A croire que nous sommes une fois de plus dans de la pure communication.
Car quand-même, on ne peut pas dire que l'Ukraine soit actuellement en position de négocier avec la Russie un "plan de victoire" dont elle ne sortirait pas exangue.
Les perspectives de nouvelles aides massives en armement, dans le contexte incertain d'élections américaines et d'une Europe sans défense commune, limitée par construction, sont devenues plus qu'incertaines.
Du côté russe, que la guerre a aussi beaucoup affaiblie, l'aide de la Chine, de l'Iran et la Corée du Nord lui confère un avantage certain.
Dans ce contexte, un "plan de victoire" ne peut s'entendre, pour l'Ukraine, que comme un accord ayant vocation à mettre un terme à la guerre, en concédant aux russes une partie des territoires qu'ils occupent.
Ce n'est pas ce que l'on peut désigner comme une victoire.