L’Amérique latine est une des régions les plus dangereuses du monde pour les journalistes

A l'heure où la mort de Ben Laden braque les yeux du monde sur un orient plus ou moins proche, le dernier rapport de l'Institut international de la presse rappelle qu'être reporter en Amérique latine est souvent plus dangereux, même si les médias occidentaux ignorent souvent ce fait.

A l'heure où la mort de Ben Laden braque les yeux du monde sur un orient plus ou moins proche, le dernier rapport de l'Institut international de la presse rappelle qu'être reporter en Amérique latine est souvent plus dangereux, même si les médias occidentaux ignorent souvent ce fait.En 2010, des 92 journalistes morts dans l'exercice de leur fonction, 31, soit un tiers, étaient dans la région. Seule l'Asie fait pire, mais elle enregistre plusieurs guerres ou conflits larvés. Avec 12 journalistes assassinés, le Mexique est ainsi le deuxième pays du monde le plus dangereux, derrière le Pakistan, où Ben Laden vient d'être tué – 15 reporters y sont morts l'année dernière. Le plus souvent, les Mexicains ont été longuement torturés avant d'être exécutés, rappelle le rapport de l'IPI. En Honduras, minuscule pays d'Amérique centrale qui a été frappé par un coup d'Etat approuvé par Washington en 2009, 10 journalistes ont été assassinés l'année dernière dans l'indifférence et l'impunité généralisée. Cela en fait le troisième pays le plus dangereux du monde pour la profession.

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