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Billet de blog 15 févr. 2021

Propagande d’Etat : Le sentiment d’incapacité généralisé

Le refus d’une mobilisation générale volontaire et intellectuelle a été organisée dés le début de la crise de covid 19 en mars 2020. Cette orchestration, volontaire ou non, à commencer par l’enfermement de toutes une population saine. Rompant de fait toute une émulation et réflexion collective possible, le tout dans une sphère dictatoriale et non démocratique

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                                           Dans un pays démocratique comme la France, les énergies et les idées novatrices n’ont eu de cesse de tenter d’émerger. Le fait du confinement puis d’un couvre-feu permanent a mis un terme aux échanges réels, aux échanges de concept abstrait et complexe ou tout simplement à l’expérimentation du réel. La France n'avait-elle pas la capacité de réfléchir sur la gestion et choix d'urgence ? Où est le principe d'autodétermination des peuples ?

Reclus chez eux les Français ont dans un premier temps été sous un état de sidération paralysant. Suivre « l’actualité » à la suite des premiers jours, premiers mois du confinement était vital pour savoir où le pays en était et où nous nous destinions dans le futur. Malheureusement, les médias mainstream ont maintenu en haleine l’ensemble de la population dans une espèce d’attente interminable et diffusant en masse la propagande d'Etat. Ensuite même dans la rue les affiches propagandistes ont mises en place. On aurait pu attendre des citoyens français d’un réel rôle de contre-pouvoirs, posant les vrais débats de société et faisant pression sur les enjeux sociétaux d’une telle crise. On aurait pu attendre à de grandes réunions pour concevoir des solutions provisoires pour continuer notre système économique et l'accompagner à l'évolution.

Non, l’Etat a mis en place un plan de relance en deçà des pertes générées au niveau du PIB par la crise économique du covid-19. Cela d’après de nombreux économistes nous conduira à des politiques d’austérités certaines et coupes budgétaires drastiques dans les finances publiques. Voir l’interview du 14 février sur Blast. On nous expliquera la mauvaise performance des hôpitaux publics afin de l’offrir à la privatisation comme fut le cas pour la SNCF, EDF, La Française des jeux etc… L’Etat oubliera d’indiquer que ces mauvaises performances sont dues à de très mauvais investissement et manque de moyens financiers de ces établissements. Le refus de la mobilisation générale s’est aussi traduit par le refus de l’Etat de l’aide des acteurs privés pour subvenir à la crise : tant sur les lits de réanimations que sur les tests PCR proposés par les cliniques vétérinaires pourtant expertes de ces types d’analyses en France.

> Refus totalitaire de l'innovation et de l'émulation collective

Un article sur Le blog de Mediapart concernant le refus d’une expérimentation des tests covid-19 par des chiens dressés à détecter le virus éveille notre curiosité. Pourquoi le ministère de la Santé et des solidarités refuse-t-il toutes avancées nouvelles et utiles ? Premièrement, le ministère à refuser de répondre aux sollicitations avant d’indiquer des raisons floues et inexpliquées justifiant une prétendue réserve. Preuve que l’Etat, se réfugie dans des dogmes qui nous mettent actuellement tous en danger. Le développement de ce genre de technique pourrait réellement changer nos conditions de vie précaire et rompre avec les restrictions de libertés. Les chiens pourraient ainsi devenir des sentinelles pour les restaurants, les transports, les lieux clos etc…

Quand les chiens détectent la madie du covid 19 - France Culture : Indifférence totale du Ministère de la santé et des solidarités
https://www.franceculture.fr/emissions/le-reportage-de-la-redaction/covid-19-quand-les-chiens-detectent-la-maladie-aussi-bien-que-les-tests-pcr


Ces débouchés ne se font pas ressentir en termes de technique détection du virus. D’innombrables citoyens auraient aimé être formés dans l’urgence dans des solutions d’appui logistique, social ou dans la réalisation de gestes médicaux simple pour soulager les soignants. Aucune réflexion démocratique en ce sens n’a été permise nous projetant dans l’urgence à la fermeture de nos libertés. Après tout chaque citoyen avait le droit qu’on décide en urgence la mise en place d’un plan de formation d’aide-soignant/ assistant infirmier. Surtout lorsqu'on apprend la souffrance et les décès horribles et inhumains des personnes âgées. L’augmentation des salaires des soignants également aurait pu être réalisée à travers des fonds de solidarités existant en France puis réabondé plus tard comme le FDGV. Permettant de disposer des budget rapidement. Après tout il s’agit d'une catastrophe sanitaire liée à l’incompétence des ministres et du président au pouvoir. L’arrivée de ce nouveau président et gouvernance sont soumise à des rapports sur l’état des stocks, des situations globales des entités publiques etc.… Puis également un inventaire des points stratégiques de l’État doit être également réalisé régulièrement. On peut ainsi suite à cette douter des capacités de l'État à gérer de future crise comme un incident nucléaire.

Les traitements médicamenteux comme le protocole du Dr Raoult ont été dévoyé et controversé. D’autres traitements qui ont pu naitre en 2021 comme le XAV19 ou l’herbe à pic (voir notre article sur le sujet) mais ont fait peu d’écho dans les médias mainstream. Le sentiment d’incapacité qu’on souhaite nous inculquer semble décidément en marche. Semblant privilégier les bénéfices à court terme de la thérapie épigénétique, nommé faussement "vaccin". Preuve que la définition et l’usage des mots peuvent servir des intérêts purement marketing. Si on avait inscrit « nouveau : thérapie épigénitique » l’effet sur la population aurait pu être différent.

> Refus de l’intervention et mobilisation des moyens du secteur privés

Nous avons vu également plusieurs phénomènes intéressants du secteur privé. Pourtant considérés comme appartenant à la sphère capitaliste dure, des cliniques privées ont proposé leurs aides humanistes au système hospitalier public en France. Le gouvernement français a maintenu son refus pendant très longtemps, laissant ainsi apparaitre de grave défaillance et a pu conduire à des décès qui auraient pu susceptiblement être évités.

Les vétérinaires ont également et sans succès tentés de proposer leurs services de dépistages du Covid 19. Les vétérinaires réalisent de nombreux tests PCR et ont ainsi la praticité de la gestion des ces derniers. Ils auraient pu ainsi être moteur dans le dépistage du virus avant tout les autres pays. Encore là un échec notoire de gestion de cette crise.


Ces cliniques privées restant de fait, au vu du refus du gouvernement, libre en cas grande épidémie généralisée et non contrôlable pour ceux qui en aurait eu les moyens financiers d’être sauvés. Cette interrogation ne trouvera surement jamais de réponse. Seule l’histoire offrira le récit de cette vérité ou des vérités.

>Refus de relance économique par la consommation et la planification ou gestion dit prévisionnelle de l’Etat

La relance économique initiée par le gouvernement va diriger le pays dans une crise financière certaine. Avec plus de 10 millions de chômeurs comment peut-on expliquer qu’une distribution de ressources financières par le « don de la BCE » aux citoyens européens n’a-t-elle pas été mise en place ? Car si la BCE interdit le financement des États, aucun traité n’interdit le don direct de la BCE aux consommateurs. Cela parait étrange, mais la BCE finance déjà chaque année les banques privées en opérant des transferts. L’augmentation ainsi généré de la consommation aurait conduit à plus de production. Cette même production aurait nécessité davantage de mains d’œuvres et donc d’emplois. Le cercle vertueux avec un ajustement de protectionnisme et redistribution interne à l’Europe aurait pu se profiler. Au lieu de cela l’État a misé en grande partie sur l’endettement privé pouvant créer de réels risques économiques en cas de défaillances. Il y a eu une politique agissant sur l'offre et non la demande.
Édouard Philippe en plein confinement indiquait en 2020 possibles un « effondrement de notre système ». En effet, si l’État n’actionne pas les leviers des investissements publics et remplit pas le carnet de commandes des entreprises, la relance est molle. L’Etat aurait pu en ce sens créer des grandes entreprises françaises avec des délégations de missions de service public, avec une rentabilité à perte assumée au début, pour construire la France, l’Europe écologique de demain.

Toutes les actions politiques remettent en cause la fiabilité et le dévouement de la classe politique pour le développement économique et social du pays. Dans toutes sociétés où les inégalités croissent, la criminalité augmente aussi. Personne n’est à l’abri de cette dernière, car le chauffeur d’une berline peut lui aussi confronter directement ou indirectement à cette dure réalité et s’en prendre à son patron par folie incontrôlée.

Il faut que l’État, les actionnaires et autres lobbys sortent de cette crise de façons pragmatiques, humanistes et démocratiques. Les tensions sociales en France ne tiendront surement pas bien longtemps et les gardiens de paix, cette variable d’ajustement, finiront par abandonner face aux incohérences et la perte de sens commun. Comment un policier s’il voit l’atteinte de sa famille éloignée par la pauvreté pourra continuer à dompter les citoyens et offrir protection à ses bourreaux ? Où encore vont-ils comme à Poissy offrir leurs vies pour un gouvernement semblant inconscient des tensions sociales qu'ils ont créé dans ces quartiers ?

CATACLYSME ÉCONOMIQUE MONDIAL ET CHÔMAGE DE MASSE : CE QUI NOUS ATTEND EN 2021 © Blast Média

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