Pénurie de vaccins BCG.

Depuis le mois de janvier dernier, le dispensaire du CHR d'Orléans, ainsi que les services de la PMI et les pharmacies du Loiret comme des autres départements semble-t-il, sont en butte à une pénurie de vaccins BCG.

Le groupe Front de Gauche en Mairie d'Orléans auquel j'appartiens avait donc interpellé par voie de communiqué et courrier, les services concernés dès le 26 mars dont je reproduis ici le contenu :

« Jusqu’où ira-t-on dans la casse du service public de la Santé ? »

Communiqué de Presse du groupe Front de Gauche en Mairie d’Orléans

C’est une toute jeune femme qui vient d’accoucher. Et pour son bébé, comme pour tous les bébés qui naissent dans notre pays, la vaccination BCG, notamment lorsque celui-ci sera, à la fin d’un congé de maternité accueilli en crèche, est préconisée, même si elle n'est plus obligatoire.

A la fin de son séjour à la maternité, lui sont donc laissées les coordonnées du dispensaire du centre hospitalier d’Orléans, avec consigne d’y prendre un rendez-vous pour faire vacciner son enfant avant la fin avril...

Las, tant dans le monde merveilleux de la loi HPST de Mme Bachelot que dans la loi santé de Mme Touraine, il semblerait que les moyens donnés à la vaccination soient plus que rognés, car la réponse du dispensaire fut la suivante :
« Rappelez en juin, nous sommes en rupture de stocks de vaccins »

Tout cela est-il bien sérieux ? Notamment à l’heure où resurgissent les maladies de la pauvreté, notamment la tuberculose, mais aussi les cas de polio, sans compter et c’est un autre problème, les cas de gales qui sont légions tant à Orléans que dans notre pays ?

Les Elus du groupe Front de Gauche en Mairie d’Orléans, demandent instamment à l’ARS, à la Préfecture, aux instances médicales et de gouvernance de l’Hôpital, au Conseil départemental, de bien vouloir faire le nécessaire au plus vite afin de remédier à cette situation.

Nombre de femmes, jeunes femmes, familles, vivent dans la précarité et ne peuvent avancer le coût d’une consultation pour la vaccination d’un enfant . De plus dans le contexte actuel de désertification médicale où les praticiens ne sont pas en nombre suffisant, ce serait provoquer un engorgement supplémentaire dans l’agenda de nombre de praticiens de santé qui sont déjà débordés.

Il est urgent d’en revenir à une véritable politique de santé publique, à des dispensaires dignes de ce nom ayant les moyens de fonctionner tant humains que financiers et la moindre des choses avec un approvisionnement en vaccins qui ne soit pas défaillant.

En 2015, en France, c’est tout simplement inacceptable !

Voici la réponse du Ministère des Affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, daté du 15 avril 2015 :

Madame la Conseillère municipale,

Vous avez bien voulu appeler l'attention de Madame Marisol Touraine, Ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, sur les difficultés rencontrées par le dispensaire d'Orléans à la suite de la rupture de stock de vaccins BCG.

La Ministre a pris connaissance avec intérêt de votre correspondance et a prescrit un examen attentif de ce dossier afin de vous apporter une réponse dans les meilleurs délais.

Je vous prie d'agréer, Madame la Conseillère municipale, l'expression de ma sincère considération.

Grégory GUILLAUME.
Chef de Cabinet.

A suivre donc...

 

 

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