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Billet de blog 8 septembre 2024

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Les victoires à géométrie variable

Les JO de Paris ont été un moment plébiscité par le public en général, et par les inconditionnels de la performance en particulier, qui y ont survalorisé le travail et le mérite, valeurs phares de leur logiciel économico-social.

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C'est pour conforter cette vision idyllique et rassurante que Macron a fait de ces jeux un emblème, voire le point d'orgue, de ses années au pouvoir.

Entérinant implicitement le fait que, si trois compétiteurs accèdent au podium, c'est seulement le vainqueur qui récolte les lauriers et l'admiration inconditionnelle de tous.

Ainsi, il ne viendrait à l'idée de personne de décréter que le nageur Léon Marchand, multi-médaillé d'or, terminant certaines finales avec quelques petits centièmes de seconde d'avance, ne les auraient en réalité pas vraiment remportées, le second, voire le troisième, étant à postériori considérés comme ayant fait jeu égal.

Pour les tenants, comme Macron, d'une vision élitiste de toutes les dimensions de la vie en société, ce serait absurde, car, pour eux, il existe toujours un vainqueur qui leur ressemble, excepté lorsque la stricte égalité de la performance génère des ex aequo.

Mais alors, pourquoi le NFP, arrivé en tête des élections législatives 2024 d'une vingtaine de sièges, ne peut-il pas être décrété vainqueur par Macron et sa suite, avec les conséquences démocratiques que cela emporte ?

A un tel degré de mauvaise foi, et puisque l'humain ne peut se satisfaire de rester dans l'expectative, avançons l'hypothèse selon laquelle, pour Macron, il y aurait les gagnants désirables...et les autres.

Si le récent verdict des urnes est sans ambiguité quant à la reconnaissance de sa désirabilité, les milieux patronaux qui l'ont fait roi, et à qui il a dédié les réformes de ses mandats et les flots d'argent public, continuent eux de le porter aux nues.

C'est sans doute en leur nom qu'il a trouvé plus opportun de ne conclure à aucun véritable gagnant des dernières législatives.

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