Les archives "sensibles" de l'Université Paris-Saclay

Farce informatique, et archives "en construction"

Une farce informatique, qui se prolonge dans mon Université de banlieue, incite à préserver d'abord, parmi les archives universitaires qui  relèvent de l'Ethique Médicale, celle qui présente un intérêt national. Signé de quatre praticiens éminents, le long Manifeste du 7 Mai 2004 se prononce contre l’idéologisation de l’ Ethique Clinique, c'est à dire contre les structures de professionnels constituées sous cette étiquette, qui seraient fortement exposées à une judiciarisation de leurs bonnes pratiques hospitalières. Le texte n’est plus affiché sur www.espace-ethique.org/fr/manifeste.php , un site médical  en refonte. Pas davantage sur l'avatar www.initiative-ethique.fr, qui pourrait changer encore de nom et fusionner avec www.ethique-clinique.com . Le Manifeste va pourtant échapper à l’oubli, car le Président de la République souhaite que le débat national reste largement ouvert, sur la gestion Ethique des Fins de Vie à l'hôpital, en Maison de retraite, ou en Domicile médicalisé. Une gestion par l’Ethique, ou par l’Economie Numérique? Par des "bénévoles rémunérés" pendant leur formation seulement, ou par remote monitoring sous Androïd? Par l'Homme, ou par la Machine?

Revenons à la farce informatique, d’intérêt local, et comparativement dérisoire. Quand vous entriez dans votre barre d’adresse Internet la chaîne de caractères 

www.centre-dalembert.u-psud.fr

la réponse apparue sur votre écran a été pendant le printemps 2013 une plaisanterie de mauvais goût. Elle mettait en question l’identité, sinon l’existence même, d’un webmestre qualifié attaché depuis vingt ans au célèbre Centre D’Alembert. Ce praticien de la mise en ligne, trop modeste pour être identifié, semblait convoqué par un employeur non identifié pour un entretien, pour une nouvelle affectation, ou pour une indemnité de licenciement. Sous son pseudonyme de circonstance hébergement_at_u-psud.fr, le (ou la) DRH n’a pas pu m'éclairer, car il (elle) ne se manifeste que sur le réseau Intranet de l’entreprise, "pour raisons de confidentialité" évidentes..J’en ai été définitivement exclu par la Direction des Affaires Juridiques, pour raisons de confidentialité dès Avril 2012, ensuite pour manquement au devoir de réserve, et pour harcèlement par mail de personnels vulnérables, plongés dans de grandes difficultés psychosociales.

Toutefois l’appellation du Centre, riche de résonances Encyclopédiques, n’était pas mise en cause, puisqu’elle avait subsisté dans le Calendrier des manifestations de http://www.sciences.u-psud.fr/fr/index.html, pour annoncer le programme des séances tenues au bâtiment 338. Le thème des séminaires  de l'année 2012-2013 a été "Constituer des bases de données sensibles". C'est une mauvaise traduction de sensible data, car au sens de l'anglais littéraire ces données seraient simplement sensées.

Le thème prévu pour la séance du 16 janvier 2013 (annulée au dernier moment, pour raison de force majeure....) était "Les cahiers de laboratoire: objectifs, pratiques, formes nouvelles et standardisation/normalisation". Une personnalité scientifique éminente était pressentie pour traiter ce jour-là de la numérotation de chaque page (qui interdirait d'en arracher une isolément). Cette personnalité n'est pas encore identifiée comme standardisée/normalisée, mais elle ne perd rien pour attendre..Partout la transparence est en marche, d'abord sous la pression de la NSA, et bientôt sous celle de Wikileaks. Pourquoi avoir en Mars-Avril 2013 maintenu un blocage du vénérable site D’Alembert? Pourquoi restreindre localement l'accès à ses archives, datées de la décennie antérieure? 

Ici je formule ma thèse d’une reprise en mains, d’une normalisation progressive, entreprise à la Fac d’Orsay dès la séance du 14 Janvier 2004. C’était au lendemain de la folle journée du 13 Janvier 2004, où le séminaire interdisciplinaire avait trouvé un asile temporaire à la Villette. Visionnons, avant l'autocensure toujours possible, l’une des traces numérotées qui ont trouvé à Strasbourg un exil peut-être définitif :

http://canalc2.u-strasbg.fr/video.asp?idvideo=2518  

Le même acteur 2518 interviendra à Orsay le 9 Mai 2007, mais sans oser mentionner devant les « juristes » présents le Manifeste qu’il avait signé le 7 Mai 2004. D’autres acteurs se manifesteront le même jour, dont 2515, et l’insubmersible 2517. Mais pas la juriste  2516, volontairement absente, et remplacée par une juriste venue de Rouen. 2514 a depuis effacé sa propre intervention des archives de son site, ainsi que toute autre trace écrite de la folle journée du 13-01-2004.

 L'Informaticien hébergeur (voir plus bas son commentaire daté 15 mars 2013) a reçu le 6 Février de la SSI du Ministère de la Recherche les "mises à jour logicielles", devant protéger le site hébergé contre de nouvelles "attaques informatiques".   Leur mise en place, à l'occasion du Colloque 2013, semble avoir rétabli un libre accès du public, limité toutefois aux archives présentant un contenu "légal".

Billet mis à jour le 20 novembre 2013, en découvrant http://www.centre-dalembert.u-psud.fr/archives-colloques, où les Archives-colloques ne sont même plus "en construction", comme elles étaient dans ma copie d'écran..Merci à la webmestre Véronique LUEC pour son trait d'humour, promptement censuré par son hébergeur.

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Mise à jour, datée 13 novembre 2013.                                                                   

 Il a été annoncé  le premier des "séminaires 2013-2014", à Orsay au bâtiment 338

« Les mathématiques : des biens communs ? »

le 20 novembre 2013   13:45 – 15:45

Une rumeur prétend déjà que des émissaires de l'IHES pourraient venir de Bures-sur-Yvette, et discuter les raisons du dissident Grothendieck pour mettre en diffusion restreinte ses propres ouvrages. Ce sont des classiques de la géométrie algébrique. Peut-il interdire leur réimpression?

Le sujet paraît très sensible, puisqu'aucun mathématicien de la Vallée de Chevreuse ne semble plus se manifester chez D'Alembert, que ce soit en séminaires, ou en Colloque. Aucun n'a clairement manifesté le désir de voir déménager sa Bibliothèque sur le Plateau de Saclay, même avec subvention spéciale du Grand Paris (comments needed).


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