Les femmes, plus stressées dans les pays émergents que dans les pays riches

Vous les imaginez tranquilles, le regard languide, à marcher en balançant des hanches le long de la plage de Copacabana? Pourtant être femme au Brésil n'est pas de tout repos. Quelque 67% d'entre elles affirment être stressées la majeure partie du temps, selon une étude réalisée par le cabinet de conseil Nielsen, dans 21 pays.

Vous les imaginez tranquilles, le regard languide, à marcher en balançant des hanches le long de la plage de Copacabana? Pourtant être femme au Brésil n'est pas de tout repos. Quelque 67% d'entre elles affirment être stressées la majeure partie du temps, selon une étude réalisée par le cabinet de conseil Nielsen, dans 21 pays. Bien sûr, il y a pire : l'Inde, où la proportion grimpe à 87%, le Mexique ensuite, (74%), et la Russie (69%). Ce se sont pas les BRIC, inventés par Goldman Sachs pour qualifier les pays émergents, mais presque. Les plus zen sont les Suédoises, seules 44% d'entre elles souffrant de ce mal moderne.

Comment expliquer ce classement, alors que la croissance explose dans les pays émergents ? C'est probablement dû, estime le cabinet de conseil, au décalage entre le rôle croissant qu'ont les femmes dans l'économie de ces pays, face à des structures sociales toujours machistes et en retard. La pression sur leurs épaules est tout autre. Plus qu'ailleurs, il faut être performant au travail, mais aussi parfaite cuisinière et mère exemplaire. Sans parler de la question de la violence : au Brésil, la loi condamnant la violence domestique n'a que cinq ans. Et dans l'intérieur du pays, beaucoup de juges continuent à refuser de l'appliquer, argumentant que « la femme n'avait qu'à bien choisir son mari si elle ne voulait pas être battue ».

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