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Billet de blog 5 nov. 2016

TRAVAIL, VALEUR, COMMUN : DE QUOI LA 'RETRAITE' EST-ELLE LE NOM ?

La pension et les autres formes du salaire socialisé : il est grand temps de revenir aux fondements et aux effets de la cotisation sociale, de penser la révolution du commun dont elle est le principe 'déjà-là' et riche de puissances, pour défaire la réaction du capitalisme financier et ses ravages

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De quoi la retraite est-elle le nom ? note 75 pages sur la protection sociale face à la contrerévolution néo libérale (pdf, 1.6 MB)

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Et à alimenter la réflexion et les lectures toujours en cours par vos commentaires ou objections

> Un parcours des concepts et analyses marxistes (I) autour de la loi de la valeur (essentielle pour discuter de l’évolution du capitalisme) (I.1), et de la lutte des classes entre Capital et Travail (I.2, une "mise à niveau" sommaire, incluant l’hégémonie comme expression et terrain de cette lutte, I.2.6) permet de situer ce que signifient salaire et salariat au XXIè siècle au cœur du monde capitaliste ; suivent un aperçu sur la fondation de l’Etat social (II) en France et au Royaume Uni entre 1945 et 1950,

et une première discussion sur la sécurité sociale, qui ouvre l’analyse sur la cotisation sociale et la ré-invention de la démocratie qu’elle contient.

 Dès lors, à quoi tient la centralité de la question de la retraite ? Et pourquoi cette dénomination est-elle réductrice, et tend à effacer toute la subversion de ce salaire continué et socialisé ?

(III.1, III.2) une place particulière sera réservée aux thèses de Bernard Friot, qui à partir du décompte du salaire total en salaire direct et en cotisation sociale, démontre le "déjà-là" révolutionnaire que celle-ci représente ; il exprime aussi comment - jusqu’au coup d’arrêt des années 75/90 - la fonction publique et l’expansion du non-marchand d’intérêt public (santé, éducation en tête) prouvent la capacité et la nécessité pour la société de (se) construire sans (et contre) le capitalisme ;

Ainsi établit-on que les "revenus"dits"sociaux" (en fait, exactement, les flux monétaires issus de la cotisation sociale) des prétendus "inactifs" (pensionnés, parents élevant leurs enfants, et autres chômeurs) sont littéralement des salaires affranchis de la loi de la valeur capitaliste, précurseurs de la société et du monde du commun ; et ces personnes sont en conséquence des travailleurs libres (dans une forme post-capitaliste) ;

(III.3) en ce sens encore, la nouvelle hégémonie de la "réforme" et de la "modernisation" n’est "que" le moyen de la contre révolution néo-libérale, pour mettre à bas la protection sociale.

° Parmi les dévoiements bien dans l’air du temps, l’illusion promouvant un revenu de base garanti est au passage, mise en discussion (III.3.2) – et cependant brièvement dénoncée, pour sa dissémination suspecte et sa prétention à répondre aux "injustices" d’une « société sans travail ».

un détour par les "régulationnistes" (III.4), même s’ils sont récusés par B. Friot (cf. III.4.1), permet de mobiliser leur pertinence, d’une part sur la contribution de la protection sociale aux trente glorieuses et aux conquêtes du salariat "contre" le capital – d’autre part sur les effets de la rupture avec ce mode de régulation lors des 35 années écoulées, illustrations de la logique du néo libéralisme et de l’effacement du politique.

parmi les diversions du capital (III.6), le rédacteur (et il l’espère, le lecteur, avec une envie d’approfondir et de nourrir le débat…) a porté une brève attention, pour les dénoncer, à deux types de réaction qui finalement refusent le paradigme de la loi de la valeur capitaliste, et partantlui laissent le champ libre, sans combattre :

 ° Le constat de l’énormité de l’écart entre le salariat occidental et le prolétariat des pays pauvres, alourdi par le truisme que « la planète ne peut supporter la généralisation du mode de développement actuel » (sic !), conduit certains à nous situer dans la lutte de classes mondiale, dans le camp du capital et des exploiteurs (III.6.1) ? Or, si "notre modèle social" fait de ‘nous globalement’ des riches, et si notre aliénation commence par notre état de consommateurs en partie agents de la marchandisation du monde, il ne nous disqualifie nullement pour penser la révolution du commun, et faire advenir l’affranchissement de la loi du capitalisme, dont nous ne sommes pas les opérateurs :   à condition de ne renoncer ni à penser le monde ensemble, ni à être des sujets politiques ! (comme on le voit en IV.2).

° Autre mascarade, celle qui porte des objecteurs au système et des alternatifs les plus radicaux, à militer pour une vie en marge, à s’insurger contre l’Etat "dévoyé" (III.6.2) ou à prêcher une écologie fétiche (i.e. "naturalisée", dépourvue de tout effet de subordination au capital) : ces idées trompeuses, tronquées et défaitistes, d’une micro économie trouvant son salut dans l’échange des seules valeurs d’usage, et d’une démocratie limitée au repli affinitaire, immobilisent des forces puissantes à l’écart de la lutte des classes, de la révolution par la cotisation sociale, et de l’invention démocratique de la puissance publique.

> La dernière partie (IV) revient sur les positions défensives, donc faites de renoncements, auxquelles paraissent contraindre tout à la fois les négociations de ces dernières années, et la dégradation des chiffres (et du contrat social) qui les nourrit (IV.1) ; puis aborde toute la thématique du Commun (IV.2) que portent par contre les dynamiques bien ancrées sur la valeur travail, le partage, et la délibération démocratique.

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