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Billet de blog 21 août 2024

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PS : de la fracture à la rupture salvatrice

Les frondeurs socialistes de 2017, à la suite du mandat désastreux de Hollande, avaient acté l'incompatibilité de faire émerger une réelle sociale démocratie au sein de l'appareil socialiste.

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Pourtant, son porte-drapeau d'alors, Manuel Valls, avait du s'incliner dans la primaire socialiste, au profit du frondeur Benoît Hamon.

Cela semblait alors mal parti pour les sociaux libéraux de l'aile droite du parti à la rose.

D'autant que, quelques années plus tard, Olivier Faure et ses fidèles ont à leur tour enfoncé le coin, opérant une sission d'inspiration sociale démocrate, qu'ils ont entérinée en intégrant la NUPES, pour les élections législatives de 2022.

Ils ont réitéré deux ans plus tard, avec le NFP cette fois, toujours sous l'étiquette socialiste, embarquant cette fois, et contre toute attente,  son aile droite, emmenée par Glucksmann.

En réalité, personne n'y comprend plus rien.

Car les sociaux libéraux d'obédience socialiste, qui pactisent avec le diable progressiste, mâtiné d'un François Hollande qui fait son coming back sous la bannière NFP, ont de quoi déboussoler les soutiens d'une alternative politique réellement à gauche.

Car les deux idéologies qui co-existent encore au sein du Parti Socialiste ne peuvent en aucun cas être assimimées à des courants, tellement leurs visions respectives de la société, et de la façon de panser ses plaies, sont antagonistes et irréconciliables.

Alors que son versant progressiste a sérieusement entamé la nécessaire conscientisation climatique et sociétale, l'autre est toujours scotché dans son couloir idéologique, convaincu des bienfaits de la chimèrique concurrence libre et non faussée et de l'avènement d'un techno-solutionnisme qui permettra de contrebalancer les effets dévastateurs du bouleversement climatique.

Les deux chapelles se réclament d'un parti de gouvernement, ce qui explique sans doute en grande partie la longévité de leur cohabitation, un peu à l'image d'un vieux couple qui reste ensemble pour les enfants.

Pourtant, un divorce politique permettrait de clarifier la situation en interne, mais aussi aux yeux des électeurs qui y perdent le peu de latin qu'il leur reste.

Son aile droite pourrait ainsi se fédérer aux forces centristes, rejointes par les déçus du macronisme, tandis que son aile gauche ne déparerait pas aux côtés des écologistes, refondés ensemble au sein d'un nouveau parti d'inspiration sociale-environnementale.

Les progressistes du Parti Socialiste ont fait le plus difficile, depuis le fiasco Hollande, en s'affranchissant de son idéologie dominante, il leur reste maintenant à transformer l'essai.

Cette recomposition est sans doute une condition nécessaire à l'émergence d'une alternative politique durable à gauche.

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