Le temps des créateurs

Voici la conférence gesticulée de Franck Lepage donnée le 16 mars 2011 au théâtre Le Grand Parquet de Paris et intitulée : L'éducation populaire, monsieur, ils n'en ont pas voulu. C'est long - près de trois heures et demie - et indispensable. Il faut dire que l'homme sait de quoi il parle quand il traite des questions culturelles en France puisqu'il a travaillé au sein des institutions du même nom pendant des années.

Il évoque entre autre la mémoire de Christiane Faure qui après la guerre a tenté de mettre en place en Algérie une "éducation populaire" et qui a vite déchanté. Il dézingue la sacrosainte figure du créateur apparue sous Jack Lang et qu'il compare si justement à celle du patron. Il dit de l'Art Contemporain qu'il a dorénavant cette vertu de convainvre les classes moyennes de faire alliance avec la classe dominante plutôt qu'avec les classes populaires. Il dit des choses aussi simples que l'art contemporain n'est pas l'art d'aujourd'hui. Il évoque le rapport étroit qui le lie aux trois M, marché, médias, ministère, et le diktat de la nouveauté pour l'obtention de subventions auprès des institutions qui vont jusqu'à aider des pratiques encore en devenir (les pratiques émergentes). Ça vous rappelle quelque chose ?

Du coup, je ne peux pas ne pas poster un teaser du spectacle de la comédienne Rafaele Arditti intitulé Madame Laculture, où là encore, tous ces discours lénifiants volent en éclat sous l'effet décapant du burlesque. Elle le joue actuellement à Paris au théâtre de poche, 26 rue Jean Moinon dans le Xème arrondissement, les samedis 1er, 8 et 15 mars prochain.

SALUTAIRE.

 

 

 

 

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