La réfugiée d'Aubervilliers

L'histoire que vous lirez ci-dessous, est celle d'une jeune femme réfugiée à Paris après avoir quitter son pays le Bangladesh où elle vivait misérablement. C'est le cas de tous ces migrants qui ont fuit vers l'Europe en espérant y trouver un avenir et surtout la quiétude. En fait, le malheur les poursuit. C'est le drame quotidien que vivent de très nombreux exilés.

La réfugiée d'Aubervilliers © Pierre Reynaud La réfugiée d'Aubervilliers © Pierre Reynaud
La France oublie ses valeurs, celles laborieusement édifiées au cours des siècles par nos aînés. Les gouvernements qui se disent républicains, ne font plus cas de la doctrine des droits de l’Homme, symbole glorieux de notre Pays. Aussi, la Nation française n’est plus digne aujourd’hui, d’afficher sa devise construite à l’origine sur l’humain : « Liberté, égalité, fraternité ».

 À l’heure actuelle, qui peut croire encore, que la France reste toujours une terre d’immigration ? Comment se présente réellement sur notre territoire l’accueil des étrangers qui cherchent un lieu d’asile et de paix ? Qu’offre-t-on à ces migrants qui fuient la guerre et la famine ?

En vérité, l’asile accordé à ces populations en exode, victimes d’une mondialisation criminelle, est désormais un lieu de violences et de misère. L’espoir qu’ils avaient eu en la France s’est vite transformé en cauchemar.

Ainsi, parmi les milliers de récits toujours aussi effrayants quand on les découvre, vous pourrez parcourir celui d’une jeune réfugiée arrivée sur le sol français vers la fin de l’année 2018.

Porte d’Aubervillers 28 janvier 2020 au petit matin. Il fait plutôt froid et des files d’hommes se sont formées en attendant l’arrivée des premiers bus qui doivent les conduire vers plusieurs gymnases en Île de France. Un peu plus loin, ce sont des familles avec une centaine d’enfants qui sont évacués. Au total, ce sont plus de 1.400 migrants qui sont évacués par la police. Parmi tous ces pauvres gens qui vivent depuis des mois, parfois depuis plus d’un an, dans des conditions indignes, en bordure du périphérique, sous des tentes ou dans ces abris de fortune, des femmes errent, allant de gauche à droite, les yeux hagards. Au milieu de cette foule en guenille, l’une d’entre elles se détache et traverse la route pour se diriger on ne sait où. Elle est semble avoir moins de 30 ans, vêtue d’une robe grise usagée. Visiblement, elle est enceinte. S’apercevant de la détresse apparente de la pauvresse, Élisabeth, bénévole de l’association Le Relais Bleu, s’approche d’elle pour lui proposer une aide. Mais la jeune femme ne semble pas comprendre le français. Alors, il faut chercher un interprète qui s’avère impossible à trouver. Quelques heures plus tard, l’intervention d’un individu, un migrant lui aussi, qui parle un peu le français, laisse supposer que la pauvresse est peut-être originaire du Bangladesh. Émue par sa souffrance perceptible et son grand désarroi, Élisabeth la conduit chez elle pour lui apporter quelques soins. Plusieurs journées vont s’écouler et au fil du temps, la jeune femme entre en confiance. Elle va même s’exprimer avec quelques mots qui restent toutefois incompréhensibles. Ce n‘est que quinze jours plus tard qu’un interprète va pouvoir apporter quelques informations sur cette migrante qui ne peut cacher ses peurs et ses tourments. Tout laisse à croire désormais qu’elle a profondément souffert et qu’elle a connu les pires brutalités et de nombreux sévices. Mais quelque part, il apparaît aussi qu’elle subit encore par moments, certaines absences de mémoire dues sans doute aux moments douloureux et tragiques qu’elle a vécus. Lire l'article complet

 

 

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