Il a été long et difficile de construire, crédibiliser et pérenniser une organisation sociale de l'ampleur de celle de la Fondation Abbé Pierre. Un chemin semé d'obstacles, tant l'empathie envers les plus démunis rebute les gens de pouvoir, peut-être par peur.
Beaucoup plus rapide en revanche de saper une réputation, parfois sur de simples affabulations.
Ici, ce n'est pas le cas, tant les informations qui nous parviennent de l'intérieur même de l'organisation, semblent irréfutables.
Ainsi, cet homme, connu et respecté, était capable de faire à la fois le bien et le mal.
Sortir la tête de l'eau du plus grand nombre, et la maintenir immergée pour d'autres.
Traumatiser, sans doute à vie, des êtres déjà fragilisés, anéantissant la confiance naissante que des mains tendues avaient parfois réussi à faire émerger.
Une dualité humaine absurde, qui défie l'entendement.
D'une tristesse absolue.