Mais de quoi parle-t-on au juste ?
Car son audience politique déborde à peine du périmètre de LFI, parti dont il est le fondateur.
Ses prises de position radicales, parfois entâchées d'ambiguïté et/ou de mauvaise foi,
le discréditent à chacune de ses sorties auprès de celles et ceux qui souscrivent au corpus idéologique de son parti, mais qui sont stoppés dans leur élan face à tant d'égocentrisme et de propos contreproductifs.
Il est clair que la gauche radicale, dans le contexte politique désorientant actuel, porte une réelle ambition sociétale, susceptible de contrecarrer la folle fuite en avant des tenants d'un libéralisme débridé, qui risque de nous mener droit dans le mur.
LFI, oui, mais pas tant que Mélenchon sera de sa partie.
En outre, on assiste aujourd'hui à un numéro Mélenchoniste dont les conséquences, plutôt que consolider l'alliance de gauche, condition sine qua non pour qu'advienne un changement sociétal, contribuent à la fragiliser toujours davantage.
Il est maintenant urgent que Mélenchon cesse définitivement de se projeter dans le scénario ubuesque d'une victoire à la Présidentielle de 2027, à laquelle il reste l'un des rares à croire.
Et ce faisant, qu'il organise enfin son héritage politique.