Le droit international cède désormais la place à la loi de la jungle, où les pays les plus puissants se taillent les plus belles parts du gâteau géopolitique planétaire.
De la même façon, les instances internationales, autrefois influentes, en sont réduites à rappeler à l'ordre les nations déviantes, qui s'empressent de les railler, voire de les ridiculiser.
L'ONU et d'autres, bien sûr, mais plus symboliquement la Cour Pénale Internationale dont les décisions sont royalement ignorées par les pays qui ont pourtant autrefois présidé à sa création.
Même l'OMC, temple d'un néolibéralisme débridée, compatible à ce titre avec les échanges commerciaux au service des nations les plus puissantes, voient ses règles du jeu balayées.
C'est donc l'équilibre fragile d'une cohabitation planétaire, laborieusement encadrée au fil des décennies, qui est en train de vaciller, tendant à réhabiliter les égoïsmes nationaux, au détriment d'une vision constructive concertée, indispensable à l'élaboration de stratégies gagnantes pour la planète et tous ses occupants.