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Billet de blog 7 avr. 2022

«L’entre-deux mondes des devenus sourds», 6 millions de concernés et un documentaire

Dans ce documentaire, la réalisatrice Fanny Germain signe pour France TV un film du réel aussi beau que nécessaire autour de la surdité acquise.

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C’est l’histoire de Jérôme, Gwennola, Gérald, Solène. Et celle de plus de 6 millions de personnes en France. Ils ne sont pas nés sourds, ils le sont devenus et ils refusent le monde du silence. L’appareillage est expliqué tout comme l’implant cochléaire qui, grâce à une technologie révolutionnaire, remplace des cellules endommagées de l’oreille. Dans certains cas, 70 % des sons peuvent être restitués, la lumière au bout du tunnel pour beaucoup. Mais tous doivent continuer à lire sur les lèvres. Pendant ces 52 minutes, immergés dans leurs vies, nous tentons de comprendre ce qu’ils entendent. Et grâce à la générosité de ces témoignages, s’impose l’absolue beauté des sons qui nous entourent.

Comment t’es venue l’idée de ce documentaire ? 

L’idée à germé lors d’une rencontre avec Jérôme, l’un des personnages du film, dans le contexte d’une pige. Il est audioprothésiste et je ne sais pas qu’il est sourd. Je lui parle comme une entendante un peu speed, je bouge et je mâche mes mots. Alors, quand il me dit : “Pouvez-vous me regarder dans les yeux quand vous me parlez, je suis sourd, je lis sur vos lèvres et là, je n’y arrive pas”, j’ai cru à une blague. Très vite, je réalise que j’ignore totalement son handicap. Pour moi, un sourd est tout simplement muet ou parle avec ce qu’on appelle une voix de sourd, car il oralise en entendant des vibrations. Je connaissais les malentendants façon Professeur Tournesol et les appareillés, qui, en montant le volume, “entendent”. Je ne pensais pas qu’il y avait un entre-deux. Je découvre ceux devenus sourds : ils parlent comme vous et moi et ont l'air de parfaitement vous entendre. Je ne devais rester qu’une demi-heure, je suis finalement restée deux heures à échanger avec lui. 

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué dans cette rencontre ? 

Ces personnes vivent dans un monde qui m’est inconnu, celui du handicap invisible où chaque jour est un défi. Je comprends que l’implant leur permet d’entendre quelques gros bruits ou les vibrations mais pas de déchiffrer précisément la parole. En percevant toutes les voyelles et quelques consonnes, les sourds n’arrivent qu’à saisir un tiers de la parole environ. Ils reconstruisent alors ce qu’ils entendent en lisant sur les lèvres. Mais ce procédé peut mener à bien des malentendus puisque des consonnes sont invisibles et à l’inverse, certaines consonnes sont visuellement identiques. Tout ça, c’est par Jérôme que je le découvre. Je suis, dès lors, restée animée par cette question : comment vit-on en passant son temps à déchiffrer la parole ? 

Comment es-tu passée de l’idée au film ?

La rencontre remonte à quatre ans et immédiatement je me suis dit : il y a un film à faire. Entre temps, j'ai été prise par bien des projets professionnels et d’autres films. Quand est venu le confinement, comme beaucoup de créatifs, j'ai ressorti mes vieux dossiers. J’ai commencé à enquêter, échanger avec Jérôme et j'ai déroulé la pelote de laine. Au déconfinement, je suis alors partie en repérage. C'était une évidence, ce film était nécessaire. Jusque là, personne ne s’était jamais emparé du sujet. C'est pourtant un film de service public, on parle de personnes ignorées par la société. À la lecture du dossier, mes deux productrices ont dit oui, tout comme France 3 Bretagne, sans que j’ai à le réécrire. Quand d’ordinaire, on a le droit à des “on doit se reparler, on doit réfléchir”, c’est un élan qui fait du bien. La chaîne m’a simplement demandé quelques détails sur le traitement, sur la manière dont j’allais mettre en images et en son les histoires. 

Avec les difficultés de communication liées au port du masque, ce sujet a-t-il été bien reçu par les productions ?  

Non je ne pense pas que le contexte du Covid ait joué. Évidemment, le public va se dire qu’avec les masques, cette période est très compliquée pour les personnes souffrant d’une mauvaise audition. Nous, entendants, avons du mal à nous entendre depuis deux ans. Quand les sourds, les devenus-sourds, les malentendants vivent avec ces difficultés au quotidien depuis des années. Néanmoins, je note que mon documentaire s’inscrit dans une actualité. L’an passé, une fiction sortie sur grand écran racontait l’histoire d’un devenu-sourd -Sound of Metal, film qui a reçu deux Oscars- et cette année, l’Oscar du meilleur film a été attribué à Coda -remake de La Famille Bélier dont on connaît le succès en France.

Peux-tu m’expliquer le si joli titre “Entre-deux-mondes des devenus sourds” ?

Ce titre m’est venu immédiatement : ces personnes étaient dans le monde des entendants et luttent pour y rester alors qu’elles sont entrées dans le monde des sourds. Cette idée de l’entre-deux mondes est liée à la surdité acquise. Ils n’ont pas appris la langue des signes. Ils ne se retrouvent pas dans le monde des sourds de naissance, dans lequel on partage une langue à part entière et des codes depuis la petite enfance.

Comment filme-t-on le handicap ? 

Je voulais faire un film dans lequel le téléspectateur est complètement immergé, sensoriellement et émotionnellement, dans les oreilles et dans le cœur de ces personnes qui se trouvent être sourdes. Comme beaucoup, ils expérimentent un handicap invisible. Or on ignore ces êtres. J’aimerais que le film soit un déclencheur émotionnel pour tous et amène une réflexion autour de la différence. À la fin, on voit simplement des personnes. Il y a donc aussi un vrai message de résilience car tous s’en sortent en trouvant au fond d'eux même des solutions. 

Penses-tu que ce handicap est négligé parce qu’il touche dans l’imaginaire à la vieillesse ? 

Bien sûr, la surdité est vue comme “un truc de vieux”. Or ce préjugé est faux. Pire, quand on pense par exemple à l’image “sourd comme un pot”, on réalise que les expressions liées sont terribles et méprisantes. La survenue de la surdité est très angoissante, on ne comprend pas ce qui arrive. Solène se remémore ce moment à la fac de langues où elle se rend compte qu’elle est la seule dans l’amphithéâtre à ne pas prendre de notes. Elle ne se doute pas de sa perte d’audition, elle a 18 ans et a toujours bien entendu. Elle ne comprend pas et sa stupéfaction l’empêche de définir cette incompréhension. Gérald, quant à lui, a l’impression que tout le monde est plus intelligent que lui. Jeune, on n’envisage pas avoir un problème d’audition.

Face à la méconnaissance de ce handicap, voire de son déni, serait-ce aussi un message de sensibilisation que tu veux porter à travers ce film ?

Ce film est à destination de tous. Déjà, il s’agit de montrer aux entendants, qui ont peut-être des proches appareillés, ce que vivent les personnes qui souffrent de surdité. Nombre d’entre elles expriment ne pas être comprises par l’entourage familial ou professionnel. Beaucoup éprouvent aussi un problème de légitimité, on leur reproche des “ tu entends bien ce que tu veux” or, c’est un problème bien plus complexe. La société toute entière se doit d’être plus attentive aux troubles de l’audition. Ceux qui tentent de lire sur nos lèvres sont malentendants ou sourds, peut-être même que certains ignorent eux-même leur handicap. Soit par déni, manque d’information ou parce que personne n’a encore mis de mots sur leurs maux. Entendre un brouhaha ou éprouver de la difficulté à comprendre les interactions dans un groupe sont des signes à ne pas négliger. Quel que soit l’âge, on peut consulter pour un audiogramme. 

Le film est aussi dédié aux personnes sourdes et malentendantes qui vivent très mal ce handicap. Quand on perd l’audition, on perd peu à peu toute vie sociale. Dans un dîner, le devenu-sourd demande une fois, mais rarement plus, que chacun s’exprime l’un après l’autre. Mais la spontanéité du moment reprend le dessus, et le concerné part dans sa bulle... et peut finir par s’y enfermer. Cela peut conduire à la dépression et dans les cas les plus graves, jusqu’au suicide. Toutes les personnes suivies dans le film ont à un moment fait une belle rencontre -médicale, associatives- déterminante sans laquelle ils seraient isolés. Le diagnostic ou le suivi d’appareillage ne doivent pas être la seule prise en charge. Je le montre avec l’accompagnement proposé par l’hôpital Rothschild, où on propose une nouvelle manière de comprendre ce handicap. Les choses commencent à changer… 

Justement, cet isolement est très bien montré dans les choix de réalisation… 

Je crois qu’on fait ce métier parce qu’on est empathique. À chaque thématique abordée, je ressens à 100% le sujet que je suis en train de traiter. Ces gens m’ont profondément touché, et c’est devenu comme une seconde nature, je n’ai eu de cesse de vouloir rentrer dans leurs oreilles. On s’est tous déjà sentis différents ou isolés. J’ai par exemple aussi repensé à ces moments à l’étranger où on rit à une blague parce que tout le monde rit. On ne maîtrise pas la langue et ses subtilités, mais ce n’est pas bien grave, ni comparable parce qu’on a toujours sa langue maternelle, dans laquelle on pourra faire des blagues. Les devenus sourds n’ont pas de monde de repli. Ils n’ont pas de monde dans lequel plusieurs personnes se comprennent (comme les sourds de naissance qui se signent).

C’est cet isolement qui est impressionnant. J’ai dû enlever une séquence importante où Samuel, le compagnon de Solène, propose une mission d’adaptation de poste pour un travailleur malentendant. On le suit, il fait écouter des sons aux entendants et explique : c’est ce que votre collègue perçoit. Sur l’instant, tout le monde prend conscience du handicap. Mais quand Samuel, plusieurs mois après, retrouve la personne et lui demande : est-ce que ses collègues jouent le jeu ? On réalise que personne en réunion ne parle dans le micro qui permet à l’appareillé d’entendre distinctement. Je ne leur jette pas la pierre, c’est comme un réflexe, la spontanéité revient au galop. Il suffit de penser à un ami étranger pour lequel on fait l’effort de parler anglais dans un groupe de personnes parlant français. Très vite, le groupe reprend son habitude de langue et de fait, exclu sans même le vouloir.

Il y a tout un travail lié au son, comment penser le son pour un film sur les sourds ? 

Au-delà de la volonté de rendre compte de leur monde, de retranscrire, je voulais aussi proposer une ode au son. Avec ce film, j’ai réalisé la chance qu’on a d’entendre la diversité des sons, les chants des oiseaux, les bruits de la nature. Cette beauté des sons est à destination des entendants. Je voulais aussi mettre le doigt sur notre capacité à faire plusieurs choses à la fois, sans s’en rendre compte -suivre des conversations qui se chevauchent, parler, entendre de la musique- quand les devenus sourds n’ont, eux, que du bruit. L’idée était donc de montrer leur monde par le son. J’ai ainsi fait une expérience, qui n’est pas stricto sensu scientifique, mais qui s’approche de leur réalité. Au début, je demandais à tout le monde : “tu entends quoi ?” Et tous me répondaient : “je ne peux pas te dire ce que j’entends puisque je suis dans l’adaptation permanente.” Pour expliquer : appareils éteints, un sourd entend quelques brouhahas et des sons lourds ; appareils allumés, ils lisent sur les lèvres et alors c’est de l’interprétation. Solène, qui travaille avec Samuel à l’accessibilité, m’envoyait des liens de sites canadiens qui permettent d’entendre comment on entend quand tu es appareillé, si t’es dans un resto, si un train passe… On réalise ainsi que tout est mangé. Chaque audition est différente. Cela dépend de l’implant ou de l’appareil auditif, du diagnostic qui peut être tardif. Cela change aussi selon le contexte : certaines consonnes s’entendent moins et disparaissent, mais quand il y a moins de bruits autour, on peut les entendre. En réalité, personne n’entend comme l’autre. Alors comment montrer cette diversité ? En développant le film pendant des mois, j’ai commencé à percevoir de quelle manière ils entendaient. Mais même moi, je ne saurais pas expliquer exactement comment j’entends. Alors grâce à Solène, j’ai compris comment mettre en son leur compréhension sonore. Je devais me bander la bouche et parler dans une langue qui n’existe pas pour qu’il n’y ait pas d’effort d’interprétation. Dans une séquence, j’applique cette technique en choisissant une phrase de Sénèque qui résume magnifiquement qui ils sont : “Nul ne se connaît sans s’éprouver” (c’est-à-dire sans éprouver et accepter la surdité, ils ne pourront avancer). Il s’agit d’une phrase percutante, musicale. Je la dis en latin mais je la présente comme étant du charabia. Chacun doit répéter ce qu’il entend après moi. On a tourné en une seule prise, sans répétition, le regard concentré sur la caméra, ma bouche cachée. Ainsi, on comprend la diversité de leur écoute.

Il y a de beaux moments de mise en scène, tous étaient d’accord pour jouer le jeu ?

Ils m’ont fait un cadeau. J’ai passé plusieurs mois en repérages et la confiance s’est installée dès le début. Il y a une mise en scène que j’aime bien avec un ralenti qui raconte le moment où ils se sont tous dit : mais qu’est-ce qu’il se passe ? Pour chacun, il s’agissait de trouver un lieu emblématique qui le représente. Pour Solène, quand tout s’emballe et que le cauchemar commence, c’est à la fac. Pour Gérald, son isolement est à trouver dans le monde des affaires avec ses salles de réunion. Après avoir fait Columbia, il découvre à 34 ans qu’il est sourd… depuis l’âge de 6 ans ; il compensait d’une manière dingue, il est devenu bilingue en français alors qu’il est sourd ! L’aéroport symbolise cela, c’est un lieu bruyant et froid, un espace où on est entre deux pays, où se croisent des mondes. Pour Jérôme, devenu audioprothésiste, son histoire avec la surdité commence à 11 ans ; il se réveille à l’hôpital, voit sa maman mais n’entend plus le son. Nous sommes allés tourner à la Salpêtrière. Pour Gwennola, il s’agit de la mer. En jouant petite, elle est plongée sous l’eau par un cousin. Elle ressort sourde. C’est l’origine du traumatisme. D’autant qu’à ce moment là, sa mère est dans le déni. C’était une évidence de la filmer en flottement dans l’eau. 

As-tu eu beaucoup de liberté pour le tourner ?

J’ai écrit avec mes tripes. Rarement la rédaction d’un dossier de film a été aussi limpide. C’était évident à imaginer. Par chance, la production et la chaîne ont adhéré et m’ont fait confiance. Mais pendant le tournage, j’avais peur d’être trop journalistique et en même temps pas assez. Je voulais apporter des détails liés aux appareils auditifs ou à l’implant sans tomber dans le reportage et en même temps faire un film d’auteur. J’ai dû sans cesse me faire confiance sur mon idée de mise en scène du départ. J’avais aussi le souci d’être juste par rapport au son. J’ai travaillé avec un designer sonore. 

Quels ont été les retours de tes personnages ?  

Pour le moment, ceux qui ont vu le film lors de l’avant-première ont aimé. Pendant la préparation et le tournage, je posais beaucoup de questions, je les travaillais au corps. J’avais donc prévenu, le film ne serait que la pointe de l’iceberg. Mais pour que cette pointe soit parfaite, on doit passer du temps à étudier ce qu’il y a en dessous. Ce dessous, je le symbolise plus par les racines d’un arbre. Résultat, j’avais peur qu’ils soient déçus, car les thématiques abordées ensemble ne sont pas toutes dans le film. Il y a aussi de très belles phrases coupées au montage. Et j’ai dû faire des choix de narration, car je devais privilégier à la fois un rythme et une lenteur, pour qu’on ait le temps d'être dans l'empathie avec les personnages. Nous n’avons que 10 minutes par personne pour entrer en eux. Ils racontent non seulement leur vécu, mais aussi leur analyse sur leur vie. Il a fallu aussi retirer au montage certains personnages secondaires qui étaient pourtant géniaux. Alors oui, c’est terrible les deuils que l’on doit faire pour construire un film en 52 minutes. 

POUR VOIR LE FILM 

Diffusion: le jeudi 7 avril à 23h sur France 3 Bretagne
En REPLAY sur France TV jusqu'au 8 mai en cliquant ici 

Remerciements à Guillaume Lefrais pour sa relecture. 

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