Cette fois, ce sont des composants militaires exportées par des entreprises israëliennes en Espagne, pour le compte du géant aéronautique européen Airbus qui les utilisent sur ses chaines de production implantées dans la péninsule ibérique, qui sont concernés.
Décidée au mois de mai, l'interdiction politique espagnole d'échanges commerciaux militaires avec Israël, au nom du soutien à la cause palestinienne à Gaza, vient de voler en éclats.
Airbus menacant de délocaliser ses lignes d'assemblage si l'Espagne avait persisté dans sa posture idéologique.
Ainsi, tout comme la lutte climatique reste inféodée aux diktats du marché, celle pour la sauvegarde de la précieuse vie humaine est bien vite reléguée face aux injonctions économico-politiques.
Posant inévitablement la question de savoir à combien de vies humaines, aux yeux des États, est estimée le maintien d'un emploi ?
Le reste, en particulier les postures politiques, n'est que vaines gesticulations...