pérégrinations en des temps troublés

divagations nocturnes en ces temps troublés. Commentaire d'un texte signé par différentes personnalités et mouvements contre les abus découlant de l'état d'urgence, en réalité un commentaire. scusez les fotes d'ortograf.

Je ne crois pas que cela nous avance à grand chose de stigmatiser la prétendue malhonnêteté intellectuelle de Untel ou Untel qui ne sont après tout que des figures de proue de courants qui traversent notre société. Ramadan, Fourest et Finkielkraut sont des gens d'une grande intelligence, je les ai lus (pas tout, c'est naturellement impossible) tous les trois. Ils sont persuadés de ce qu'ils disent et écrivent. Personnellement, sur des questions de société je préfère un Antoine Garapon.

Cela ne m'en pèche pas de croire que leur pensée est nourrie de contradictions. J'apprécie Caroline Fourest, non parce qu'elle est mignonne, j'ai pu relever tel raccourci contestable dans tel de ses livres. Et ce qu'elle dit sur T.Ramadan me semble bien vu, non pas pour la tête qu'il a et le fait qu'il maîtrise admirablement son expression, mais parce qu'il a un double langage. C'est le problème de l'Islam, j'allais écrire de toutes les religions. Questionné à la télé sur ce thème, il a répondu qu'il s'exprimait différemment selon le public auquel il s'adressait. Et la pensée tortueuse et je trouve assez pessimiste de Finkielkraut...J'y trouve pour une part l'héritage de la pensée juive, est il est à l'Académie française.Pur citer un autre "intellectuel" médiatique, il est quand même d'un niveau de réflexion largement au dessus de celui d'un Zemmour, dont le dernier bouquin est un ramassis de clichés. Pour prendre quelqu'un qui sait -du moins le croit il-, se vendre et faire vendre, prenez donc Alain Minc. J'ai voulu améliorer mes connaissances sur Keynes. Le livre qu A.M. a consacré à cet économiste est un ramassis de superlatifs, un feu d'artifice de superficialités.

Tiens, je préfère lire Nora, Attali (son livre sur marx est trés instructif) et d'autres. Je trouve E.Plenel lyrique mais ses discours ont du fond. Dommage que Onfray telle la grenouille qui gonfle, ait explosé, je voyais ça venir, le personnage est disons modeste et fier de l'être. Quant à moi, je vais dormir. Et demain, je lirai peut être E.Orsenna, Octavio Paz, Je finirai peut être 2084 de Boualem Sansal, lirai un ou deux aphorismes de Char, "dans nos ténèbres, il n'y a pas de place pour la beauté, toute la place est pour la beauté". Pendant ces petites vacances je me promènerai.

J'écouterai de la musique, tenterai d'en jouer, retournerai au boulot ensuite. et comme tout le monde, je craindrai la maladie et la mort. Je penserai quelquefois à mes frères d'exil. et puis (René Char): comment vivre sans inconnu devant soi. Je continuerai à essayer de joindre un ami qui ne répond pas et qui m'inquiète. Je supporterai les humeurs de mon épouse comme elle supporte mes manies; J'écouterai des chansons, surtout celles de la chorale orientale de mon épouse. Je continuerai à me gratter la tête, à ronfler, manger, boire et surtout péter, je ne fais pas exprès.

Je vous invite à lire le blog-observatoire du journal "le Monde". Sans caricaturer, le terrorisme, dans son horreur, est une divine surprise pour les politiques. Il est clair, regardez les tableaux par Cour d'Appel, que l'application de l'Etat d'urgence est d'une efficacité douteuse pour combattre le terrorisme. C'est une sorte de pavé de l'ours contre la petite et grande criminalité, l'épicier de mon quartier l'a trés bien saisi. C'est une menace dont je souhaite qu'elle ne devienne pas permanente contre les libertés, collectives et individuelles. De ce point de vue, je trouve que DAECH a gagné d'ores et déjà une bataille.

Cela dit, je suis entièrement sur la même longueur d'ondes que le texte-prétexte à commentaires-divagations.

Encore sur Ramadan: il ne fait de mal à personne, il a son interprétation du corpus de l'Islam, il y en a d'autres. Je plains les petits musulmans obligés d'apprendre des sourates écrites dans un vieil arabe auquel ils ne comprennent que couique. c'est un peu comme si Villon ou Rabelais étaient enseignés en langage d'époque, et par coeur siouplait.

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