Hier soir j'entends les cris d'un homme

Hier soir j'entends les cris d'un homme. Alors je regarde par la fenêtre et je vois, juste en bas de chez moi, un homme allongé par terre qui crie, avec quelques personnes autour. Exemple ordinaire de violences policières racistes.

Hier soir j'entends les cris d'un homme. Alors je regarde par la fenêtre et je vois, juste en bas de chez moi, un homme allongé par terre qui crie, avec quelques personnes autour. Je ne comprends pas ce qui se passe, j'appelle le 15 et puis je descends voir, à leur demande. Une femme m'explique que trois policiers, de ceux qui sont stationnés en face, de l'autre côté de la rue, ont traversé il y a quelques minutes en appelant après cet homme qui marchait là. Juste ça. Il marchait là. Rien d'autre ne se passait. L'un des policiers a rattrapé cet homme, l'a retourné et l'a gazé dans le visage à bout portant. Et puis ces trois policiers ont retraversé la rue, sans se préoccuper davantage de cet homme qui s'est mis à se rouler par terre et à taper des pieds de douleur. Deux autres témoins racontent exactement la même chose.

Comme mon appel au 15 ne donne rien, on appelle les pompiers. Le temps que les secouristes arrivent, le monsieur a perdu connaissance, ils l'ont évacué en PLS.

De l'autre côté de la rue, les policiers nous regardent.

Faut-il le préciser? Ce monsieur était noir. Et étranger.

Exemple ordinaire de violences policières racistes. Chroniques de fRance.

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