Ces critiques sont dénuées de sens pour au moins deux raisons :
La principale est que, la motivation de Macron pour dissoudre l'Assemblée Nationale étant d'atomiser définitivement la gauche, ce n'aurait pas été pour lui remettre ensuite les clés de Matignon.
La seconde est plus idéologique.
Pour créer du consensus parlementaire, encore faut-il que les forces en présence partagent un minimum de projet de société.
Or, l'aile dite de gauche du macronisme partage évidemment les valeurs néolibérales de son parti de rattachement, même si elle revendique un minimum de sensibilité sociale, laquelle ne constitue pas pour autant une base consensielle crédible.
Pour le dire autrement, deux visions sociétales opposées rendent d'emblée caduque toute solution de compromis parlementaire durable.
De ce point de vue, la vision de Lucie Castet paraissait étrangement teintée de naïveté.
Les détracteurs de la gauche ont beau jeu de reporter sur elle une parti de la responsabilité de la continuité politique à laquelle nous assistons, impuissants, depuis le sept juillet.
La gauche ne demandait qu'une seule chose, gouverner.
Le reste n'est que pure conjecture.