Le Brésil ne cesse d’acheter des titres de dette américaine

C’est avec une certaine angoisse que la Banque centrale brésilienne suit le feuilleton de la dette américaine, alors que le risque de défaut de la première économie mondiale plane toujours.
C’est avec une certaine angoisse que la Banque centrale brésilienne suit le feuilleton de la dette américaine, alors que le risque de défaut de la première économie mondiale plane toujours.

Le Brésil est devenu, selon le Trésor américain, le quatrième pays détenteur de titres de la dette américaine.

Au cours de la dernière année, son stock d’obligations a augmenté de plus de 30%, pour atteindre 211 milliards de dollars. Seule la Chine a affiché une expansion supérieure. Autant dire que l’essentiel des réserves brésiliennes, qui assurent au pays sa stabilité aujourd’hui, dépend de la capacité d’Obama à trouver un accord avec les républicains, pour que les Etats-Unis puissent continuer à honorer leurs créances à partir du 2 août.

Ironie de l’histoire, les agences de notations, passées du statut « d’opérateur objectifs », lorsqu’elles se contentaient de maltraiter les pays émergents, à celui de pestiférées irresponsables depuis qu’elles jouent aux vautours autour des pays riches, estiment aujourd’hui que le risque de défaut des Etats-Unis est supérieur à celui du Brésil...

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