ZAD du Testet - Barrage de Sivens - Assiégeons la FNsea…suite

 

Texte d'un(e) indigné-e de Nîmes suite à notre rencontre avec la FNSEA du Gard au sujet des agissements de leurs "collègues" du Tarn sur la Zad

 

Assiégeons la FNsea…suite

 

Nous étions une vingtaine de personnes mardi 10 Mars après midi venues de toute la région s’installer dans la cour de la Maison de l’Agriculture de Nîmes pour questionner les représentants départementaux de la FDSEA du Gard sur les agissements de leurs cama…, pardon, collègues, du Tarn (pas de « camarades » à la FDSEA…). La presse était là et une partie des dialogues ont été enregistrés par Radio France Bleue (qui a quitté les lieux, semble t-il après quelques « vifs échanges » de la part de certains des membres de la FDSEA).

 

Notre action étant publique et annoncée, la police est aussi présente, venue peut être pour nous empêcher de dévaster les locaux ou éviter des échauffourées, ce qui n’était pas notre intention. Les « RG » nous connaissent, ils le savent. Pour notre part nous voulions juste apporter notre « lettre ouverte », prétexte à ouvrir un dialogue et savoir jusqu’à quel point ces gens soutenaient les actions de leurs amis du Tarn à l’encontre des opposants au barrage de Sivens. Nous avons qualifié ces actes de « fascistes » dans notre appel à manifester qui a circulé sur les réseaux sociaux, nous ne sommes pas les seuls à l’avoir fait depuis. La « lettre ouverte » était plus nuancée, qu’en est-il réellement de ce terme qui a fait débat jusque dans nos rangs ?

 

Son inconvénient majeur est qu’il désigne irrémédiablement un ennemi irréductible avec lequel il ne peut y avoir aucun accord, ne laissant comme option que le conflit radical, de part et d’autre. Il repousse l’adversaire dans un camp qui n’est peut-être pas complètement pensé comme étant le sien.

Pourtant l’histoire de l’opposition au barrage de Sivens cumule depuis bien plus d’un an de graves symptômes de « dysfonctionnement démocratique » qui devraient faire réfléchir tous les défenseurs de la « République ». Une oligarchie politique toute puissante, clientéliste, en conflit d’intérêt flagrant, vivant de « petits arrangements » entre notables, pratiquant le fait accompli et le passage en force, soutenue par une presse locale et nationale très partiale et attisant les fantasmes, une répression militaire particulièrement violente et vicieuse…Viennent s’y rajouter de véritables milices agissant impunément sous les yeux des forces de l’ordre. Tous les ingrédients sont là, la soupe cuit doucement.

 

Il nous paraît urgent d’interpeller l’opinion publique sans trop de détours et qualifier de « fascistes » les agissements de la FDSEA du Tarn a le mérite d’alerter sur des dérives intolérables et sur les forces agissant à peine masquées derrière le ras le bol populaire. Ne pas réagir c’est laisser la porte ouverte à l’abus de force sous forme de « vas-y cogne, ce sont des non violents, tu risques rien… s’ils se défendent on dira qu’ils nous ont agressés».

 

Le Président qui montre au moins l’attention de venir nous parler, s’avance « courageusement », entouré de quelques jeunes adhérents (« sélectionnés » nous dira t-il plus tard) et d’autres membres de son syndicat. Il y a en face de lui une très grande majorité de femmes, la plupart des hommes ont passé largement la cinquantaine…Nullement menacé, il déploie donc sa force dans le but d’intimider.

 

Les jeunes « agriculteurs » entament d’ailleurs d’emblée le dialogue: «qu’est-ce que vous venez nous faire chier chez nous (bâtiment pourtant public), je te cause pas, tu m’as traité de facho, je vais te péter la gueule ». Deux mots de travers de notre part et nous avions, sous forme de baffes, la réponse par le réel à nos interrogations sémantiques. On a eu presque envie de leur dire « vas-y, cogne », juste histoire de valider la démonstration….trop facile !

 

Le président, est un peu plus calme, en mode froid. Il retient ses gars. Il nous explique qu’il a été atteint par certains termes employés dans l’appel à manifester…fasciste, esclavagiste, mortifère sont mal passés…C’est acceptable, après tout nous ne le connaissons pas et il est très probable que nous fassions des généralisation hâtives, ce ne serait pas le première fois. Ce n’est pas lui que nous désignions ainsi, peu importe, tentons donc de nous expliquer et de replacer le débat sur le fond du problème.

 

Nous exposons les agissements des milices anti Zadistes : blocages des routes, insultes, coups, vols de nourriture et de matériel, destruction de véhicules, menaces de mort diverses et variées, poursuites dans les bois et parfois jusque devant les domiciles, coups de feu (en l’air, pour rire…), destructions par le feu de cabanes occupées, jet de lisiers etc…

On nous oppose la violence des zadistes qui terrorisent la population locale. Ce serait donc, logiquement, œil pour œil…vraiment ?

Un pro barrage  aurait eu « la main tranchée » par une hache zadiste…faut bien se défendre non ?

Apparemment, aucune réflexion sur le contexte et l’histoire. En a-t-on envie ?

 

La discussion s’engage ensuite sur le barrage puis sur l’agriculture en général, selon lui diffamée violemment dans notre texte. Question barrage, il y a apparemment une certaine frustration locale…toute cette eau qui tombe par épisodes sur les Cévennes et part bêtement ensuite à la mer…Pourquoi pas quelques retenues dans les montagnes pour que les agriculteurs de la plaine puissent irriguer ? Avis aux Cévenols qui n’auront pas exactement la même conception du développement rural.

Nous ne pouvons que constater l’éternelle fuite en avant, l’aménagement à outrance étant censé résoudre tous les problèmes. On exporte les nuisances chez les autres, on s’en partage à quelques uns les bénéfices…Peut-on rappeler que le canal du Bas Rhône qui irrigue la plaine n’est actuellement largement pas utilisé à sa pleine capacité ? Peut-on dire que son eau sert de plus en plus à remplir les piscines des lotissements pavillonnaires qui gangrènent les paysages et qu’il est en cours de l’envoyer jusqu’ en Espagne pour rentabiliser la gestion courante de l’ouvrage?

 

On nous nous expose ensuite certaines actions de la FDSEA en faveur de l’environnement, de la qualité des produits (A.O.C. diverses…etc.). On nous dit fièrement que le Gard est un des département comptant le plus d’agriculteurs « bio », on nous parle des innombrables et vexatoires ordonnances de l’administration (salauds de fonctionnaires qui veulent empêcher de pulvériser des pesticides à proximité des écoles…), de la difficulté d’être exploitant agricole…Nous diffamons les paysans en général et la FNSEA en particulier en parlant des ravages de l’agriculture industrielle dont elle ne serait responsable en rien, toute occupée qu’elle est à promouvoir la qualité des produits et la défense du terroir.

 

Voilà donc le point de vue de la FDSEA du Gard. Sur la base de ce discours l’impression demeure que le dialogue reste ponctuellement possible et qu’il est même pensable de se liguer pour résoudre certains problèmes. Mais de bien vastes zones d’ombres demeurent.

 

Par exemple, quel est le rôle exact de la FDSEA dans le développement de l’agriculture bio dans le Gard? Ne serait-ce pas principalement et historiquement l’action de quelques « pelluts » farfelus ? Ce discours n’a-t-il donc pas le même genre de crédibilité que celui d’Areva qui «défend l’environnement » ?

Qu’en est-il de l’usage dangereux des pesticides, des semences OGM, du développement de gigantesques usines à viande, de la spéculation sur les terres ? Tout ceci n’a pas l’air d’exister, le monde rural serait fait uniquement de petits exploitants travailleurs et méritants enracinés dans des traditions millénaires. Leur disparition ne serait due qu’à des règlements administratifs absurdes pondus par une bureaucratie lointaine et tatillonne, persécutant de braves employeurs proches de leurs gars et ne recourant jamais à de la main d’œuvre de sans papiers sur exploités.

 

Si nous exagérons peut-être, qu’en est-il de ce récit que l’on nous nous oppose. Peut-on vraiment parler de verre à moitié plein, à moitié vide ? Qui décrit le mieux une évolution générale vers une agriculture hors sol, hors contraintes climatiques et énergétiques et qui transforme la biosphère en un vaste laboratoire dont nous sommes tous les cobayes ? Si des « lanceurs d’alerte » n’avaient pas agité l’opinion ou en serait la « conscience paysanne » (estampillée FNSEA) des problèmes environnementaux ?

 

Pour conclure on nous prie « gentiment » de ne pas nous mêler de questions que nous ignorons fondamentalement et de faire confiance aux professionnels pour s’auto réguler. D’accord…banquiers et patrons nous servent le même discours et comme il y a tout lieu d’en être pleinement satisfaits, retournons donc communier en famille devant Télé Bouygues et merci de nous avoir rencontrés.

 

Comme le résume Midi Libre, le dialogue a tourné court, en rajoutant que la présence de la Police a évité les dérapages de la part des esprits échauffés. C’est un fait, mais avec la fameuse « impartialité » de la Presse, il oublie de préciser qui étaient les  « esprits » échauffés.

 

Alors agissements fascistes ou pas ? De qui et de quoi parlons nous ?

 

Nous avons nommés la FNSEA en général. Ce n’est pas ici le lieu mais il faudrait en faire l’histoire, analyser les luttes, les méthodes…Il faudrait notamment lister les militants condamnés pour fait de violence ou de destructions, comparer avec le traitement infligés à d’autres militants d’autres syndicats (ceux des « camarades » notamment). Si nous disons « impunité » et « deux poids, deux mesures », nous nous livrons bien sûr à une déformation outrageante et diffamatoire.

Il y a des raisons à cette impunité. Nous sommes là dans le rapport de force, la FNSEA, placée au cœur de la France profonde, y excelle. Elle dispose d’arguments de dissuasion assez « frappants », et utilise ses réseaux… Elle sait jouer entre les intérêts stricts de ses adhérents, ceux des pouvoirs et des conservatismes qui recueillent leurs voix, ceux des industriels de l’agro business qui fournissent aux exploitants matériels, procédures, débouchés commerciaux et qui procurent à tout ce petit monde de nombreux postes dans d’utiles et diverses commissions d’experts, notoirement indépendantes et libres de tout conflits d’intérêts, la CACG, maître d’œuvre du barrage de Sivens par exemple.

Pour le moins, la FNSEA est parfaitement poreuse vis-à-vis d’une infiltration de type fasciste.

 

Parle t-on alors de ce monsieur précis, président de la Fédération du Gard. Nullement, il n’est pas nommé, il ne s’agissait pas d’attaquer une personne mais de lui demander, exerçant une fonction publique, quelle est la position de la Fédération qu’il dirige. Il pourrait en être tout autrement du président de la Fédération du Tarn, Laurent Viguier. Des plaintes ont été déposées contre lui, il conduisait un des véhicules qui a coursé, arrêté, vidé puis saccagé des voitures de gens se rendant sur la ZAD. Il va devoir se justifier devant un tribunal pour participation à des dégradations de biens privés en bande organisée. La justice tranchera avec sa célérité et son impartialité habituelle…nous avons totalement confiance dans les institutions de ce pays…Mr Viguier aussi probablement sinon il ne se livrerait pas à ce genre de plaisanteries barbouzes. Qu’en pense son homologue du Gard ? Compte t-il aussi sur l’impunité proverbiale de son syndicat pour agir de même ou se contentera t-il plus prudemment d’utiliser des « éléments incontrôlables » ?

 

Parlons nous du monde paysan en général ? Pas vraiment, nous disons « agriculture industrielle» et nous savons qu’à Notre Dame des Landes comme à Sivens c’est avec le soutien de très nombreux agriculteurs que les Zad ont résistés. Mais peut-être ne s’agit-il pas de vrais agriculteurs ? Monsieur Beulin, président de la FNSEA, ne serait pas impliqué dans les développements de l’agriculture industrielle et serait lui le type même du véritable agriculteur ? Si nous généralisons peut-être, il ne paraît pas crédible de nier le rôle de la FNSEA dans ce que nous décrivons.

 

Désinformation et storytelling, sont des méthodes fascistes notoires, mais pas exclusivement, c’est un premier point.

 

Deuxième point, il se trouve qu’avec l’appui faussement passif des pouvoirs publics locaux et nationaux, la complicité de la police, d’une grande partie de la presse locale et nationale (dont nous « apprécions » depuis longtemps l’indépendance), certains des adhérents de la FDSEA du Tarn soutenus par leur Fédération nationale, avec des militants FN, ont quadrillé de milices la campagne autour de Sivens pour casser du « gauchiste écolo », à défaut de "bougnoules", trop occupés dans les champs de ces messieurs, sans doute. Lu dans la presse : une interview d’un agriculteur du Tarn qui, en gros, se plaignait du manque de main d’œuvre immigrée, mois chère et plus malléable, des tracasseries de la loi et des inspecteurs du travail (dont certains pourraient témoigner du « malaise paysan », au cimetière…). Quelles lois veut-on défendre à Sivens ?

 

Définition de « milices » : groupes organisés et armés exécutant des tâches de police et de soutien aux forces militaires.

L’armée a démontré sa capacité à nettoyer le terrain, comment s’en étonner au vu de la disproportion des forces en présence ? Avait-elle donc besoin de supplétifs pour remplir son rôle défini par les pouvoirs en place ? Capable de vider la Zad peuplée de « dangereux activistes » en trente secondes est-elle donc impuissante à contrôler de « simples citoyens excédés » et d’arrêter leurs exactions ?

 

Ce n’est pas militairement que les milices sont utiles, leur existence résulte d’une volonté politique. Il faut susciter et entretenir le conflit civil, faire croire à l’existence d’une population à bout, contrainte à réagir par la violence à une violence qu’on lui ferait, organiser le désordre pour maintenir l’ordre. Ce sont là des méthodes classiques de contre insurrection, théorisées par l’armée Française lors de la guerre d’Algérie. De très « démocrates » officiers y ont participé à divers titres : Massu, Aussaresse, Le Pen…Ces méthodes ont fait école, au Kameroon, au Vietnam, au Chili de Pinochet où il est notoire que les syndicats de camionneurs ont été manipulés par la CIA pour désorganiser le pays, justifier un coup d’Etat qui a fait plusieurs milliers de morts (maître d’œuvre, H. Kissinger, prix Nobel de la paix…).

 

Une étrange collusion d’intérêts est ici à l’œuvre, entre ceux d’un premier ministre qui veut montrer qu’il a « des biceps » (à défaut de cervelle), des notables locaux qui espèrent se sucrer au passage (électoralement certainement et financièrement très probablement), un parti activiste à l’idéologie minimaliste en quête d’adhésion populaire et d’honorabilité, un syndicat corporatiste qui défend les intérêts d’une minorité (de ses « clients » et de la population en général). Tout ceci est parfaitement écoeurant et plutôt inquiétant.

 

Que penser d’un « socialisme » qui s’appuie sur des milices pour faire taire toute contestation face à ses projets ? Le chantage s’était jusqu’à présent limité au champ électoral : « eux ou nous, faites barrage au FN ». Avec Mr Hollande et Valls on franchit une étape décisive : après nous avoir fait tâter de la grenade, on est passé à la barre de fer. Ce « socialisme » là a un nom : conservatisme.

Que penser d’un « populisme » qui se met au service des multi nationales et de l’oligarchie politico financière ? L’histoire nous apprend que ce « populisme » là a un nom : fascisme.

 

Information complémentaire, de nombreux miliciens n’étaient pas de « simples agriculteurs » mais des membres du FN, nullement agriculteurs et probablement venus des divers groupuscules plus ou moins nazillons qui gravitent autour de ce parti « normal » et dont sont issus la plupart de ses dirigeants. Cela exonère partiellement les agriculteurs mais on peut alors se demander ce qu’ils faisaient là, aux côtés de ces gens, s’il n’ y avait pas au moins une certaine complicité de pensée. Pouvons nous rappeler à Mr le Président de la FDSEA du Gard que les dernières milices crées en France étaient dites « Milices Françaises », créations du gouvernement de Vichy, et qu’on à pu hésiter à les qualifier de « fascistes » ou de « nazies » ? Le FN est dans son élément…

Mr le Président ne veut pas se désolidariser de ses collègues du Tarn, ce ne serait là que simple logique syndicale. Peut-être, mais que cautionne t-il ainsi par son silence ? Il serait bien étonnant qu’il ne soit pas au courant. Peut-être pense t-il que le FN n’est pas un parti fasciste mais « Républicain » et « honorable » ? A-t-il lu, adhère t-il à la Constitution et à la Déclaration des Droits de l’Homme ? Connaît-il le « programme » principal du FN ? Que veulent dire exactement pour lui les termes « refoutre les immigrés à la mer » ? Ne s’agit-il que d’une simple « exagération  de langage » ? Si oui, alors que pense t-il des conséquences de telles « exagérations » ?

 

Mr le président de la FDSEA du Gard est bien venu « dialoguer » avec nous. Il s’indigne de se faire traiter de fasciste, c’est à son honneur. Pourtant, ses derniers mots sont alors bien curieux et tout à fait édifiants : la prochaine fois il n’est pas sûr qu’il ne fera pas venir de « vrais excités » : «alors,  en cinq minutes vous dégagez » nous dit-il…en cela parfaitement conforme, s’en rend t-il compte, à l’image d’un vrai parrain mafieux.

 

Alors de deux choses l’une :

Soit il ne se rend pas compte et nous espérons que notre rencontre, face à des gens sans violence et soucieux de dialogue, ait pu faire cheminer quelques doutes parmi certains des membres de la FDSEA présents, montrant que les soi-disant « terroristes vert » de Mr Beulin ne sont qu’un fantasme agité par ceux qui ont intérêt au passage en force et mènent une stratégie délibérée de montée des tensions. S’ils ne peuvent être convaincus par nos arguments, au moins qu’ils se posent des questions sur l’image de leur syndicat, de ses méthodes et de l’idéologie sous jacente de certains de ses membres, y compris certains dirigeants. Chaque groupe social a ses moyens d’expressions politiques. Le monde agricole est connu pour ses réactions « musclées » sous forme de dépôt de fumier en général. Mais n’a-t-on pas franchi à Sivens un cap décisif ? Sous quelle influence la FNSEA pose ainsi les bases d’un véritable affrontement civil ?

Soit il se rend parfaitement compte et derrière une indignation et une volonté de dialogue de façade, il alterne le récit tronqué, la déformation, l’oubli des faits et du contexte, instrumentalise d’assez braves garçons en attisant leurs penchants naturels au « chahut gaulois » (bien compréhensible n’est-ce pas, les gars sont à bout…), les laissant sciemment sans éléments de réflexion et d’analyse. Sûr de sa force et de son impunité, la conscience tranquille (il défend « sa France »), il menace de simples personnes de « lâcher ses chiens ».

Peu d’éléments nous dissuadent de croire à la seconde hypothèse, Monsieur le président.

 

Pré-fascisme rampant serait-il alors le terme exact? Pourquoi s’embarrasser de périphrases ?

 

Pour nous, soyons sûrs que le fascisme reste rarement « rampant » longtemps, ce n’est pas dans sa nature. Il va falloir désormais en tenir compte sérieusement.

 

 

Tina

 

 

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