LOI ANTI-CASSEURS ou VICHY, LE RETOUR ?

LOI ANTI-CASSEURS ou VICHY, LE RETOUR ?

LOI ANTI-CASSEURS ou VICHY, LE RETOUR ?

 

 

Le gouvernement et, à sa tête, MACRON-MEDEF mènent une véritable GUERRE contre les Gilets Jaunes. Si une bonne majorité de Français continue de soutenir les GJ, il n’en demeure pas moins que ladite majorité n’a pas encore décrété la grève générale non seulement pour indiquer au Grand Capital, représenté par MACRON-MEDEF, qu’elle partage les revendications progressistes desdits GJ mais aussi pour protester contre une répression policière et judiciaire qui nous ramène à des périodes nauséabondes de notre Histoire.

David Dufresne, journaliste indépendant qui suit le mouvement des GJ, invité par Aude Lancelin (Le Media), a fait état des chiffres réels de GJ mutilés de guerre (des personnes qui ont perdu un œil, une main, etc) : 246, il y a quelques jours ; depuis d’autres mutilés se sont ajoutés. A ces mutilés, il faut ajouter 11 morts…Par ailleurs, l’un des avocats, parmi ceux qui, au sein de l’association Robes noires Gilets Jaunes, ont décidé de venir bénévolement en aide aux GJ, David Libeskind, dénonce une répression judiciaire sans précédent, que les juristes comme lui n’avaient JAMAIS constaté auparavant. Evidemment, David Libeskind, jeune avocat, n’a pas connu l’époque vichyste. Ainsi, parmi les GJ qu’il a été amené à défendre, il constate qu’un grand nombre sont sanctionnés par des peines de prison ferme alors qu’ils n’ont pas de casier judiciaire et que les actes commis sont minimes. Il précise que pour des faits identiques, en règle générale, les prévenus n’ayant pas de casier n’ont JAMAIS de prison ferme. Maître Libeskind parle d’  « une justice d’exception »(sic). Il souligne que ces peines de prison ferme, peines absolument disproportionnées,  qui touchent des GJ très modestes, ont des conséquences dramatiques sur les familles desdits GJ.

Mais les Français laissent faire… Cela ne vous rappelle rien ?

David Libeskind, a rappelé que, le 22 novembre 2018, la ministre de la justice a adressé à tous les procureurs une circulaire prônant une sévérité extrême dans le traitement des affaires des GJ. De plus, une copie de cette circulaire a été faite aux Présidents des Tribunaux de Grande Instances (belle conception de l’indépendance de la Justice !). Aussi D. Libeskind (Le Média, L’Entretien libre) termine-t-il son propos en disant que la loi « anti-casseurs » devrait s’appeler plutôt LOI ANTI GILETS JAUNES.

Mais les Français laissent faire…

La loi vient d’être présentée à l’Assemblée Nationale où il y avait, une fois de plus trois pelés et deux tondus, même, pour ne pas dire surtout, dans les rangs de La France Insoumise. Et, devinez, quel est le député qui a sauvé l’honneur de la représentation nationale ? Eh bien, non ! Pas du tout un député de la FI ! A croire que depuis que Mélenchon a des ennuis avec la justice, leur devise est « Courage, Fuyons ! ». Le député en question, auquel nous rendons hommage ce soir, député dont nous ne partageons pourtant absolument pas les idées politiques, le seul député qui a eu le COURAGE de nommer la situation que nous vivons tous, c’est Charles de Courson qui a dit, sans détour et sans crainte : « On se croit revenu sous le Régime de Vichy » (sic). Merci monsieur de Courson. Mais Charles de Courson est de ces êtres qui n’oublient pas l’Histoire et qui a été très certainement élevé dans le respect de ses ancêtres dont il peut être fier. Son père fut Résistant, Son grand-père maternel, Léonel de Moustier, député du Doubs, refusa de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain et mourut en déportation ; vous savez, Pétain, ce maréchal auquel Macron, récemment encore, avait prévu de rendre hommage (Le Monde, 8 novembre 2018).

Il est des actes historiques IMPARDONNABLES. Heureusement que, dans ce pays, il existe encore des Français qui n’oublient pas. Un journaliste ignare de TMC est venu, ensuite, interroger Charles de Courson en lui demandant s’il avait choisi sa phrase pour faire un « buzz ». Le député n’a pu retenir ses larmes en répondant : « Croyez-vous, monsieur, qu’on pense à faire un buzz quand on a perdu des membres de sa famille en déportation sous Vichy ? » Le crétin de journaliste avait l’air de ce qu’il est…

Bien des familles en France entendent encore la voix de chers disparus qui ont connu cette époque impardonnable. Nous nous souvenons de ce que nous ont enseigné nos parents : les traitres étaient déjà ces grands capitalistes qui avaient mis Pétain à la tête de notre pays uniquement pour pouvoir faire prospérer les intérêts financiers qu’ils avaient avec l’Allemagne. Pour ceux d’entre vous qui auraient encore des doutes, nous les invitons à lire l’ouvrage d’Annie Lacroix-Riz, Professeur émérite, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure, Industriels et Banquiers français sous l’Occupation, livre qui regorge de références aux archives.

Alors, que comptez-vous faire ? Continuer votre vie paisible en détournant le regard, en laissant les GJ à leur triste sort ? Ou comptez-vous les rejoindre, avec nous, pour oser, enfin, avec eux, participer à la grève générale qu’ils appellent désormais de leurs vœux ? Allons-nous  laisser MACRON-MEDEF casser tout ce que le Conseil National de la Résistance a construit ?

Allons-nous laisser revenir les effluves de Vichy ?

 

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

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