Lettre au maire FN d'Hayange

La décision Fabien Engelmann, maire FN d'Hayange, d'expulser le comité local du Secours populaire français des locaux qu'il occupait, ne peut laisser sans réaction. Outre les nombreux messages de soutien adressés au SPF, beaucoup ont choisi d'écrire à cet élu qui en agissant de la sorte, rappelle le véritable visage du FN. Voici ma lettre.

Monsieur,

« Tout ce qui est humain est nôtre » telle est la devise du Secours populaire français, reconnu d’utilité publique et déclarée Grande cause nationale, qu'il met en œuvre depuis sa création.

Parce que précisément « tout ce qui est humain » n'est lié ni à une nationalité, ni une religion, ni une tendance politique, le Secours populaire français rassemble des personnes de toutes opinions, conditions et origines qui agissent en totale cohérence avec cette devise, pour que vive la solidarité partout et pour tous.

Aussi, rien ne saurait justifier votre décision inique d'expulser le Secours populaire français des locaux qu'il occupe à Hayange, et certainement pas les prétextes fallacieux que vous avancez dans votre communiqué du 29 septembre.

Vous prétendez y rétablir la vérité, vous ne faites qu'accumuler des contre-vérités ; liste d'affirmations infondées qui ne reflètent en rien la réalité ; sauf celle que vous voulez imposer, faite de confusion, de sélection, d'exclusion et de racisme dont on connaît les conséquences.

Vous vous posez comme le chantre de l'exemplarité en dénonçant à plusieurs reprises un soi-disant « manque total de gestion sérieuse » de cette antenne. Il y aurait presque de quoi sourire si vous ne m’écœuriez pas tant, venant de la part d'un élu dont les comptes de campagnes ont été rejetés et qui a même réussi à se faire évincer du bureau politique de son propre parti !

Alors, les seules « élucubrations entendues ici et là » sont les vôtres. Toutes les réactions qui font suite à votre décision, auxquels s'ajoute la mienne, sont unanimes d'où qu 'elles viennent.
Il s'agit bien, ne vous en déplaise, d' « 
une mesure scélérate », « une initiative à caractère fasciste » pour reprendre les termes de M. Julien Lauprêtre, d'une décision partisane et inacceptable qui risque de priver près de 800 personnes d'une aide vitale.

Votre fond de commerce est la haine et la xénophobie, quand le Secours populaire français lui, œuvre pour la solidarité et le respect de la personne, en tout lieu, en toute circonstance.

Puisque vous êtes le 1er magistrat de votre ville, prenez le temps de lever les yeux sur le fronton de votre mairie, lisez les 3 mots qui y sont inscrits ; cherchez leur définition, leur histoire, leur valeur. Vous comprendrez peut-être alors qu'il vous faut agir différemment !

« La solidarité ce ne sont pas des mots mais des actes » Henri Barbusse

Laurence Karsznia
Déclaration de Julien Lauprêtre

 

 

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