Passe-sanitaire : crédit social chinois à la Française ?

Le passe-sanitaire est une première étape liberticide à d’autres mesures d’une politique orwellienne et à la mise en place d’un crédit social à la chinoise. Mensonges et chantages ont déjà eu raison de ceux qui ont cédé pour un plat de lentilles.

Monsieur le Président, notez-moi D sans attendre, ni lire, ni surtout laisser lire ces quelques lignes. Après m’avoir ôté la liberté de fréquenter des lieux de vie, de convivialité et de culture, ôtez-moi aussi la parole. Depuis le début de l’année 2020, vous et votre équipe ne cessez de mentir, souvent, de changer d’avis, régulièrement, de vous contredire, à l’envi, d’être catégorique, sûr de vous un instant alors que, dans la réalité, vous n’en savez rien. Vous vous êtes entouré d’experts qui ont deux particularités : penser la même chose et vouloir aller dans votre sens, dans un élan de cour monarchique. Je ne parlerai pas de leur indépendance intellectuelle, financière ou professionnelle et laisse à d’autres le soin de soulever ces questions.

 

Après avoir assuré que jamais vous ne mettriez en place un passe-sanitaire, voilà qu’en plein été, en urgence, vous le décidez et vous l’imposez dans des conditions rares de débats démocratiques, en accéléré, avec peu de présence parlementaire. Après avoir joué sur les peurs et réussi à masquer les enfants (qui souffrent psychologiquement de manière si importante que l’on n’en parle pas, ou si peu), les adultes en plein air, fait croire que la Covid-19 était une maladie mortelle (« le virus tue », votre intervention récente sur Instagram) alors que la létalité est inférieure à 0,5% sans comorbidité, qu’il y a 5 fois plus de décès liés au tabagisme et 10 fois plus liés au cancer, en France où l’espérance de vie n’a pas diminué, vous avez décidé de hausser le niveau de l’asservissement du peuple avec le passe-sanitaire.

 Discrimination et fichage de la population

Vous érigez deux franges de la population, vous discriminez toute une partie de votre peuple, vous divisez la République, pourtant « indivisible ». Votre passe-sanitaire n’est pas une solution à la diminution de la contagion, et vous le savez. C’est, en revanche, un instrument de votre politique orwellienne. De même que ce que vous appelez « le vaccin » n’est pas « la seule arme » (votre intervention sur Instagram), et vous le savez, mais n’en parlez pas. J’y reviendrai. Parmi les anti-passe-sanitaire, il y a des anti-vax et des vaccinés. Ce qui les réunit c’est cette farouche volonté de préserver ce que beaucoup ont décidé de céder : les libertés fondamentales, aller et venir, travailler, s’associer… Non, la seule arme n’est pas le vaccin, mais l’Etat n’encourage pas les recherches sur les traitements, voire les empêche (Ivermectine, Plitidepsine, Octofène…). Avec le passe-sanitaire obligatoire, c’est un chantage d’Etat à une vaccination que tous n’encouragent pas (L’OMS recommande de ne pas vacciner les enfants, certains biologistes et éminents médecins mettent en doute les technologies ARNm –Vélot, Montagnier…), un fichage et un traçage de la population via l’application Tousanticovid, technologie centralisée inspirée du modèle chinois. Modèle chinois de discrimination entre les bons citoyens obéissants et les mauvais, les moins vertueux… Est-ce donc là, Monsieur le Président, que vous nous amener ? Ceux qui vous suivent et vous obéissent aveuglément seront notés AAA et ceux qui défilent dans la rue D, bientôt interdits de supermarchés quand ils ne peuvent déjà plus suivre un parcours de soins élémentaires, rendre visite à un parent malade ou en fin de vie, accéder aux bibliothèques et à la connaissance, aux musées, cinémas et à la culture ? Je vous entends dire, déjà, que cette mesure est provisoire. Cessez de prendre les 67 millions de Français pour 67 millions de lapins de six semaines. Le 1er confinement était annoncé pour 15 jours. Nous savons ce que signifie, dans votre bouche, les mots comme « provisoire » ou « temporaire ».

 Vacciné pour un plat de lentilles

Relativisons ! Que l’on se fasse vacciner par conviction, si on s’estime être suffisamment éclairé, en son âme et conscience. Certains voudront se voir injecter deux doses de produit pour une raison : retourner au restaurant, ou au bar. Dans la Genèse, Esaü cède son droit d’aînesse à son frère Jacob pour un plat de lentilles. Monsieur le Président, vous agissez comme Jacob. Activez réellement, avec force et conviction, les traitements avec les produits connus, approuvés et éprouvés dans leur fonction d’origine. Tirez en des conclusions d’après les retours croisés de médecins et scientifiques, non pas choisis, mais tous et avec esprit critique. Entendez les alertes sur les risques potentiels des vaccins. Entendez la rue, respectez leurs convictions.

 

A tous, ne cédez pas au chantage mis en place par l’Etat et, surtout, ne voyez pas dans ceux qui pensent autrement que vous des dangers potentiels, des coupables par anticipation, des responsables des crises. Ce n’est pas parce que la majorité a tort qu’elle a raison. Copernic était isolé dans son affirmation que la Terre tournait autour du Soleil…

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