MESSAGE A LA MACRONIE

Nous sommes toujours là, malgré les coups incessants que vous nous portez. 
Nous sommes toujours là, debout, dignes, fiers, solides et solidaires. 
Vous voulez nous diviser, vous nous piétinez, mais nous résistons car nous sommes sûrs d'avoir raison de résister pour le bonheur et l'honneur de ce peuple que vous malmenez encore et encore. 
Dans les rues, dans les luttes, sur les rond points, dans les manif, dans les assemblées citoyennes, nous sommes toujours là. 
Et nous nous organisons et unissons pour balayer votre libéralisme outrancier qui nous grignote et nous tue à petit et moyen et grand feu, et met le feu à la planète ! 


En ce moment, ce 5 décembre 2019, c'est le début d'un grand mouvement social. Le peuple gronde et demande des comptes, car la coupe est pleine. 
Vous n'êtes pas venus à bout de ces indisciplinés gilets jaunes depuis un an et pourtant vous avez mis le paquet en terme de violences policières, de gardes à vue, de manipulation des infos puisque vous détenez les media, et maintenant ces irréductibles convergent et se fédèrent avec les luttes en cours !
C'est bon et beau un peuple qui tâtonne, se cherche, puis se trouve.


Nous entendez-vous ou continuerez-vous d'être sourds et aveugles ?
Le peuple sort de sa léthargie et se rassemble et vous dit STOP Macron, stop la Macronie, stop la caste. 


Nous ne voulons pas de la retraite à points.
Nous ne voulons pas que vous privatisiez les aéroports de Paris, c'est un bien commun.
Nous ne voulons pas voir nos barrages privatisés. 
Nous ne voulons plus d'enfants condamnés à survivre et crever dans les rues.
Nous ne voulons plus 9 millions de citoyens et citoyennes qui vivent avec moins de 1 000 euros par mois.
Nous ne supportons plus votre indécent gavage. 


Nous voulons le partage des richesses, nous voulons des écoles, des hôpitaux publics, des soignants et des enseignants correctement payés. 
Nous voulons un état qui nous protège.
Nous voulons une solidarité inter générationnelle inspirée du conseil nationale de résistance, quand humanité et humanisme avaient encore un sens politique.
Nous voulons que les mots, liberté, égalité et fraternité retrouvent leur superbe et leur vérité. Vous les bafouez sans arrêt.


Nous sommes et serons toujours là pour nous opposer à vous, la caste ! 
STOP ! 
Vous avez semé la misère, vous récoltez notre colère.

STOP !
Elle est palpable, notre colère, sereine, réfléchie, calme. Elle est bien là, notre résistance. Nous avançons dans nos réflexions, nos décisions, nos choix de vie, nos choix d'une société durablement solidaire.
Vous nous éborgnez, vous nous gazez, vous arrachez nos mains ? Soit, mais nous sommes toujours là.
Nous sommes le peuple, et nous avons une juste légitimité. 
Vous, vous n'êtes qu'anecdotiques, une microscopique péripétie de l'histoire. 
Votre capitalisme prend l'eau de toute part et va bientôt sombrer. Bon débarras.
Nous, nous saurons rebâtir, mieux, ensemble, horizontalement. Un monde meilleur pour le plus grand nombre et dans le respect des plus fragiles.

5 décembre, premier jour de grève générale

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