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Billet de blog 20 oct. 2015

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souvenons nous de Bernard Borrel

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Je me permets seulement de recopier un communiqué du Syndicat de la Magistrature.

J'ai un peu prartagé la vie professionnelle de B.Borrel.

Sa mémoire devrait faire réfléchir tous les esprits simples qui se déchainent contre "les élites", mettant dans le même panier les magistrats.

Il est vrai qu'un certain nombre d'entre eux croient jouer dans la "cour des grands" Je ne donnerai pas de noms, je dirai simplement que le simple sens de l'égalité devant la loi leur échappe. Ah, si, j'ai parcouru le dernier livre de Phipille Bilger, C'est dans l'air du temps de taper sur C. Taubira. Alors qu'il a, comme on dit, une belle plume, il lui fait un procès en "laxisme", expression qui m'a toujours amusé car elle me fait penser au laxatif, pour ceux qui ont connu les élucubrations d'Antoine, ce truc que la chanson conseille de prendre avant de prendre le train.

Passons aux choses sérieuses:


site : www.syndicat-magistrature.org
Paris, le 19 octobre 2015
Communiqué de presse
Vingt ans après …
« …Quand on enferme la vérité sous terre, elle s’y amasse, elle y
prend une force telle d’explosion, que le jour où elle éclate, elle
fait tout sauter avec elle … »
Emile Zola « J’accuse »
La chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris vient d’ordonner la
poursuite de l’information sur l’assassinat du magistrat Bernard Borrel dont le
corps fut retrouvé le 18 octobre 1995 à Djibouti. Elle avait auparavant
infirmé le non lieu ordonné par les juges d’instruction dans le dossier connexe
sur les pressions sur la justice et préconisé de nouveaux actes d’instruction.
Ce nouveau départ ne réjouira pas ceux qui ont d’abord tenté d’étayer la
thèse du suicide puis d’imposer une version de l’assassinat compatible avec
des intérêts protégés.
Ce qui demeure inacceptable vingt années après l’assassinat de Bernard
Borrel, c’est l’implication de l’Etat français dans des manoeuvres visant à
empêcher la manifestation de la vérité ou à la retarder.
Des diplomates, des militaires, des magistrats, des policiers, des experts et
des responsables politiques de premier plan ont mobilisé les moyens de l’Etat
pour que cet assassinat d’un magistrat en service rejoigne la liste des « cold
cases » de la justice française : rétention d’informations au moyen d’un usage
dévoyé du secret défense, pressions sur les témoins, appui manifeste au
régime autoritaire de Djibouti pour trouver un arrangement au détriment de la
vérité, la liste des entraves au bon déroulement de l’instruction est longue.
A ces manoeuvres se sont ajoutées les actions en justice contre Elisabeth
Borrel et ses avocats pour tenter de les faire taire : en pure perte d’ailleurs !
La Cour européenne des droits de l’homme a eu l’occasion de dire que Maître
Morice n’avait pas bénéficié d’un procès équitable compte tenu de la
composition de la cour de cassation qui avait rejeté son pourvoi et … cerise
sur le gâteau, qu’il n’avait pas excédé les limites de sa liberté d’expression
comme avocat chargé de défendre les intérêts d’Elisabeth Borrel mais que
l’action pénale dirigée contre lui constituait au contraire une ingérence
disproportionnée. Enfin la famille de Bernard Borrel a dû subir les coups
tordus visant à salir la mémoire de la victime, procédé malheureusement
classique dans tous les dossiers des cadavres exquis de la cinquième
République .
L’assassinat d’un magistrat en service n’est pas un simple fait divers ! Il n’est
pas seulement un coup terrible porté à sa famille et à ses proches ; il
interroge l’institution judiciaire sur sa capacité à en dévoiler le mécanisme, le
mobile et ses auteurs. Et l’Etat doit prendre sa part active à l’établissement
de la vérité en déclassifiant l’ensemble des documents demandés par les
juges d’instruction, ce qui n’a pas été fait pour les années cruciales qui
suivent son décès.
L’ombre du secret défense n’a pas vocation à couvrir des agissements privés
qui ont conduit à l’assassinat d’un magistrat. Loin de l’affirmation de Charles
Pasqua pour qui « la démocratie s’arrête là où commence la raison d’état »,
raisonner la raison d’état devrait être l’une des ambitions de notre
démocratie. Vingt ans après, il est temps de passer aux travaux
pratiques dans le dossier de notre collègue assassiné.

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