Le retour de Trump fait exploser en vol, les uns après les autres, les gardes-fou patiemment érigés au fil des décennies, tout en dynamitant les pratiques régulatrices des échanges économiques.
En parallèle de ce changement radical de paradigme, les visions politiques les plus rétrogrades, exacerbées par une administration américaine rapidement devenue experte en la matière, s'étendent progressivement à la planète, à l'instar de cellules cancéreuses envahissant inexorablement les tissus sains voisins.
Les uns après les autres, les ultra-conservateurs au pouvoir, ou en passe de le détenir, se mettent au diapason politique et idéologique de ce monde à rebours, reléguant aux oubliettes les valeurs humanistes, de solidarité et de respect, ainsi que la connaissance encyclopédique patiemment engrangée par les générations successives qui les ont précédés.
Ainsi, après avoir longtemps parlé un même langage économique, politiquement structurant mais devenu partiellement inopérant, la colonne vertébrale idéologique des dirigeants étatiques de pays de plus en plus nombreux semble se disloquer, faisant place a un magma informe de filaments d'idées reçues entremêlés, toutes plus régressives les unes que les autres.
La généralisation des échanges économiques nous a, parait-il, préservés des conflits pendant des décennies.
La politique mondialisée du vide pourrait bien changer la donne...