nos grandes banques, avec la bénédiction d'emmanuel macron, ancien haut cadre bancaire, conseiller spécial de l'ennemi des banques, ont dû lui ouvrir un compte discret, dans une de leurs nombreuses succursales situées au luxembourg , aux bermudes ou plus simplement à genève.

et c'est ainsi que la finance est grande.

que le ciel lui tombe sur la tête aussi dégarnie à l'intérieur qu'à l'extérieur.

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