Ils déchirent nos vies alors nous sommes debouts

Il y a eux et nous. Eux, dans leurs palais, dans leurs forteresses, nous, maintenus dans la misère, nous, qui sommes niés et humiliés. Ils déchirent nos vies, mais aujourd’hui, nous déchirons leur chemise, nous déchirons leur masque pour faire éclater en pleine lumière leur cruauté, leur amoralité. Nous nous levons et nous resterons debout face à leurs flics qu’ils envoient pour nous gazer, pour nous frapper. Nous resterons debout face à leur violence. Ils ont confisqué la démocratie et seuls les élus seraient légitimes pour parler, pour décider. Ils veulent nous ravaler au rang de spectateur, de participant à qui ils laissent le droit de donner leur avis sur des projets ficelés, de ce fil blanc qui nous saucissonne comme un rôti qu’ils passent au four sans ciller.

Ils déchirent nos vies alors nous serons debout toutes les nuits jusqu’à saboter leur système mortifère, lui-même à l’agonie. Nous serons debout car sinon ils vont nous tuer, nous et nos rêves et nous en prendrons encore pour cinquante ans.

Ils déchirent nos vie mais nous sommes debout, et tant pis s’ils nous arrêtent comme de vulgaire délinquants car d’autres camarades seront là pour lutter, car nous sortirons bien des griffes de leur palais d’injustice.

Arrêtons de parler des générations futures car c’est aujourd’hui qu’ils nous assassinent, qu’ils tuent dès l’enfance toute différence et apprennent aux mômes à se soumettre à leur autorité. Nous sommes debout pour stopper ce massacre, pour reprendre le pouvoir et nous ne pourrons pas négocier avec eux car ils sont sourds à tout ce que nous leur disons. Quand ils nous rencontrent, ils disent qu’ils sont allés sur le terrain comme un citadin s’étant sali les pompes dans une bouse après une balade à la campagne.

Nous somme debout, ici, place de la République, ailleurs en France, et nous devons développer ce mouvement dans toutes les places de France, partout afin de retrouver notre dignité, notre fierté.

Nous sommes tous ici dans ce mouvement: lycéens, étudiants, travailleurs, chômeurs, retraités, citoyens, étrangers, immigrés, sans papiers, réfugiés, et nous construisons ensemble l’avenir de ce pays et nous y avons tous notre place dans la solidarité et la fraternité.

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