Lorsque Macron disposait, en 2017, de 308 députés, les doigts sur la couture à l'Assemblée Nationale, il se foutait comme de sa première chemise de travailler avec les partis politiques qu'il venait consciencieusement de dynamiter.
En 2022, ne disposant plus que d'une minorité parlementaire, ce n'était déjà plus la même chanson. Il ne proposait pas encore de travailler avec d'autres forces politiques de droite. Il se contentait de leur tordre le bras pour les amener à voter ses textes.
En 2024, c'est la bérézina macroniste aux législatives. Plus aucune chance de passer le moindre texte sans les voix de la droite et du centre gauche. Macron n'a alors d'autre choix que de draguer outrageusement et tous azimuts, à condition toutefois qu'il ne vienne pas à l'idée de ceux qui lui saisiront la main de remettre en cause son bilan, qu'il persiste à qualifier d'avancées sociétales.
En somme, des "objectifs communs" les plus proches possibles de ses objectifs personnels et les plus éloignés d'une trajectoire politique commune, incluant un minimum de parité.