Conte

On me laisse encore écrire !

J'avais une conversation au coin du feu avec ma chienne Roxy au sujet des articles d'édition de la "Mendie-bulle". Je lui montrais certains articles et commentaires que je trouvais très amusants. Après avoir bien ri, elle me dît :" J'ai un conte qui pourrait les intéresser. Prend des notes, car je ne répéterai pas." Je n'en retranscris ci-dessous que ce dont je me souviens car mes notes, trop proches de la cheminée, s’enflammèrent, ne me laissant que quelques lignes intactes.

   

Hibule, fille du preux Théorn et de la belle Hiltrude se languissait d'un désir inconnu.

Vierge et très chaste, elle ignorait ce que signifiait ce désir.

Théorn, sur les conseils d'Hiltrude, convia tous les fils de ses vassaux à un grand tournoi suivi d'un banquet fastueux.

Le vaillant et bien tourné Obald trouva grâce aux yeux d'Hibule, fît une cour audacieuse et obtint un rendez-vous en tête-à-tête avec  l'innocente pucelle.

Ce qui s'y passa est très controversé, mais il apparût que, de tendre, Obald devint violent et déchira les atours de la pauvre enfant.

Presque nue, et malgré sa pudeur dévoilée, révoltée par la brutalité de l'assaut, Hibule genouilla fortement les parties nobles du vaillant Obald.

Ce qui l'émascula.

Il prît la bure au monastère de Migou où sa piété fût reconnue par tous.  Il y mourût d'un accès scrofuleux.

Triste sort que le sort de l'amant d'Hibule.

Que cette histoire nous soit un enseignement, profitable aux amants trop pressés et trop pressants.

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