Comment le premier personnage de l'État, réputé avisé et habilement conseillé, peut-il se ridiculiser ainsi, se retrouvant pris au piège qu'il s'est lui-même tendu, en se fixant des règles d'élégililité d'un Premier ministre antinomiques avec l'instabilité politique de l'hémicycle issue des urnes, il y a moins de deux mois ?
Quelle image Macron, si soucieux de séduire et d'être aimé, notamment auprès de ses homologues internationaux, est-il en train de renvoyer de notre démocratie pourtant solidement éprouvée ?
Sa stature d'homme d'État, qui s'est érodée à la mesure de ses errements politiques, est aujourd'hui définitivement discréditée.
Ne subsiste de celui qui se pensait puissant et invincible qu'un être fragile et isolé, incapable d'assumer les décisions et les risques inhérents à sa prestigieuse fonction.